Le premier Forum RPG basé sur la légende urbaine du Slenderman.
 
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 Inspection (Pv Ridley)

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MessageSujet: Inspection (Pv Ridley)   Mar 2 Sep - 19:52

Miranda détestait attacher ses patients. Elle haïssait vraiment cela. Souvent pourtant, elle s’apercevait que c’était nécessaire. A ce moment précis en revanche, elle commençait à en douter.

⎯ Je veux plus faire ça… je veux plus je sais plus je….commença la jeune fille d’une petite voix.

⎯ Vous vous sentez perdue… commenta-t-elle avec le sentiment profond qu’elle était parfaitement inutile.

Elle le chassa du mieux possible pourtant. C’était ce qui l’handicapait le plus dans son travail, cette sensation constante et cuisante qu’elle ne pouvait de toute façon rien faire pour ces gens, qu’elle était une hypocrite. Les résultats ne l’avaient pas démenti pour l’instant, ou si peu, mais il fallait tenir bon, y croire. C’était ça au fond qui aidait les patients.
Y croire... ça n’était pas chose facile pendant que de l’autre côté… le SCP, ce laboratoire dont soi dit en passant elle ne trouvait trace nulle part, l’accusait de lui cacher des choses, ou d’être incompétente selon les jours.

⎯ Voilà je me sens perdue… je sais qu’il va… je sais que ça va… Je suis pas… je veux pas…

⎯ Doucement, prenez votre temps… essaya Miranda.

Elle aurait voulu pouvoir lui faire un sourire rassurant.  Cela était impossible car elle se trouvait dans le dos de sa patiente là où elle ne pouvait pas la voir. Le laboratoire avait précisé dans les instructions de départ qu’il valait mieux que cette partie de la personnalité des patients ne voit pas son visage. Elle n’avait jamais vraiment compris pourquoi, mais cela la rassurait étrangement. Aujourd’hui pourtant, elle avait envie de se montrer.
La patiente dégluti péniblement alors que ses cheveux blonds lui collaient au visage, à cause de la sueur. Il fallait dire qu’elle sortait d’un moment de grande agitation. Maintenant ses yeux bleus se remplissaient inlassablement de larmes.

⎯ J’ai... j’ai l’impression que je suis serrée dans un étau, comme si quelqu’un tenait mon cœur dans ses mains…

⎯ C’est… lui ? demanda Miranda pas très sûre d’elle.

Elle regretta puisque cette question déclencha une sorte de hurlement de douleur, profond et sauvage. Elle recula sur sa chaise, surprise.

⎯ Qu’est ce qui vous arrive ? bredouilla-t-elle.

Elle sentait que son sang froid s’en allait. C’était toujours un peu pareil. Au début les secondes personnalités de ces patients de folie régionale ne suscitaient souvent que haine et dégoût malgré tous ses efforts. Ensuite, l’empathie était si forte qu’elle balayait tout sur son passage. Alors elle désespérait de voir sa patiente qui se débattait avec toutes ses forces sous les attaches.

⎯ Vous allez me DETACHER MAINTENANT ! Sinon je vais VOUS BOUFFER ! VOUS BOUFFER ENTIERE AVEC LES OS !

⎯ Pourquoi vous voudriez me manger ? demanda Miranda en essayant de ne pas se départir de son calme, même si la peur transpirait dans sa voix.

⎯ Parce que vous êtes MAUVAISE, vous m’avez attachée ! Vous êtes un parasite !!

⎯ Un parasite ? demanda-t-elle encore.

⎯ Oui vous mangez dans ma tête ! Vous allez mangez ma tête… aaaaaaahhh

Il y eut un autre cri de douleur qui cette fois ne s’interrompait pas alors Miranda commença à balancer devant les yeux de la jeune fille ce petit pendule. Elle avait bien conscience de passer pour une apprentie sorcière avec ce genre de méthodes, mais ce procédé était la seule chose qui semblait fonctionner avec ces patients si particuliers.

⎯ Suivez des yeux… bien… bien… ça va vous soulager d’ailleurs vous vous sentez déjà mieux….

La patiente eut une sorte de gémissement avant que ses yeux ne commencent à suivre le pendule qui s’agitait devant elle.

⎯ Vous allez céder votre place doucement…

⎯ Mais… souffla la patiente qui eut une sorte de dernier spasme.

⎯ Nous nous reverrons bientôt, mais j’ai peur que tout ceci ne soit devenu trop douloureux pour aujourd’hui…Là ou vous allez vous n’aurez pas mal.

⎯ D’accord…

⎯ Alors vous perdez lentement connaissance. C'est doux et agréable....


⎯ Il… va… venir me chercher ?

Ce fut sa dernière phrase et Miranda n’eut pas le temps de répondre. Elle devait bien admettre que cela l’arrangeait. Elle n’aurait pas su quoi répondre à cette question sinon un mensonge rassurant et sans valeur. Elle avait la sensation qu’il revenait toujours les chercher. La psychologue détacha sa patiente pendant qu’elle battait des paupières. Elle se redressa avec un sourire timide.

⎯ J’ai mal aux bras… commença-t-elle.

Miranda l’aida à se relever et à s’asseoir sur le canapé avec l’avoir replié pour cacher les attaches. Elle semblait faible alors elle alla attraper dans l’armoire un des nombreux paquets de gâteau de toutes sortes qui constituaient son stock.

⎯ Je me sens faible… poursuivit-elle.

⎯ Oui…je m’en doute… répondit Miranda un peu comme une excuse en lui tendant la boite qu’elle venait d’ouvrir nerveusement.

La patiente en attrapa un timidement et la psychologue finit par s’asseoir dans sa chauffeuse.

⎯ C’est difficile pour vous non ? demanda encore la patiente.

⎯ Sans doute pas autant que vous pour vous… répondit-elle avec un pâle sourire.

La patiente ne trouva rien à répondre à cela et elle eut l’impression d’avoir fait une erreur encore une fois. Elle baissa les yeux alors que les larmes se mirent à couler sur ses joues blanches.

⎯ J’en ai marre, articula-t-elle, je suis fatiguée… j’ai mal partout… demain je dois aller travailler mais je sais... je sais pas où je vais me réveiller…

Miranda pris un instant pour la laisser pleurer un peu avant de dire.

⎯ Vous êtes découragée et c’est bien normal…

⎯ Vous… vous pensez qu’on devrait arrêter ?

Elle se redressa sur la chauffeuse pendant que la patiente s’effondrait de nouveau.

⎯ Non je ne pense pas. Mais je comprends que vous soyez épuisée et que tout ceci soit très pesant pour vous.

⎯ Oui…ça l’est… je me demande ce qu’elle vous dit… ce qu’elle vous fait subir…

⎯ Vous vous sentez un peu coupable ? demanda encore Miranda.

⎯ Oui… en fait... elle est horrible, c’est une mauvaise personne, je le sais…

Miranda essaya de sourire un peu mais sans grande conviction. Elle aussi se sentait vidée après tout, mais elle avait l’habitude.

⎯ Je dirais que les choses sont plus compliquées que cela… finit-elle par souffler.

⎯ Vous ne la détestez pas ? demanda encore sa patiente pour qui cette révélation semblait avoir fait l’effet d’une claque.

⎯ Non, répondit Miranda avec toute la douceur dont elle était capable, je ne la déteste pas… je ne la déteste plus…

Elle avait la sensation d’avoir fait un progrès énorme à cet instant précis, mais cela s’amenuiserait vite elle le savait. La patiente sanglota un peu et se resservit un gâteau sans rien ajouter et elle lui laissa le temps de la réflexion. Puis la jeune femme blonde et frêle leva les yeux vers elle, semblant reprendre courage tout à coup. Elle allait clairement dire quelque chose quand on frappa à la porte.
La patiente sursauta. Elle avait toujours été très craintive. Miranda se leva d’un bond. Tout le monde savait dans cet hôpital que lorsque la porte était fermée, c’était qu’elle était en entretien. Les patients avaient tous pour instruction d’attendre dans la salle prévue à cet effet. Mais l’espace d’un instant, les menaces de l’homme au téléphone lui revinrent à l’esprit. Si c’était cette fameuse inspection qui se présentait, elle allait les bouter hors de son bureau comme il se devait. Elle ne laisserait personne intruser l’espace de parole qu’elle offrait à ses patients.

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MessageSujet: Re: Inspection (Pv Ridley)   Lun 16 Nov - 15:35

[HRP : J'ose même pas demander pardon pour le retard tellement c'est impardonnable, surtout que la qualité le vaut certainement pas mais bon...]

« Tous les deuxième jeudi du mois sur rendez-vous et attestation médicale », telle était l’une des devises de la réunion des O5-Command. Mais contrairement au nom gardé en souvenir malgré les effectifs grandissants et les années, ils étaient à présent treize plutôt que cinq. Les quatre membres fondateurs du SCP, les six chercheurs en chef et les trois chefs de sécurité. Parmi d’autres devises dûment gagnées, on retrouve :

« Les mecs, avouez que franchement on est trop matures là. »
« Uniquement quand les filles ont des décolletés. »
« Alors, qu’allons nous faire faire au président en public ? »
« Allez fini. FINI. Plus jamais. Vous ruinez tout bande de bâtards. »
« Je pensais que c’était drôle… »
« Écoute Bright, ceci se présentait comme un moment appréciable où tout le monde devait se rassembler pour apporter des réponses. Mais ensuite tu as volé mes Churros pour les [DATA EXPUNGED]. »
« J’ai une facture pour Ridley ! »


Mis à part ça, tout le monde pouvait attester que ces réunions étaient tout ce qu’il y a de plus professionnelles même sans tout connaître des sujets évoqués, même si elles duraient le plus souvent toute la journée et qu’au bout de quelques heures, les premiers esprits commençaient à s’émousser.

Celle d’aujourd’hui traitait d’un sujet évoqué déjà deux fois, ce qui, en soit, constituait un record ; souvent on entrait avec des problèmes et ils étaient réglés en sortant car sinon il fallait attendre le mois prochain. Lane. Cette fameuse ville du nord-ouest des États-Unis, nichée entre la montagne et la mer commençait à faire parler d’elle et rayonnait nationalement voire mondialement de façon trop importante pour que la Fondation ferme les yeux. Les légendes qui planaient au dessus de cet endroit attiraient la curiosité exercée et habituée au surnaturel des chercheurs. Le problème étant que les réponses ne suivaient pas. Et lorsque, comme dans cette immense entreprise, tout le monde était impatient de connaître la cause de cette renommée grandissante, un certain agacement s’ensuivait.

Oui, Ridley était agacé de devoir remettre ce sujet sur le tapis alors, qu’au fond, apporter des réponses ne devait pas être si compliqué. Sauf si bien évidemment, personne ne faisait d’efforts, or ce n’était pas le cas, du moins de ce qu’il en savait, alors quoi ? Comme tous les jours il s’était levé de bonne heure et avait traversé les couloirs du SCP. Il neigeait énormément ce jour là et tout semblait plus terne et gris, prévoyant qu’on serait fatigué avant même la fin de la journée. Avec son ordinateur et ses notes sous le bras il était allé s’installer dans leur immense salle de réunion. On y retrouvait d’énormes tableaux blancs pour y noter des faits important où schématiser des explications compliquées, des vidéos projecteurs, une pelletée de prises de courant pour tous les ordinateurs et surtout, des placards avec de la bouffe. Plein. Des trucs à grignoter, des bonbons, des biscuits, parce qu’à rester enfermés là dedans toute la journée à réfléchir, parfois se tirer les cheveux, s’énerver, se mettre des cartons sur la tête et se rouler sur le sol en hurlant à la mort, on finissait par avoir faim. Bright était déjà là les pieds sur la table à bailler, même pas coiffé, Clef à côté semblait s’énerver sur une partie de Angry Birds et Harp vérifiait qu’il ne manquerait rien à personne durant cette longue journée. Ridley salua tout ce beau monde et vint s’installer à côté d’eux, plus qu’à attendre les collègues à présent. Au fur et à mesure que les autres chercheurs arrivaient, l’ambiance se faisait déjà plus présente.

Entre les interpellations de Bright pour qu’Agatha Rights, la seule scientifique de leur groupe vienne s’assoir à côté de lui où mieux, vienne s’assoir sur ses genoux qu’elle continuait de refuser, l’arrivée timide d’Iceberg couvert d’une énorme veste et Kondraki juste derrière qui discutait avec Harp, Ridley n’avait pas vu passer l’heure qui avait suivi, trop occupé par ses propres affaires. Heureusement, tout le monde avait fini par débarquer et leur séance avait pu commencer. Clef ouvrait la réunion comme à son habitude, avec, d’après ses dires, un petit quelque chose qui plaisait forcément aux scientifiques et aux mathématiciens ; les statistiques.

— Bienvenue à tous à cette je-sais-plus-combientième réunion ! Cette fois tout est plutôt calme, on a eu que trois brèches de confinement dans le mois et rien ne s’agite depuis une semaine. La recrudescence de nouvelles expériences stagne, nos MTF n’ont trouvé que trois objets dans le monde mais je m’étendrais pas là-dessus.


Alors qu’il allait continuer, une sonnerie stridente qui résonna cinq fois fit se lever tout le monde. Une quatrième brèche de confinement aujourd’hui, à ce moment précis ? Ce ne fut que lorsque Bright explosa de rire que tous comprirent que cette alerte n’était qu’une blague avec un son enregistré sur son portable. Ce dernier fut confisqué après qu’une pluie de stylos et d’insultes ait déferlé sur lui. Les blagues de mauvais goût ils appréciaient peu.

— Bon, après cette blague à la con mais bien menée, reprenons… La mortalité est en baisse, ça aussi c’est cool ; cents morts de moins par rapport au mois dernier ce qui nous ramène à un total de deux cent quarante six pauvres âmes qui bouffent les pissenlits par la racine. A cause de ça ceux qui bossent aux ressources humaines vont pas tarder à faire des ulcères de stress vu tout le personnel à recruter et embaucher mais au moins on fait fleurir l’emploi en temps de crise et ça c’est nickel !


Les O5 avaient beau chercher la meilleure politique et conduite à tenir pour éviter que la mortalité ne hausse trop, ils ne pouvaient pas encore se vanter de préserver la vie de tout le monde à la Fondation. Il suffisait que le 682 s’évade ou d’autres tout aussi violents et dangereux pour que les cadavres s’entassent et ils n’y pouvaient rien, tout simplement parce que les mesures de confinement restaient efficaces dans des conditions bien précises, qu’il fallait faire durer dans le temps. Or, cela n’était pas encore possible. La plupart des problèmes à soulever concernaient justement des procédures de confinement à réévaluer où ce qu'on pouvait trouver de nouveau concernant la sécurité de diverses zones ou cellules. Parfois, les réponses étaient vite trouvées et parfois non.

— Maintenant, attaquons les sujets moins réjouissants ; les problèmes du jour ! Y'a pas grand chose je crois, le plus gros morceau c'est l'affaire de Lane. Faut sortir le champagne c'est la première fois qu'un sujet revient deux fois !


Au vu des exclamations à la fois réjouies et amusées, le champagne plaisait à tout le monde mais Ridley préférait ne pas le sabler tout de suite, c'était contre productif. On verrait cela quand il serait réglé. Un verre ne provoquerait pas de Harlem Shake général dans la salle mais ses camarades allaient se mettre à babiller un peu trop et sur des sujets qui ne touchaient pas forcément au boulot. Or, même si l'on pouvait souvent croire le contraire, oui oui, ils bossaient.

— Il y a du neuf Gears depuis le mois dernier ? Demanda-t-il donc en ressortant le dossier déjà relativement volumineux bien que très vide pour l'avoir sous les yeux.


— Rien, comme toujours, lâcha l'interrogé, que ce constat semblait agacer profondément. Sauf la psychologue sur place qui a décidé de m'appeler en plein boulot.


— Ouch la pauvre, t'as du la défoncer, ricana Kondraki qui, comme tout le monde ici, savait qu'on ne dérangeait pas Gears pour rien sans en subir les conséquences.


Après tout, il était réputé pour ne pas être tendre quand il s'agissait du travail. Les rumeurs courraient selon lesquelles il serait à moitié cyborg. Voire totalement. Il bossait avec deux fois plus d'expériences que tout le monde et restait calme en toutes circonstances. Comme lors de sa seconde brèche de confinement où, alors qu'il pissait littéralement le sang au point d'émettre l'hypothèse d'une artère sectionnée, il avait tenu à participer au reconfinement de l'expérience avant de se rendre à l'infirmerie calmement, à pieds et sans aide. Sans même tituber. Donc s'il était un cyborg, cela expliquerait bien des choses mais comme il s’agissait d'une rumeur colportée par Bright, elle était bien évidemment fausse. Ridley avait quand même du la démentir publiquement pour que tout le monde se calme.

— Et qu'est ce qu'elle voulait ? Demanda justement Ridley.


— Se plaindre parce que je ne fais que constater qu'elle ne fournit par les informations qu'on lui demande, à savoir d'émettre ne serait-ce qu'une hypothèse sur la pathologie qu'elle cherche à traiter depuis des mois. Ce dédoublement de personnalité n'est pas sorti de nulle part, c'est bien pour ça qu'elle est là pour gérer ce problème, comme ces incompétents de scientifiques tentent d'avancer eux aussi de leur côté. J'ai commencé à préparer une inspection pour les remettre sur les rails.


Au vu de ce que Gears disait, les scientifiques patinaient aussi. Depuis un bon moment. Or, ce qu'attendait la Fondation pour agir, c'était bien évidemment une réponse. Ne serait-ce même que quelques preuves amenant à un peu plus qu'une superstition. Mener une opération impliquait une organisation et une administration fastidieuses tant il y avait de gens à prévenir, d'autorisations à se voir accorder. Si, au final, cette intervention était menée pour rien, tout le monde en ressortirait énervé. L'autre solution était donc une première inspection, pour se faire sa propre idée, comme Gears semblait avoir débuté à l'initier. Dans le pire des cas, cela ne ferait perdre le temps que d'une personne ou deux.

— Ouais mais tu peux pas partir Gears, on a besoin de toi ici, vu tous les SCP que t'as à charge, constata Clef.


Tout le monde semblait plutôt d'accord avec cette histoire d'inspection mais effectivement, Gears était mal choisi pour s'en occuper. Il allait faire pleurer tout le monde à Lane et leurs employés là bas finiraient en vague de suicide comme dans la branche des télécommunications. Sauf qu'ils avaient bien besoin d'un recadrement les scientifiques de là bas. Apparemment, ils n'avaient même pas eu le bon sens de faire passer des tests aux patients de cette psychologue. Ou du moins, s'ils avaient essayé, il n'y en avait pas trace dans le dossier. Ils se contentaient encore d'études environnementales et de recherches à propos de ces ondes radioactives étranges. Mais avec tant de personnes touchées par ce problème, la Fondation ne pouvait plus se permettre d'attendre que l'épidémie empire. En réalité, aucun d'entre eux ici ne pouvait décemment y aller. Tout le monde avait trop de travail. Mais tout cela ne pouvait plus continuer ainsi. Après un long moment de réflexion silencieuse de la part de chacun des membres des O5 quant à leurs disponibilités, leurs capacités, Ridley décida de se positionner par rapport à cette situation.

— Je vais y aller.


Comme il s'y attendait, tout le monde se mit à rire ; sans doute pensaient-ils qu'il s'agissait d'une bonne blague mais face à l'air absolument sérieux du chercheur, leurs éclats se calmèrent bien vite. Cela faisait bien longtemps que Ridley n'était pas sorti des murs de la Fondation autrement que pour des rendez vous et des rencontres politiques et stratégiques. Retourner sur le terrain lui manquait un peu, tout comme s'éloigner de son bureau dans lequel il se cloisonnait lui ferait du bien. Seulement voilà, s'il quittait le Groenland et les murs de cette immense base secrète, il serait plus vulnérable à toutes sortes d'attentats à sa personne. Il était peut être incognito pour le commun des mortels mais Chaos Insurgency et ce sale traître de Montgomery le connaissait. Les russes le connaissait. S'ils finissaient par savoir qu'il se trouvait à Lane, et ils finiraient par le savoir, il serait en grand danger. Partir était bénéfique certes car il pourrait enfin déléguer un peu de son travail de gestion, mais à quel prix ?

— Attends t'es sérieux en fait ? Demanda Gears qui ne s'attendait clairement pas à ce que ça soit Ridley qui se propose. Il avait en administration sans doute autant de boulot que lui avec ses expériences après tout.


— Très, la décision est prise.


Et quand Ridley prenait une décision, il s'y accrochait la plupart du temps, borné comme il était. Bon, cette affaire, il pourrait bien la léguer mais il en avait marre du temps que tout ça prenait. Les coups de pied aux fesses, il savait les donner. Et remettre tout le monde à sa place aussi. Il devrait sans doute s'expliquer avec cette psychologue pour éclaircir ce qui était arrivé par téléphone. Techniquement, elle n'avait pas à se prononcer sur la science derrière ces phénomènes, elle n'avait pas été formée pour ça. Mais il fallait bien quelqu'un pour rassembler toutes ces données et les interpréter, faire le lien.

— Nan mais attends, tu peux pas y aller comme ça, sur un coup de tête et sans protection, t'imagines il t'arrive un truc là bas ? Parait qu'il pleut à verse dans le coin, en plus... argua Harp qui s'imaginait sans doute déjà le pire et, d'un côté, il n'avait pas tout à fait tort.


— Je suis grand, Harp, je sais me défendre tout seul et je crois que je suis capable de manier un parapluie.


Il avait vraiment du mal à comprendre pourquoi tout le monde semblait si inquiet. Peut être était-ce la durée de ce séjour qui n'était pas connue ? D'habitude ils paniquaient moins quand il devait se rendre quelque part mais c'était peut être justement parce que ça ne durait pas longtemps. Ils n'étaient qu'à moitié inquiets en fait. Parce que d'un autre côté, si Ridley s'éloignait, Harp ferait en sorte de diminuer un peu la cadence de travail, que ça soit pour lui qui souhaiterait certainement tout gérer à distance et manquerait de temps avec sa nouvelle enquête à mener que pour eux, histoire de s'octroyer un peu de répit. Ridley avait déjà un peu râlé quand la question se posait de laisser le week-end de libre aux travailleurs du SCP. Cela voulait dire que lui ne bosserait pas non plus ces jours là, ce qui n'était à ce moment précis pas tolérable. Finalement, que le repos le week-end soit respecté ou pas, Ridley bossait quand même, il avait toujours trop de choses à faire donc il avait fini par accepter.

— Si t'y vas tu auras quand même droit à une bonne escorte Ridley, on sait jamais, commenta le chef de la sécurité extérieure qui, en réalité, devait déjà être en train de lui préparer un bataillon.


Le chercheur se contenta de soupirer et d'acquiescer. S'il devait avoir un groupe de personnes armées en garde rapprochée, il allait forcément attirer l'attention. Il voulait bien une protection parce qu'il avait raison dans ses propos, mais pas en garde rapprochée alors. Tout n'était qu'une  question de compromis à faire. Bright était déjà en train de parier le corps de Rights pour une nuit qu'il arriverait une merde au chercheur, ce qui ne plaisait pas à cette dernière et les esprits commençaient à s'échauffer.

— Si j'accepte une escorte, est ce que c'est d'accord où faudra-t-il qu'on procède à un vote pour que tu arrêtes tes paris idiots Bright ?


L'intéressé se contenta de ricaner et de marmonner que s'il n'avait pas Rights, il aurait au moins une augmentation s'il gagnait son pari. A condition d'être sous escorte, une bonne majorité était d'accord. Harp faisait partie des rares qui émettait des réserves, soucieux de ce qui pourrait arriver de pire. Même si Ridley savait se défendre, il n'était pas à l'abri des aléas, d'autant que les forces ennemies n'étaient pas forcément connues. Ce fut pour cette raison que toute la matinée et une bonne partie de l'après midi ne fut que purement organisationnelle. Avec des compromis, bien évidemment, plein de compromis. Ridley allait littéralement devoir louer plusieurs appartements d'un même bâtiment et les équiper en conséquence pour lui et ses gardes, histoire qu'il n'y ait pas n'importe qui qui puisse y entrer et que les portes fonctionnent via leurs cartes d'accès. Il avait presque l'impression qu'on lui mettait toutes ces contraintes pour qu'il reste à la Fondation et au Groenland, des fois. Après, cela ne changeait pas de ses visites extérieures, si ce n'est sur la durée. La sécurité restait la même. Mais s'il voulait se faire un resto', il n'avait pas forcément envie qu'une quinzaine de gardes armés viennent déjeuner avec lui.

Leur réunion se termina vers dix huit heures et après un repas bien mérité, chacun retourna vaquer à ses occupations. Ridley allait passer sa nuit à appeler et préparer les papiers donc. A Lane, l'après midi commençait tout juste alors qu'il devrait déjà dormir, mais ce n'était pas grave. Il s'était endormi dans la matinée une fois les coup de fil passés, avait préparé ses affaires vers midi et décollé avec son jet privé par la suite. En arrivant à Lane alors que la matinée avançait, il se doutait déjà que le décalage horaire allait l'embêter les premiers jours. Sans oublier les gouttes de pluie qui piquetaient les hublots alors que l'avion entamait sa descente dans une nappe de brume. Le chercheur soupira, se massa les tempes et se força à ne pas penser à ces horribles nuages gris, à toute cette eau qui allait se déverser lui. Rien que d'en imaginer le bruit ou la sensation, son corps se contractait douloureusement. Il savait ce qui l'attendait de toute façon, il s'y était préparé mais rien ne pouvait empêcher un air maussade de se peindre sur son visage, pas même la plus bornée des pensées positives. A peine sorti de l'avion, il avait envoyé un message à Harp pour lui dire qu'il était bien arrivé avec l'impression furtive d'avoir affaire à sa mère tant il s'inquiétait des fois. Il réceptionna ses bagages pendant que les gardes déjà sur place depuis quelques heures venaient à sa rencontre pour l'emmener jusqu'à la voiture garée dehors. Une fois sorti, l'humidité le prit à la gorge mais il serra les dents et fit comme si de rien n'était. Non, il n'avait pas oublié son parapluie, même si c'était les gardes qui le lui tenaient. Il aurait pu le faire tout seul et ça l'agaçait mais bon.

Le programme de la journée était on ne peut plus simple ; il passait à son nouveau chez lui au quelque dernier étage d'une série d'appartements pour y déposer ses affaires, il mangeait un bout s'il avait envie et les choses sérieuses commençaient par la suite. Il allait se rendre à l'hôpital pour y rencontrer les chercheurs et, si possible, la psychologue qui y travaillaient. Ridley était malheureusement arrivé plus vite que le coup de fil pour les prévenir, c'était pour cette raison qu'il prendrait les choses comme elles viendraient. Si les personnes n'avaient pas le temps, il repasserait le lendemain. Après tout, aujourd'hui il était surtout là pour se présenter et expliquer sa présence ici. Il n'aimait pas les hôpitaux. Pour une fois, il n'était donc pas réfractaire à ce que deux gardes l'accompagnent. Bon, au moins, il avait l'avantage d'être inconnu au bataillon ici mais quand même. Vers quatorze heures il s'était donc présenté à l'accueil. Ceux qui l'accompagnaient avait planqué leurs armes mais leur attitude montrait clairement pourquoi ils étaient là. Pour la discrétion, c'était à revoir, les regards perplexes étaient rivés sur eux. Les secrétaires de l'accueil n'étaient pas sûr de l'attitude à montrer quand il se présenta à elles.

— Navré de vous déranger... je cherche Miranda Smith, elle travaille ici en temps que psychologue.


Les chercheurs, il savait déjà où les trouver. Une annexe du laboratoire leur était toute réservée. Et, à vrai dire, il ne souhaitait pas vraiment s'énerver aujourd'hui. Or, en descendant les voir, c'est ce qui risquait d'arriver, après la panique que son arrivée provoquerait.

— Son bureau est au deuxième étage mais je crois qu'elle est en consultation, voulez vous que je l'appelle ?


En tout cas, il pouvait lire dans les yeux des secrétaires qu'elles se demandaient dans quels ennuis la psychologue avait bien pu se fourrer pour avoir affaire à des gens qui semblaient tout droit venus pour l'arrêter.

— Ah vous cherchez Miranda ? Intervint une infirmière qui semblait tout juste sortir de poste et qui avait tendu son oreille vers cette scène intéressante qui ferait sans doute fleurir les ragots. Je la connais bien, c'est une collègue. Je peux vous accompagner si vous voulez.


Ridley qui allait accepter la proposition de la secrétaire eut à peine le temps d'ouvrir la bouche, tout comme cette dernière d'ailleurs mais l'infirmière les coupa encore. Le chercheur ne savait plus vraiment qui suivre.

— Laisse Clara, je vais les emmener, Mira a peut être des consultations mais elle fout rien, elle laisse juste les gens parler, elle fout ses grosses fesses dans une chaise et elle attends que ça se passe, tu crois que ça va la déranger si je leur montre où est la porte ?


Le pressentiment que ce n'était pas une bonne idée flottait dans l'air et les gardes eux mêmes semblaient sceptiques face à cette proposition mais la secrétaire elle même sembla abandonnée pour les laisser aux bons soins de cette ''gentille'' dame qui avait plutôt l'air d'un vautour, en réalité. Il avait suffit d'un « allez-y » pour que la machine se mette en marche et qu'ils pénètrent dans le dédale de couloirs de l'infirmerie. Ridley se permit d'insister quand même.

— Vous êtes sûre que ça ne va pas la déranger ?


— Ce qui va la déranger c'est d'être prise en flagrant délit de glandouillage oui ! Mais pourquoi vous voulez la voir ? Elle va être virée, ça y est ?


Le patron du SCP ne prétendait pas y comprendre grand chose. Gears ne lui avait pas dit que la psychologue ''glandouillait'' justement. Simplement qu'elle patinait, comme tout le monde. Qu'elle ne leur amenait pas de résultats, comme les chercheurs d'ailleurs. Ridley voulait être seul juge du fait qu'elle travaille assidûment ou pas. Il n'en doutait pas pour l'instant mais cette infirmière n'avait pas l'air de la tenir en très haute estime. Il ne prétendait pas savoir pourquoi et n'avait pas le temps de poser la question et d'écouter des enfantillages.

— Je ne crois pas non... déclara-t-il simplement. La raison de ma présence ici serait trop longue à expliquer et ça ne regarde qu'elle et moi.


Voila qui risquait de nourrir les ragots encore d'avantage, cela se lisait dans le regard de vautour de cette infirmière. Ridley préférait presque celles de l’hôpital de la Fondation, au moins elles ne disaient rien de ses caprices pour le moindre bobo quand il était obligé d'y aller. Oh, des rumeurs devaient bien circuler mais elles semblaient plus jolies que ce qui se tramait ici.

— Oh d'accord d'accord, pas de souci... Son bureau est là, regardez, dit-elle en s'arrêtant devant une porte au fond d'un couloir.


Mais elle ne fit pas que s'arrêter, elle y toqua en plus de ça. Ridley ouvrit la bouche, il aurait voulu lui dire de ne pas le faire, que ce n'était pas la peine, qu'il aurait attendu encore quelques instants s'il le fallait mais le geste était allé encore plus vite. Derrière lui les gardes lâchèrent quelques marmonnements qui ressemblaient vaguement à un pari sur ce qui allait se produire ou non. La porte s'ouvrit sur une jeune femme aux longs cheveux roux qui semblait particulièrement agacée de cette interruption.

— Salut Miranda, je te ramène des gens qui voulaient te voir je les ferais pas trop attendre si j'étais toi, je sais pas dans quelle merde tu t'es foutue mais ça te ressemble bien, ça t'apprendra à ramener des clodos ici. Moi j'ai fini alors je vous laisse, bonne après midi ! Ricana l'infirmière avant de s'éclipser de façon faussement gracieuse.


Ridley n'avait jamais vu ça et les gardes pouffèrent avant de se reprendre devant son air ahuri. Ah c'était bien les infirmières ça, toujours à provoquer des situations gênantes et à mettre les gens dans la merde. Il ne savait plus où se mettre. Il était claire qu'une porte fermée signifiait entretien en cours, le seul moyen de rendre ça plus clair aurait été de mettre un écriteau sur la porte. Ridley faisait de même, il laissait la plupart du temps la porte de son bureau entrebâillée pour dire qu'on pouvait y entrer.

— Navré, je ne voulais pas vous dérangez ne vous occupez pas de ça s'il vous plait... Je vais attendre que vous ayez terminé.

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MessageSujet: Re: Inspection (Pv Ridley)   Mar 17 Nov - 10:35

Miranda se trouva nez à nez avec l’infirmière. Une de celle qui l’appréciait le moins. L’espace d’un instant elle eut envie de la tuer sur place. Évidement cela ne pouvait être que de sa faute. Un instant elle se sentit rassurée pensant que c’était une banale querelle qui l’attendait et non l’inspection qu’elle redoutait tant depuis ces derniers temps. Mais la vue de cet homme à l’air tout à fait sérieux entouré de deux grands malabars la fit changer d’avis. Elle n’était pas sûr de vouloir savoir pourquoi cet homme avait besoin d’être accompagné de la sorte, elle n’était plus très sûr de vouloir savoir pour quel genre de laboratoire elle travaillait et elle était prise d’une soudaine envie de démissionner et aussi de tuer sur place cette infirmière qui prenait visiblement un malin plaisir à mettre tout le monde dans cette situation déplaisante.

- Salut Miranda, je te ramène des gens qui voulaient te voir je les ferais pas trop attendre si j'étais toi, je sais pas dans quelle merde tu t'es foutue mais ça te ressemble bien, ça t'apprendra à ramener des clodos ici. Moi j'ai fini alors je vous laisse, bonne après midi ! Fit l’infirmière visiblement ravie.

Elle serra les dents. Vouloir amener à l’hôpital des sans abris qui nécessitaient des soins, était-ce vraiment une honte à la fin ? Quelque chose dont on pouvait se moquer ? Elle ne répondit rien à l’infirmière. Sa patiente attendait derrière elle, elle en avait déjà trop entendu et vu ça n’était pas le moment d’argumenter. Elle s’expliquerait avec elle une énième fois plus tard, sans succès probablement. La femme en blanc s’éclipsa et l’homme poursuivit.

- Navré, je ne voulais pas vous dérangez ne vous occupez pas de ça s'il vous plait... Je vais attendre que vous ayez terminé.

Elle s’attendait à pire de sa part. De toute évidence il ne s’agissait de cet homme au ton glacé qu’elle avait eu au téléphone l’autre fois. Pour l’heure il s’agissait de se reconcentrer sur sa patiente.

- Vous pouvez m’attendre dans la salle d’attente au fond à gauche du couloir, je vous rejoins dès que j’ai terminé, dit-elle.

Son ton de voix avait été froid mais ça n’était pas intentionnel. Elle réagissait souvent comme cela lorsqu’elle se sentait en danger. Elle ferma la porte derrière elle, un peu soulagée d’être seule à seule avec sa patiente à nouveau.

-Dites donc, commenta sa patiente qui terminait son gâteau, elle ne vous apprécie pas vraiment l’infirmière…

- Pas vraiment non, mais ce n’est pas le sujet qui nous occupe ici n’est-ce pas, reprit Miranda en s’asseyant sur sa chauffeuse de nouveau. Malgré cela, elle sentait que la fin de cette consultation était un peu vouée à l’échec. La patiente avait été sur le point d’aborder quelque chose de difficile et comme souvent, le premier prétexte avait été saisi pour changer de sujet.

- A votre place, j’aurais peur d’elle, reprit sa patiente avec sa petite voix timide.

- On a chacun sa manière de gérer ce genre de situations, reprit Miranda, mais j’étais en train de vous dire c’était que je ne détestais plus, votre autre partie de vous.

Ce fut un coup d’épée dans l’eau. Elle-même n’arrivait plus à peser ses mots comme elle venait de le faire. C’était toute l’alchimie subtile qui s’en était allée. Elle avait la tête pleine de questions concernant cet homme et ses gardes du corps, ce qui allait lui arriver après, elle n’était plus vraiment disponible, malgré tous ses efforts pour se reconcentrer.

Sa patiente resta silencieuse un peu.

- Je ne sais plus ce que je voulais vous dire… finit-elle par dire, mais je vais y penser… En attendant… c’est l’heure non ?

C’était un peu avant l’heure en réalité mais elle voulait fuir la suite de cette consultation. Miranda n’était pas de taille à utiliser ces dix dernières minutes pour la ramener là où elles en étaient avant d’être interrompues de force. Mieux valait sans doute remettre ça à la prochaine fois. Le recul aidant, des choses pourraient sans doute se dire à nouveau.

-Presque oui, mais si vous voulez, vous pouvez y aller et on se revoit la semaine prochaine, finit par lâcher Miranda.

-Même heure ? demanda la patiente en se levant.
-Même heure, confirma Miranda en faisant de même et en lui tendant la main.

La jeune patiente parti sans la lui serrer. Dès qu’elle fut partie, Miranda soupira et se prit la tête entre les mains. Ça n’était pas qu’à cause de l’interruption. Elle avait tendance à fuir souvent de la sorte. Il lui était déjà arrivé de quitter l’entretien en pleine séance parce que ce qu’elles se disaient lui devenait trop pénible. Elle s’assit derrière son bureau, pris quelques notes, pris soin de ranger son canapé pour éviter qu’on ne voit les contentions qui quelque part, lui faisaient un peu honte.

Puis il fallut bien qu’elle prenne son courage à deux mains pour aller chercher ses messieurs dans la salle d’attente. Elle essaya de se composer un visage en allant les chercher.

- Bonjour et merci de votre patience, commença-t-elle très professionnelle, après quoi elle les invita à la suivre. Elle s’installa derrière son bureau, essayant sans doute de se donner l’air un peu sérieux. Le canapé, les chaises face à elle et les chauffeuses restaient à disposition de ses invités.

- J’imagine que je suis inspectée, reprit-elle. Je suis curieuse de savoir en quoi ça consiste.

En vérité elle n’était pas vraiment curieuse. Elle avait peur des conséquences que cela pourrait avoir, pour elle, et surtout pour ses patients. Elle craignait que ces hommes ne soient venus pour compromettre l’intimité des dossiers individuels, lire ses notes personnelles. Elle se préparait à lutter si c’était bien de cela dont il s’agissait. Elle ne laisserait pas faire ça, c’était une question de déontologie.

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MessageSujet: Re: Inspection (Pv Ridley)   Mer 20 Jan - 16:14

[HRP : Désolé du retard D: Et de la nullité...]

Un peu dépité, Ridley était parti s’installer dans la salle d’attente sur les conseils de la psychologue, suivi de ses deux gardes qui, visiblement, trouvaient la situation bien comique. La prochaine fois, ils chercheraient seuls les bureaux. Nul doute que cette mésaventure allait arriver aux oreilles de Bright. En réalité, lui et les gardes avaient même parié sur la maladresse du premier contact. « Jack a gagné, faut croire » venaient de lui avouer les deux soldats. Une sorte de fou rire silencieux mais nerveux les gagna tous les trois durant un moment. Mieux valait en rire qu’en pleurer, oui.

— Mais patron vous vous êtes trop écrasé là ! Vous étiez complètement liquéfié ! pointa le premier.


— Quoi ? Nan mais attends, elle devait être en entretien, on allait pas rester, c’est pas poli !


— Laisse Sully, c’est l’infirmière qui lui a fait perdre ses moyens, quelle peste celle là, heureusement celles du boulot sont plus sympa, rétorqua par la suite le second, qui, à vrai dire, n’avait pas tout à fait tort.


— Et plus jolies !


— Ouais ben je passe mon chemin, je vous les laisse, soupira Ridley qui n’aimait pas et n’aimerait jamais les infirmières.


Ils se turent quand la patiente qui se trouvait certainement dans le bureau passa dans le couloir et firent semblant de ne pas l’avoir vue en cherchant des mouches au plafond. Au fond, le chercheur espérait ne pas avoir tout fichu en l’air malgré lui, ça n’avait pas été son intention. Ils attendirent encore un petit moment pendant lequel ces vendus de gardes rapportèrent tout à Bright par mail. Ridley les avait mis en garde que ça entraînerait une baisse sur leur salaire, mais il ne faisait que plaisanter lui aussi. Il fallait s’y attendre, aux moments un peu gênants et malhabiles.

— En tout cas la pauvre psy heureusement qu’elle sait pas à qui elle a affaire, ça aurait été bien différent !


— Ouais mais moins drôle du coup, c’est elle qui se serait liquéfiée…


— En fait vous aimez bien me voir me ridiculiser hein c’est ça…


— Evidemment ! Achevèrent les deux gardes juste avant que la psychologue ne débarque à son tour.


Elle les salua, les remercia d’avoir attendu, ce que tous trois trouvèrent parfaitement normale sans pour autant l’exprimer verbalement et ils la suivirent. Ridley ignorait si elle avait encore des entretiens après et donc du temps qu’il avait devant lui pour discuter mais il fallait bien s’adapter. Ses deux gardes restèrent postés à la porte du bureau, rassurés de n’avoir pas observé de possibilités de tirs de snipers depuis les fenêtres. Comme quoi, il n’y avait pas que le chercheur qui était parano. La psychologue s’installa derrière son bureau et il fit de même en face d’elle. Il la sentait tellement tendue, la pauvre. Il fallait calmer le jeu, un travail en collaboration ne se faisait pas dans la peur.

— J’imagine que je suis inspectée… Je suis curieuse de savoir en quoi ça consiste.


Il avait beau être à l’aise et parfaitement maître de la situation, la tension qui planait semblait un peu contagieuse. Mais il avait déjà quelques idées pour désamorcer la pauvre bombe que Gears avait posée et qui avait mûri pendant quelques semaines. Il ne faisait quasiment que régler ce genre de problèmes de toute façon.

— Une inspection c’est un bien grand mot. Moi je suis curieux de savoir à quoi vous vous attendez, j’ai l’impression que vous en faites une montagne... Mais peut être que des présentations sont de mise d’abord ?


Ridley allait malheureusement mentir pour ce qui était des présentations. Pour sa sécurité et celle de Miranda. Il connaissait déjà son identité à elle, mais elle, elle ne le connaissait pas du tout. Ça pouvait faire peur, c’était vrai. Il posait la question surtout pour savoir si les explications qu’elle voulait étaient une exigence plus urgente que la politesse et la bienséance. Il ne lui en tiendrait pas rigueur. S’il était à sa place, il n’apprécierait pas non plus d’être laissé dans le flou ainsi.

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MessageSujet: Re: Inspection (Pv Ridley)   Jeu 21 Jan - 21:06

Miranda s’efforçait de rester polie et courtoise au fond elle ne savait pas le moins du monde à qui elle avait à faire.  Peut-être que cet homme en face d’elle n’avait rien à voir avec l’autre qui lui avait mal parlé. En tout cas elle n’avait reconnu sa voix. Elle avait été cassante malgré tout dans son entrée en matière. Elle ne savait pas si elle devait regretter ou non. Miranda n’aimait pas les conflits d’une façon générale, elle n’était pas à l’aise avec la fermeté. Pourtant il allait falloir se montrer ferme si on exigeait des données personnelles concernant ses patients. Cette froideur était pour elle une manière de s’y préparer. Autrement elle n’y arriverait pas et elle se laisserait marcher sur les pieds comme trop souvent au cours de sa vie.

- Une inspection c’est un bien grand mot, commença-t-il. Moi je suis curieux de savoir à quoi vous vous attendez, j’ai l’impression que vous en faites une montagne... Mais peut être que des présentations sont de mise d’abord ?

Il semblait vouloir qu’elle abatte ses cartes en premier. Qu’à cela ne tienne, elle allait le faire. Elle était fatiguée qu’on ne la respecte pas. Son travail était un des rares lieu de sa vie où elle se sentait bien et encore si on exceptait le comportement des infirmières à son égard. Peut-être qu’elle avait à défendre ça aussi. Pour elle-même elle avait du mal mais en pensant qu’à travers elle c’était à ses patients qu’on touchait, elle avait moins de difficultés.

- Des présentations s’imposent en effet. J’aimerais bien savoir pour quel genre de laboratoire je travaille et à quoi servent mes conclusions exactement. J’aimerais bien savoir pourquoi on me reproche de mal faire mon travail alors que j’émets des réserves qui me semblent légitimes par rapport à mes conclusions.

Elle marqua une pause histoire de bien se faire comprendre.

- On m’a demandé de mener une recherche, ce que je fais. Si on me paye parce qu’on attends de moi certaines conclusions toute prêtes qu’on me le dise que je puisse démissionner.

Maintenant qu’elle y pensait c’était ça le plus gros problème. Elle avait l’impression qu’on la poussait à dire ici et maintenant ce qu’elle pensait de ce qu’elle observait alors  qu’elle n’avait pas les éléments pour le faire. Peut-être que son laboratoire souhaitant qu’elle conclue à l’efficacité du traitement pour qu’il puisse être commercialisé plus rapidement ? On la poussait dans une direction, du moins c’était la sensation qu’elle avait. Il n’était pas question qu’elle se laisse faire.

- Pour ma part je me permets de me présenter encore une fois. Je suis une psychologue et je suis rémunérée pour faire de la recherche certes mais je suis avant tout une thérapeute. L’intérêt de mes patients primera toujours pour moi sur les résultats que je dois obtenir. Je protègerais toujours leur confidentialité. Si cela ne vous convient pas, cherchez quelqu’un d’autre.

Au fond, elle était un peu fière d’elle. Elle était restée polie, elle avait exposé ses arguments, le tout assez calmement. Elle ne se serait pas cru capable de cela il y avait encore peu de temps.

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MessageSujet: Re: Inspection (Pv Ridley)   Ven 22 Jan - 9:01

Même si la situation était particulièrement tendue, surtout dans ce contexte de pseudo inspection, il ne fallait pas en oublier les bonnes manières et les présentations. Miranda, en temps qu’employée du SCP, presque à l’insu de son plein gré certes mais quand même, avait donc un petit dossier que Ridley connaissait déjà mais il voulait lui faire comprendre qu’ils étaient égaux. Il était peut être un sacré supérieur hiérarchique sans qu’elle le sache, mais ça ne voulait pas dire qu’il ne respectait pas son travail ou sa personne. Il voulait des réponses, c’était clair. Mais il n’allait pas les exiger, il allait travailler en partenariat pour les obtenir, que ça soit avec elle ou les chercheurs du labo. L’inquisition/inspection, c’était une blague à la Fondation. Gears avait juste du mal à manier l’humour. Beaucoup de mal.

— Des présentations s’imposent en effet. J’aimerais bien savoir pour quel genre de laboratoire je travaille et à quoi servent mes conclusions exactement. J’aimerais bien savoir pourquoi on me reproche de mal faire mon travail alors que j’émets des réserves qui me semblent légitimes par rapport à mes conclusions. On m’a demandé de mener une recherche, ce que je fais. Si on me paye parce qu’on attends de moi certaines conclusions toute prêtes qu’on me le dise que je puisse démissionner. Pour ma part je me permets de me présenter encore une fois. Je suis une psychologue et je suis rémunérée pour faire de la recherche certes mais je suis avant tout une thérapeute. L’intérêt de mes patients primera toujours pour moi sur les résultats que je dois obtenir. Je protègerais toujours leur confidentialité. Si cela ne vous convient pas, cherchez quelqu’un d’autre.


Oh Ridley n’avait pas l’intention de chercher quelqu’un d’autre. Même si c’était davantage les ressources humaines que lui qui s’en chargeaient. Il donnait simplement son aval ou non selon le dossier qu’on lui présentait. Miranda était de toute façon bien impliquée dans cette situation. Engager quelqu’un d’autre alors qu’elle était si avancée dans ses entretiens thérapeutiques serait tout simplement contre productif. Autant pour eux que pour les patients. Malheureusement, le chercheur ne pourrait pas donner toute la vérité et rien que la vérité à la psychologue. Ou alors pas ici dans une pièce non sécurisée. De toute façon, il était seul juge et seul responsable des informations qu’il lui donnerait. C’était un peu pour ça aussi qu’il venait ; il savait qu’elle finirait par poser des questions sur cette entreprise cachée dans l’ombre, voilée de mystère. Personne ne contesterait ce qu’il lui disait ou pas, c’était lui qui décidait. En tout cas, pour une psychologue, il la trouvait plutôt intègre. Une première. Ils étaient rares ceux qui faisaient passer l’intérêt des patients en premier et faisaient cas de la confidentialité. Il appréciait cela. On était jamais trop prudent avec les secrets à garder.

— Vous savez, le SCP est une grande entreprise et c'est normal que les avis divergent. Mon collègue que vous avez eu au téléphone est comme ça, à reprocher aux gens de mal faire les choses s'il n'a pas de résultats, c'est un scientifique pur et dur qui ne fait pas grand cas de la psychologie. Si ça peut vous rassurer, je suis plutôt de votre avis. Surtout dans une situation comme celle-ci, c'est normal d'émettre des réserves.


Miranda ne pouvait pas vraiment comprendre. A force d’être confronté au paranormal, les chercheurs du SCP avaient développé ce genre de sixième sens. Ils exigeaient des réponses parce qu’ils se doutaient que quelque chose de pas net se tramait derrière tout ça. Mais elle, c’était la première fois qu’elle effleurait le sujet des doigts. Elle se raccrochait à la réalité qu’elle connaissait, car elle était moins terrifiante que la vérité des choses hideuses qui se tramait dans l’ombre. Il ne pouvait la blâmer pour cela. Lui aussi s’était accroché un moment. Comme tout le monde. C’était bien pour cette raison qu’il avait choisi de débarquer dans cet endroit humide à souhait plutôt que de simplement laisser Gears y aller. Il n’était pas fait pour le terrain ou les pourparlers diplomatiques. Surtout avec une femme. Bon, Ridley n’était pas très doué non plus, il fallait bien l’avouer. On ne se refaisait pas, on était un mec ou on ne l’était pas. Mais s’il savait parler à des dirigeants politiques sans déclencher de guerre, il arriverait à parler à Miranda sans qu’elle ne démissionne. N’est ce pas ?

— Je ne suis pas là pour violer la confidentialité des dossiers de vos patients. Leurs vies et leurs problèmes ne me regardent pas, du moins pas de manière directe vu qu'on vous a quand même recrutée pour de bonnes raisons, c'est à dire leur venir en aide. Non, si je suis là c'est pour aider à trancher sur ce qui amène vos patients à consulter. La cause de cette "folie" qui se répand en ville, histoire de pouvoir déployer les bons moyens pour vous aider dans votre travail.


Pour l’instant, il était clair qu’elle le voyait comme une menace pour ses patients à ce moment précis. Il fallait lever ce malentendu. Il n’allait pas fouiller dans ses dossiers comme un voleur ou un braqueur de banque. La seule chose qu’il voulait étudier de ses yeux, c’était la similitude des symptômes et les confronter aux recherches des scientifiques de cet hôpital qui patinaient dans la choucroute.

— Pour finir de répondre à vos questions, je m'appelle Ridley, je suis chercheur référent au SCP... qui n'est pas vraiment un laboratoire à proprement parler, plus un centre de recherches poussé, qui touche un peu à tous les sujets et à ce genre de problèmes qui se posent en ce moment à Lane.


Il lui serait compliqué d’en révéler plus. A moins qu’elle ne souhaite vraiment franchir le pas et devenir à jamais une cible pour les services de renseignement, au risque de mourir prématurément à tout moment. Au pire, il lui laisserait le temps d’y réfléchir. Certains choisissaient de rester dans le déni, auquel cas un petit amnésique suffisait à oublier un début de discussion au sujet de ce qu’était réellement le SCP.

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MessageSujet: Re: Inspection (Pv Ridley)   Ven 22 Jan - 16:59

Miranda était fière d’elle, elle était restée ferme, précise. Elle ne se laisserait pas faire. Si elle seule avait été en question elle se serait écrasée misérablement. Mais elle tirait d’elle ne savait où cette force étrange quand des patients en difficultés dont elle était responsable entraient en ligne de compte. Elle avait bien précisé qu’elle ne cèderait pas d’informations et qu’elle refusait de tirer des conclusions trop hâtives.

-Vous savez, le SCP est une grande entreprise et c'est normal que les avis divergent. Mon collègue que vous avez eu au téléphone est comme ça, à reprocher aux gens de mal faire les choses s'il n'a pas de résultats, c'est un scientifique pur et dur qui ne fait pas grand cas de la psychologie. Si ça peut vous rassurer, je suis plutôt de votre avis. Surtout dans une situation comme celle-ci, c'est normal d'émettre des réserves.

Elle avait la sensation qu’il essayait de l’embobiner pour mieux l’amadouer. Elle avait décidé que cela ne marcherait pas. Elle ne savait pas qui était ce collègue à la voix glacée mais elle ne qualifierait pas la manière dont elle avait été traité, elle et son travail, de normale.

- Vous et votre collègue allez devoir comprendre que la psychologie n’est pas une science exacte, comme les mathématiques et la physique. On ne peut pas réduire des individus à des données scientifiques. En plus de cela, je ne comprends pas bien pourquoi j’ai à travailler avec quelqu’un qui « ne fait pas grand cas » de ce qui constitue l’essentiel de mon travail.

Toujours aussi calme mais fière de sa répartie elle le laissa poursuivre. Après tout, il disait aussi qu’elle avait le droit d’émettre des réserves et elle espérait qu’elle n’allait plus avoir à traiter avec la même personne. Si au moins elle pouvait obtenir ça de cette visite, elle n’aurait pas tout perdu.

- Je ne suis pas là pour violer la confidentialité des dossiers de vos patients. Leurs vies et leurs problèmes ne me regardent pas, du moins pas de manière directe vu qu'on vous a quand même recrutée pour de bonnes raisons, c'est à dire leur venir en aide. Non, si je suis là c'est pour aider à trancher sur ce qui amène vos patients à consulter. La cause de cette "folie" qui se répand en ville, histoire de pouvoir déployer les bons moyens pour vous aider dans votre travail.


Plus il parlait et moins Miranda arrivait à être suspicieuse, de toute évidence il n’avait rien avoir avec son charmant collègue à la voix glacée. Peut-être finalement qu’elle avait plus intérêt à s’en faire un allier qu’un ennemi. Elle n’aimait pas cette formulation pourtant « l’aider à trancher » avec quels outils, en vertu de quoi ? Elle restait sur ses gardes malgré tout. Cependant cette fois elle le laissa poursuivre.


— Pour finir de répondre à vos questions, je m'appelle Ridley, je suis chercheur référent au SCP... qui n'est pas vraiment un laboratoire à proprement parler, plus un centre de recherches poussé, qui touche un peu à tous les sujets et à ce genre de problèmes qui se posent en ce moment à Lane.

« Un centre de recherches poussé » voilà qui n’était pas très précis. Elle allait essayer d’en savoir un peu plus. « Ce genre de problèmes » ça n’était pas très clair non plus. Visiblement on lui cachait des choses, peut-être à raison, peut-être à tort. Elle ne savait pas si elle voulait commencer par là. Le plus simple était peut-être d’exposer où elle en était, de montrer qu’elle avait son travail du mieux qu’elle pouvait. Après tout, il venait bien de dire que le but était de trouver un moyen d’aider ces gens. Ce but là, s’il était sincère, ils le partageaient. Elle entendrait bien dans la suite de son discours s’il disait vrai, ou s’il cherchait clairement à l’orienter.

- C’est vrai que je suis prête à reconnaître que j’ai besoin d’aide avec tout ça. Pour moi, la spécificité de cette folie c’est d’abord sa forme. C’est très rare de voir des paraphrénies aussi hermétiques, des personnalités véritablement coupées en deux, avec pertes de mémoires. Ensuite ce qui est vraiment troublant c’est aussi que c’est toujours le même délire qui est prépondérant. Enfin… tout cela je l’ai dit dans mes rapports.

Elle poursuivit, peut-être parce qu’elle avait besoin de résumer les choses pour elle-même aussi.

- Pour expliquer cela, j’ai fait plusieurs hypothèses. Je me suis dit que c’était en lien avec cette légende qui existe dans la ville, mais la pathologie concerne aussi des gens qui n’en ont jamais entendu parlé, de près ou de loin, ça fait parti des choses qu’on vérifie. J’ai pensé à un traumatisme collectif et inconscient mais je n’ai rien trouvé de très marquant, et certaines personnes juste arrivées en ville tombent malades elles aussi. Même si les médecins de leur côté trouvent quelque chose de chimique comme une toxicité dans l’air ça n’explique pas du tout pourquoi tous les patients présentent exactement la même hallucination. Si vous prenez des champignons par exemple, on peut se douter que ça va vous rendre fou au moins temporairement, par contre ce que vous allez voir et vivre… ça va être en lien avec votre histoire individuelle… être éminemment singulier. Hors là, c’est toujours la même chose qui revient et très franchement… je n’ai aucune idée de pourquoi.


Elle n’était pas tout à fait sincère. Une idée elle en avait bien une. Et si cette chose qu’ils voyaient tous existait. Et si ça n’était pas du délire mais un témoignage ? Et si elle était confrontée à quelque chose de surnaturel ? Elle n’était pas prête cependant à émettre cette hypothèse à voix haute.

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MessageSujet: Re: Inspection (Pv Ridley)   Lun 1 Fév - 9:19

[HRP : Sorry, c'est court et nul :/]

Les choses se calmaient peu à peu lors de cet entretien. Chacun avait abattu ses cartes, présenté se objectifs. En voyant les similitudes, peut être que Miranda arriverait à comprendre qu’ils allaient bosser sur un même pied d’égalité et main dans la main. Il n’y avait que comme ça qu’ils auraient des réponses. Réponses qu’il était temps d’avoir, vu la durée et la tournure épidémique qu’avaient prises la situation.

— C’est vrai que je suis prête à reconnaître que j’ai besoin d’aide avec tout ça. Pour moi, la spécificité de cette folie c’est d’abord sa forme. C’est très rare de voir des paraphrénies aussi hermétiques, des personnalités véritablement coupées en deux, avec pertes de mémoires. Ensuite ce qui est vraiment troublant c’est aussi que c’est toujours le même délire qui est prépondérant. Enfin… tout cela je l’ai dit dans mes rapports.


Et c’était justement parce que c’était très rare et vraiment troublant que le SCP fourrait son nez la dedans. A chaque fois que ces deux critères apparaissaient et que les chercheurs s’y intéressaient, ils se retrouvaient avec une entité à la fin. Encline à se faire aider ou pas. L’habitude forgeait le savoir quelques fois. Il avait lu quelques uns des rapports dans l’avion mais pas tous, il n’avait pas eu le temps de tous les terminer. Et il n’était pas psychologue donc bonjour pour en comprendre la totalité.

— Est ce que vous voulez que je voie pour dépêcher un autre psychologue sur place pour vous aider ? Ou vous arrivez encore à gérer tout ça seule ?


Ça aussi il l’avait lu, que la situation devenait de plus en plus impossible à gérer avec le nombre de patients qui augmentaient. Si aucun psychologue du SCP ne souhaitait bouger, il pouvait toujours en recruter comme ils avaient l’habitude de le faire. Après tout, si comme elle le disait, la thérapeutique allait durer 4 à 5 ans… être plusieurs pour ça ne serait sans doute pas de trop.

— Pour expliquer cela, j’ai fait plusieurs hypothèses. Je me suis dit que c’était en lien avec cette légende qui existe dans la ville, mais la pathologie concerne aussi des gens qui n’en ont jamais entendu parlé, de près ou de loin, ça fait parti des choses qu’on vérifie. J’ai pensé à un traumatisme collectif et inconscient mais je n’ai rien trouvé de très marquant, et certaines personnes juste arrivées en ville tombent malades elles aussi. Même si les médecins de leur côté trouvent quelque chose de chimique comme une toxicité dans l’air ça n’explique pas du tout pourquoi tous les patients présentent exactement la même hallucination. Si vous prenez des champignons par exemple, on peut se douter que ça va vous rendre fou au moins temporairement, par contre ce que vous allez voir et vivre… ça va être en lien avec votre histoire individuelle… être éminemment singulier. Hors là, c’est toujours la même chose qui revient et très franchement… je n’ai aucune idée de pourquoi.


Il allait enquêter par rapport à cette légende aussi. Il fallait qu’il en sache un peu plus, même s’il serait dur de démêler le vrai du faux dans ce que les gens lui diraient. Même si ça n’était peut être pas la cause, c’était toujours bon d’avoir plus d’informations. Il ne s’approcherait pas des patients cela dit, ça n’était pas son travail. Mais c’était vrai que la psychologue n’avait pas à faire un interrogatoire de police dans son bureau lors des entretiens pour avoir les réponses qu’ils voulaient non plus. Surtout si les patients souffraient de pertes de mémoire. Ça ne servirait à rien.

— Et si c'était quand même en lien avec leur histoire individuelle ? Qu'ils avaient tous, comment dire... été confronté à la même chose, avaient pris la même substance ? Pour avoir la même hallucination sans exception, il doit forcément se trouver un lien quelque part. La toxicité dans l'air hein... ça pourrait être ça peut être, même s'il resterait à comprendre le pourquoi du comment... Il faudra que je voie si les chercheurs ont étudié ça plus avant. Est ce qu'ils ont approché les patients au moins une fois pour prendre des paramètres depuis le début de cette épidémie ou est ce qu'ils sont restés dans leur labo à faire leurs recherches dans leur coin ?


Peut être que la psychologue n’était pas au courant, auquel cas il l’apprendrait bien assez tôt de toute façon en allant les voir. Peut être que les patients avaient refusé aussi, auquel cas les choses seraient plus compliquées. Mais il pressentait que c’était une piste à emprunter. Une des seules qu’ils avaient réellement.

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MessageSujet: Re: Inspection (Pv Ridley)   Mar 2 Fév - 22:13

Après avoir rappelé les bases de la déontologie du métier de psychologue, Miranda avait expliqué un peu plus avant l’état de ses difficultés à cet homme qui visiblement n’avait pas suivi le dossier dans son entier.

-Est ce que vous voulez que je voie pour dépêcher un autre psychologue sur place pour vous aider ? Ou vous arrivez encore à gérer tout ça seule ?

Un instant elle fut tenté de mal le prendre, de penser qu’il mettait tout simplement en doute ses compétences d’une façon ironique et malveillante. Elle manqua de lui répondre que s’il voulait être irrespectueux il pouvait revenir d’où il venait. Heureusement, juste à temps, elle se souvint qu’effectivement gérer tous les suivis qui s’ajoutaient de jour en jour devenait compliqué. Pas plus tard que la veille, elle s’était fait la réflexion qu’elle manquait de temps. Un collègue ne serait peut-être pas de trop après tout. Encore faudrait-il qu’elle puisse communiquer avec sans difficulté. Et puis elle était celle qui disait avoir besoin d’aide, alors il fallait l’assumer.

- Je ne vous cache pas que le nombre de patients augmente de jour en jour et j’aurais effectivement besoin d’un regard neuf…
finit-elle par lâcher.

Après quoi, elle acheva d’expliquer le cheminement de ses recherches. Elle omit volontairement l’hypothèse que le délire n’en soit pas un et que cette chose soit réelle. Elle même avait du mal à s’avouer qu’elle y pensait.

— Et si c'était quand même en lien avec leur histoire individuelle ? questionna-t-il. Qu'ils avaient tous, comment dire... été confronté à la même chose, avaient pris la même substance ? Pour avoir la même hallucination sans exception, il doit forcément se trouver un lien quelque part. La toxicité dans l'air hein... ça pourrait être ça peut être, même s'il resterait à comprendre le pourquoi du comment... Il faudra que je voie si les chercheurs ont étudié ça plus avant. Est ce qu'ils ont approché les patients au moins une fois pour prendre des paramètres depuis le début de cette épidémie ou est ce qu'ils sont restés dans leur labo à faire leurs recherches dans leur coin ?

Elle avait écouté tout ceci avec attention. De toute évidence, il cherchait juste à la faire réfléchir à partir de ce qu’elle avait avancé. Pour elle c’était bon signe. Cela dit, il semblait privilégié la piste toxique. C’était le réflexe classique chez les scientifiques pour qui les notions de subjectivité, de réalité psychique et d’inconscient n’ont pas vraiment de sens. Apparemment il en avait après les chercheurs également mais ça n’était pas son problème. Elle ne savait rien de leurs méthodes de travail et s’y intéressait peu. Apparemment leur traitement avait une efficacité limitée. Leurs recherches toxiques ne donnaient rien. Elle savait aussi que les études statistiques tendaient à montrer que tous les malades étaient allés dans la forêt de Lane… Mais cela, elle ne voulait pas y penser. Cela dit, il était peut-être temps d’en parler. Peut-être qu’il aurait une explication rationnelle à lui fournir qui achèverait de la rassurer un peu.

- Je sais peu de choses sur les méthodes de travail des chercheurs. Je ne suis pas une experte de la toxicité mais je peux vous dire que même exposés à la même molécule, au même endroit, au même moment, il y a très peu de chance pour qu’autant de personne développent un délire aussi similaire. Quand je dis similaire je ne veux pas dire qu’il y a quelques coïncidences… Je veux dire que tout, jusqu’aux moindre détails est pratiquement identique,.. Ors là, on a affaire à des gens très différents, de milieux divers, de croyances diverses… Tout ce qu’on sait, c’est qu’apparemment ils sont tous allés d’une façon ou d’une autre, en forêt. J’imagine que c’est la raison pour laquelle mes collègues privilégient la piste toxique pour le moment.

Elle n’aurait pas cru avant de le dire qu’elle allait dire cela. Elle n’aurait pas cru oser, même sur le ton de la plaisanterie. Mais elle eut un petit rire, pour bien montrer qu’elle n’était pas vraiment sérieuse.

- La seule explication, ça serait que cette créature dont ils parlent tous existe vraiment, je ne vois que ça.

Elle eut encore un sourire, pour bien appuyer à quel point cette conclusion lui semblait ridicule et illustrait son incompréhension. Evidemment, aucune personne sensée ne la tirerait. Elle voulait qu’il se mette à rire avec elle, qu’il chasse cette chimère qui dansait dans son esprit depuis trop longtemps maintenant.

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MessageSujet: Re: Inspection (Pv Ridley)   Ven 12 Fév - 9:55

[HRP : Pardon je trouve ça affreusement nul et court ._.]

Miranda n’avait pas tout à fait tort dans ce qu’elle disait. Peu importe les corrélations logiques qu’ils pouvaient trouver, le fait que tous les patients aient les mêmes symptômes était définitivement trop étrange pour être l’effet d’une simple toxicité de l’air. Bien évidemment, une autre option planait dans sa tête mais ça ne serait pas lui qui l’évoquerait à voix haute en premier sous peine de passer pour un fou. Tout ça parce qu’il accédait à une réalité différente de celle de la psychologue. En plus de recadrer les chercheurs ici, il risquait de devoir envoyer des patrouilles en forêt pour vérifier cette théorie.

— Est-ce que c’est arrivé au même endroit à chaque fois justement ? Dans la forêt certes, mais un endroit précis dans la forêt ? Je pose la question mais j’imagine qu’il est impossible de le savoir clairement si les patients souffrent de pertes de mémoire en fait.


C’était une information qui aurait pu faire avancer les recherches mais cela aurait rendu les choses trop faciles de l’obtenir, évidemment. Les scientifiques ici avaient peut être trop peur de s’aventurer en forêt au risque de devenir des patients eux-mêmes mais la Fondation avait les moyens de la ratisser sans problème s’il le fallait. Et il n’hésiterait pas à en user si cela pouvait éviter que la situation n’empire.

— La seule explication, ça serait que cette créature dont ils parlent tous existe vraiment, je ne vois que ça, lâcha-t-elle finalement.


Elle se mit à sourire puis à rire ; elle-même ne croyait pas à ce qu’elle disait. Il comprenait parfaitement cette réaction pour l’avoir souvent vécue des années plus tôt. La psychologue avait peut être parfaitement raison. Ridley lui-même commençait vraiment à considérer cette option. Si elle s’attendait à une réponse rassurante sur le fait que c’était parfaitement impossible, la pauvre se retrouverait déçue. Même si Ridley se mit à sourire gentiment aussi, il n’alla pas jusqu’à rire avec elle.

— C’est une hypothèse que l’on écarte rarement au SCP, à vrai dire. Et je ne l’écarte pas dans cette situation car jusqu’à preuve du contraire, c’est une possibilité envisageable parmi tant d’autres.


Il n’irait pas jusqu’à dire qu’à quasiment chaque enquête qu’ils faisaient, l’hypothèse de l’entité ou d’objets étranges derrière les phénomènes était exacte. Après tout, c’était pour ce genre de problèmes que la Fondation existait, pour ça qu’ils étaient parfois contactés ou qu’ils venaient fourrer leur nez dans les affaires des autres.

— Après, bien évidemment, je comprends que vous n’y croyez pas du tout et la raison de ma visite n’est pas de vous embrouiller là-dessus. Prouver des choses scientifiquement c’est mon boulot et ça, ça en fait partie.


La pauvre risquait d’être terrifiée à présent. Ou carrément de lui demander s’il n’avait pas besoin d’un suivi psy pour avancer de telles affabulations, lui aussi. Voila qui ferait sans aucun doute bien rigoler les gardes postés dans la pièce, qui écoutaient mais ne pipaient mots. C’était vrai qu’à force d’être confronté aux dires de ce gens, la frontière du réel et de l’impossible devenait confuse, floue. Étaient-ils vraiment fous et délirants sur le point de cette pseudo créature ? Ça n’avait jamais été aussi discutable.

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MessageSujet: Re: Inspection (Pv Ridley)   Ven 12 Fév - 14:59

Miranda commençait à penser qu’il était de son côté. Elle lui avait tout expliqué, où elle en était de ses recherches, de ses hypothèses. Plus elle y pensait et plus le trouble l’envahissait. D’un côté, c’était bien qu’il soit là pour l’aider, peut-être faire le lien entre elle et les chercheurs. Au fond, elle sentait qu’elle n’avançait pas beaucoup dans ses recherches. Si les traitements avançaient il lui semblait, la question de savoir quelle était la cause de cette maladie n’était pas prête d’être résolue pour elle.

- Est-ce que c’est arrivé au même endroit à chaque fois justement ?demanda-t-il. Dans la forêt certes, mais un endroit précis dans la forêt ? Je pose la question mais j’imagine qu’il est impossible de le savoir clairement si les patients souffrent de pertes de mémoire en fait.

Miranda soupira. Elle n’en savait rien. Elle n’avait en tout cas bizarrement aucune envie de s’aventurer elle-même dans la forêt. Elle n’avait aucune envie de se retrouver dans le même état que ses patients.

- Je n’en sais rien. On n’a pas demandé aux patients de nous retracer leurs itinéraires dans la forêt. En même temps oui… je suis pas sûre qu’ils s’en souviendraient mais endroit précis ou non, ça ne résous pas la question.

Et c’est à ce moment qu’elle l’avait un peu en riant sans y croire. C’était sorti tout seul, cette idée que la seule explication pourrait être que cette créature qu’il voyait tous existe vraiment. Elle avait voulu qu’il la balaye d’un revers de main, qu’il se mette à rire avec elle. Mais il n’en fut hélas rien. Il eut un sourire mais ce fut tout.

- C’est une hypothèse que l’on écarte rarement au SCP, à vrai dire.

Elle ouvrit de grands yeux et resta estomaquée.

- Et je ne l’écarte pas dans cette situation car jusqu’à preuve du contraire, c’est une possibilité envisageable parmi tant d’autres.


Elle toussa maladroitement et ajouta timidement :

-Parmi tant d’autres oui…

Mais justement le champ des « tant d’autres » possibilité commençait à se réduire dangereusement. Au fond, elle ne pouvait pas envisager une seule autre explication cohérente. Elle réussit à lui sourire un peu mais elle sentait l’angoisse qui montait. Il lui était arrivé d’avoir peur. Et elle allait continuer d’avoir peur, elle le savait.

- Après, bien évidemment, je comprends que vous n’y croyez pas du tout et la raison de ma visite n’est pas de vous embrouiller là-dessus. Prouver des choses scientifiquement c’est mon boulot et ça, ça en fait partie.


Après l’avoir entendu dire cela, elle avait besoin de tirer les choses au clair. Comment pouvait-on revendiquer prouver les choses scientifiquement et en même temps envisager sérieusement qu’une telle chose puisse exister, elle n’y comprenait plus rien.

- Ce que vous voulez dire c’est que… le SCP… bosse sur les phénomènes paranormaux ? Ou quelque chose comme ça ? Ou alors j’y comprends plus rien du tout ?

Elle espérait que cette dernière option était la bonne et qu’il allait se mettre à rire à nouveau. Pourtant il n’avait pas l’air enclin à le faire plus que la fois précédente. Peu à peu l’idée que peut-être Slender existait s’immisçait dans son esprit.

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MessageSujet: Re: Inspection (Pv Ridley)   Ven 12 Fév - 17:14

Comme Ridley s’y attendait, la psychologue fit les gros yeux quand il évoqua la grande prise au sérieux de la possibilité que la créature, sujet des hallucinations de tous ces pauvres gens, puisse exister réellement. Il avait essayé de la rassurer en disant qu’il y avait d’autres possibilités, évidemment, même s’il y croyait de moins en moins à vrai dire. Ça n’avait que peu marché. Et ils se retrouvaient tous deux dans cette situation à présent compliquée de divulgation d’informations. Du moins, la situation était compliquée pour Miranda, pas pour lui. Il se doutait bien qu’elle cherchait à comprendre ce qui se passait là. La Fondation et l’image qu’elle en avait devenaient trop éloignées de la réalité.

— Ce que vous voulez dire c’est que… le SCP… bosse sur les phénomènes paranormaux ? Ou quelque chose comme ça ? Ou alors j’y comprends plus rien du tout ?


Elle aurait pu affirmer tout ça et taper en plein dans le mille. Forcément qu’elle n’y comprenait plus rien du tout, elle n’était pas assez impliquée dans leurs affaires pour y comprendre quelque chose. C’était aussi de ce genre de décisions à prendre dont il avait voulu parler en réunion. Si, dans le cas où anguille sous roche il y avait - ou entité dans forêt, dans ce cas précis - que faire de la psychologue qui allait être au courant de tout. La décision de changer de vie lui appartenait après tout.

— Il y a un problème qui se pose à nous là. Bien évidemment, je pourrais répondre à ces questions. Mais il faut d’abord que je sache si vous êtes prête à en entendre les réponses. Et à assumer les conséquences de les connaître.


S’il la mettait dans la combine, elle deviendrait officiellement une employée de la Fondation et pas de la société écran inoffensive pour laquelle elle pensait travailler. Elle changerait radicalement de vie. Bien sûr, au vu de la réponse qu’il lui avait donnée, elle pouvait déjà se douter que s’il pouvait, il aurait répondu oui. En fait, il avait l’impression de mal s’y prendre parce que maintenant, elle angoissait à l’idée que le danger soit réel, conscient et vivant et parce qu’elle ne savait plus exactement ce pour quoi ou pour qui elle travaillait.

— Je suis désolé Miranda… à vrai dire ça m’embête un peu de débarquer et de chambouler tout ça, confortablement assis dans un fauteuil, calme parce que je maîtrise la situation. C’est une position compliquée dans laquelle je vous mets alors je tenais à m’excuser. Je ne voulais pas vous paniquer ou vous mettre mal à l’aise avec tout ça.


Rapidement, il tourna la tête vers ses gardes qui faisaient presque semblant de ne rien entendre. Ces derniers croisèrent son regard et allèrent voir ailleurs s’ils y étaient, c'est-à-dire dans le couloir pour éviter que la conversation ne soit épiée. Même sans gardes, il pouvait difficilement se faire tirer dessus de toute façon. Il voulait juste être seul avec elle. La situation était assez délicate comme ça sans avoir besoin de deux gardes armés en plus dans la pièce.

— Vous savez, si vous avez si peu d’informations sur le SCP c’est par sécurité. Pour vous comme pour nous. Moins vous en savez et mieux vous vous portez, c’est le principe. Alors oui, on est joignable sur les feuilles de rapport qu’on envoie à nos agents à l’extérieur comme vous l’avez testé, avoua-t-il en lâchant un demi sourire amusé. Mais sinon l’organisation en elle-même est un des plus grands secrets mondiaux. Pour ne pas dire le premier. Il y a des gens qui travaillent pour nous en sachant pertinemment qui nous sommes… d’autres pas. C’est une question de choix et de conséquences.


Si déjà cette information là était difficile à gober, il lui proposerait de digérer et d’y réfléchir avant pour écouter la suite. Il n’était pas psychologue mais il savait que connaître les tenants et les aboutissants de cette partie de l’histoire ne toucherait pas ses patients, d’aucune façon que ce soit.

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MessageSujet: Re: Inspection (Pv Ridley)   Lun 15 Fév - 14:50

Miranda n’y comprenait plus rien du tout. L’angoisse de l’inspection avait été remplacée par celle d’entendre ce que cet homme semblait vouloir lui dire. Il semblait prendre ce que disaient les patients très au sérieux en tout cas. Elle-même commençait à envisager la possibilité que peut-être ils ne déliraient pas. Qu’une telle chose existait, comme sur les images de la bibliothèque avec ses grands bras dans le dos qui le faisait ressemblait à un arbre par moments, sa silhouette élancée, sa bouche invisible qui une fois ouverte montrait une série de dents comme des couteaux de cuisine. Elle ne voulait pas y croire.

- Il y a un problème qui se pose à nous là. Bien évidemment, je pourrais répondre à ces questions. Mais il faut d’abord que je sache si vous êtes prête à en entendre les réponses. Et à assumer les conséquences de les connaître.


Elle n’ajouta rien, un peu pâle sans doute. Elle ne savait pas si elle était prête à entendre les réponses. Si elle voulait ou non se demander ce qui existait d’autre parmi tout ce que l’imagination humaine avait pu inventer. Elle n’était pas sûre du tout d’être assez forte pour supporter pareille remise en cause de ses certitudes.

- Je suis désolé Miranda… à vrai dire ça m’embête un peu de débarquer et de chambouler tout ça, confortablement assis dans un fauteuil, calme parce que je maîtrise la situation. C’est une position compliquée dans laquelle je vous mets alors je tenais à m’excuser. Je ne voulais pas vous paniquer ou vous mettre mal à l’aise avec tout ça.

Elle baissa les yeux. Après tout, ça n’était pas de sa faute. C’était elle qui avait posé des questions, voulu savoir pour qui elle travaillait, comment et pourquoi. A présent elle n’était plus sûre de tout de vouloir savoir le reste. Elle savait au moins qu’on allait pas la forcer à dire telle ou telle chose, ou a violer la confidentialité. C’était à peu près tout ce dont elle avait besoin pour redevenir sereine. Elle était allée trop loin.

- C’est moi qui ais posé toutes ces questions, rappela-t-elle pour le tranquilliser.

Elle aurait aimé qu’il se contente de cela. Au lieu de cela, il envoya un regard aux gardes qui quittèrent la pièce sans mot dire. Ce qu’elle allait entendre eux-mêmes ne le savaient pas. Elle n’était pas sûre d’avoir envie de connaître la suite, mais une sorte de curiosité étrange la poussait malgré tout à le laisser poursuivre.

- Vous savez, si vous avez si peu d’informations sur le SCP c’est par sécurité. Pour vous comme pour nous. Moins vous en savez et mieux vous vous portez, c’est le principe. Alors oui, on est joignable sur les feuilles de rapport qu’on envoie à nos agents à l’extérieur comme vous l’avez testé,
fit-il avec un demi sourire.

Joignable n’est pas le terme qu’elle aurait employé, mais bon…

-Mais sinon l’organisation en elle-même est un des plus grands secrets mondiaux. Pour ne pas dire le premier. Il y a des gens qui travaillent pour nous en sachant pertinemment qui nous sommes… d’autres pas. C’est une question de choix et de conséquences.


A nouveau elle resta silencieuse un petit instant. Elle était en face d’un des plus grands secrets du monde. Voulait-elle vraiment savoir pour qui elle travaillait ? Ce que tout cela impliquait. Au fond elle n’en savait rien. Une partie d’elle souhaitait n’avoir jamais postulé pour ce poste, oublier tout cela, la grande silhouette noire et les patients dissociés dont elle ne savait que faire parfois. Une autre partie d’elle aurait voulu avoir une vie qui ait plus de sens. C’était une de ces moments où l’on se trouve en quelques sortes à un carrefour de sa propre existence. Et si elle était assez courageuse pour faire quelque chose de bien ? Quelque chose qui puisse compter ? Quelque chose qui ait vraiment du sens ? A présent Ridley lui inspirait confiance. Quoiqu’il fasse il semblait bien intentionné.

- Ecoutez…. Je ne suis pas du tout certaine de vouloir en savoir plus. Qu’est ce que vous me proposez en fait ? Si je savais quelles seraient les conséquences ?

Elle poursuivit presque pour elle-même cette fois.

- Une partie de moi voudrait rester à ma petite vie tranquille. Mais en même temps, il m’arrive de plus en plus souvent de regarder par dessus mon épaule en rentrant du travail et d'avoir vraiment peur… Une autre partie de moi… commence à penser que c’est possible et qu’il existe vraiment… S’il existe vraiment ça veut dire que votre travail à vous, c’est de chercher et d’étudier les choses comme lui…Alors je suis déjà à moitié dans votre secret non ?


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MessageSujet: Re: Inspection (Pv Ridley)   Lun 15 Fév - 15:31

Ridley laissa patiemment le temps à Miranda d’éclaircir ses pensées troublées. Après tout, il lui en avait envoyé beaucoup à la figure en un temps très court. Il préféra donc ne rien ajouter et laisser tout décanter jusqu’à ce qu’elle-même reprenne la parole. Elle méritait bien de prendre un peu de temps pour y réfléchir. S’il avait su que leur discussion prendrait cette allure, il aurait sans doute agi autrement. Sans toutefois savoir comment avec précision.

— Ecoutez…. Je ne suis pas du tout certaine de vouloir en savoir plus. Qu’est ce que vous me proposez en fait ? Si je savais quelles seraient les conséquences ? Une partie de moi voudrait rester à ma petite vie tranquille. Mais en même temps, il m’arrive de plus en plus souvent de regarder par dessus mon épaule en rentrant du travail et d'avoir vraiment peur… Une autre partie de moi… commence à penser que c’est possible et qu’il existe vraiment… S’il existe vraiment ça veut dire que votre travail à vous, c’est de chercher et d’étudier les choses comme lui…Alors je suis déjà à moitié dans votre secret non ?


Oh, Ridley comprenait qu’elle ne veuille pas en savoir plus et il respectait ce choix. Mais plus que cette décision, il comprenait le dilemme dans lequel elle se trouvait plongée. S’il pouvait l’aider à tirer les choses au clair pour savoir quoi décider, il se ferait un plaisir de le faire. Après, il était clair que si cette entité existait, Miranda aurait besoin d’être mise en sécurité histoire d’éviter d’être prise pour cible, au moins un temps, jusqu’à ce que ses intentions soient connues. Si ce qu’elle provoquait était volontaire ou non. Mais il s’emballait un peu. Après tout, au vu des preuves, il y avait quand même 5% de chances que ça ne soit pas quelque chose de vivant. C’était beaucoup ! Et sarcastique…

— Si je vous mets dans la combine Miranda, je ne vous le cache pas, vous serez en danger, des gens pourraient s’en prendre à vous en espérant que vous leurs donniez des informations. Bien évidemment histoire d’éviter ça vous aurez aussi droit à une protection… dont vous pouvez bénéficier maintenant aussi, en temps qu’employée, même si peu informée. Le problème c’est que ces infos sont si sensibles qu’une fois données, quitter le SCP pour faire autre chose de votre vie devient vite compliqué. La plupart du temps les gens évitent de changer de métier ou d’employeur parce qu’on est obligé de leur effacer la mémoire tant que c’est possible, ou de les tuer. On a encore jamais eu à le faire parce que malgré le danger ça convient très bien aux gens et on espère que ça durera.


C’était certes sans grand tact qu’il parlait mais il fallait bien confronter la psychologue à la réalité, à un moment donné. A elle de voir si elle voulait tout bouleverser dans sa vie ou pas. C’était une situation très difficile. Mais elle avait raison, elle était déjà à moitié dans le secret avec ce qu’elle savait à présent. Il suffisait que des organisations rivales entendent parler de ce qui se passait à Lane, ce qui était déjà peut être le cas, pour que Miranda subisse des menaces, qu’on lui demande des comptes.

— J’étais dans le même cas que vous au début… à savoir si je devais continuer de faire l’autruche ou si je pouvais faire autre chose de ma vie. La seule chose que je regrette aujourd’hui c’est toute l’administration qui me colle aux basques alors que je préférerais faire de la science brute mais ça, ben, pas le choix.


C’était vrai, quand il avait trouvé ses premières expériences, il s’était demandé s’il ne devait pas les enterrer six pieds sous terre et les oublier. Et finalement, en notant leur recrudescence il s’était dit qu’il fallait bien en faire quelque chose. La grande histoire de la Fondation avait démarré à ce moment là.

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MessageSujet: Re: Inspection (Pv Ridley)   Mar 16 Fév - 9:50


Comme elle le lui avait dit après tout, elle était déjà à moitié dans la confidence. Elle n’était pas encore certaine de vouloir y entrer totalement. Est-ce que cela en valait la peine et que risquerait-elle ? Même ça, elle n’était pas sûre de vouloir le savoir. Il se pouvait bien qu’elle franchisse le pas, là sur un coup de tête et qu’elle regrette par la suite. Elle n’en savait rien. Elle n’avait pas suffisamment confiance en elle pour être sûre de prendre la bonne décision. D’ordinaire d’ailleurs, elle s’abstenait plutôt d’en prendre. Une des rares choses qu’elle avait choisie c’était de devenir psychologue. Mais c’était très différent. C’était presque un choix par défaut. Avec le recul, elle ne savait pas ce qu’elle aurait pu faire d’autre. Elle ne savait pas quoi penser alors elle attendait d’en savoir plus.

- Si je vous mets dans la combine Miranda, je ne vous le cache pas, vous serez en danger, des gens pourraient s’en prendre à vous en espérant que vous leurs donniez des informations. Bien évidemment histoire d’éviter ça vous aurez aussi droit à une protection… dont vous pouvez bénéficier maintenant aussi, en temps qu’employée, même si peu informée. Le problème c’est que ces infos sont si sensibles qu’une fois données, quitter le SCP pour faire autre chose de votre vie devient vite compliqué. La plupart du temps les gens évitent de changer de métier ou d’employeur parce qu’on est obligé de leur effacer la mémoire tant que c’est possible, ou de les tuer. On a encore jamais eu à le faire parce que malgré le danger ça convient très bien aux gens et on espère que ça durera.


A nouveau elle était étonnée. Il n’y avait pas de retour possible à ce choix. L’opportunité ne se présenterait sans doute qu’une seule fois. Si elle sautait le pas, elle ne pouvait pas revenir en arrière. Peu importe ce qu’elle dirait finalement, cela serait déterminant. Voulait-elle d’une nouvelle vie ? Le voulait-elle au point de ne plus jamais pouvoir revenir sur ses pas ? Voulait-elle d’une voix où l’on pouvait effacer la mémoire des gens ? Les tuer s’ils en savaient trop ? Un monde peuplé de créatures dont elle ne soupçonnait pas même l’existence ? Un monde où elle était en danger ? N’était-elle pas déjà en danger dans celui-ci  de toute façon puisqu’elle allait avoir besoin d’une protection ? Le souffle un peu coupé elle ne savait pas quoi répondre.

-J’étais dans le même cas que vous au début… à savoir si je devais continuer de faire l’autruche ou si je pouvais faire autre chose de ma vie. La seule chose que je regrette aujourd’hui c’est toute l’administration qui me colle aux basques alors que je préférerais faire de la science brute mais ça, ben, pas le choix.

C’est alors que Miranda nota quelque chose dans son discours qu’elle n’avait pas noté jusque là. Il avait dit à plusieurs reprises que les gens qui travaillaient pour cette grande entreprise étaient heureux. Personne jusqu’à présent n’avait souhaité en partir.

- Qu’est ce que j’ai a gagner à en apprendre plus ? s’entendit-elle demander tout à coup. Qu’est ce que vous cherchez à faire ? Quel est votre but dans tout ça ? Si je dois faire un choix sur lequel je ne peux pas revenir, je veux le faire pour une bonne raison…

Qu’avait-elle à perdre dans sa vie actuellement ? Sa sœur de toute évidence. Mais si elles étaient en danger, sa sœur serait bien plus à même de se débrouiller et de se défendre qu’elle. Quoi d’autre ? Son travail qu’elle aimait tant mais à priori elle continuerait de le faire puisque c’était tout de même pour ça qu’elle avait été recrutée. La liste était courte finalement. Étonnamment et désespérément courte.

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MessageSujet: Re: Inspection (Pv Ridley)   Mar 16 Fév - 16:24

En réalité, Ridley serait plutôt content si Miranda acceptait de les rejoindre totalement. C’était toujours plaisant de devoir convaincre les autres de rallier une cause. Surtout cette cause là. Ça lui permettait de réaffirmer lui-même ce qu’il faisait. Plongé dans la routine, il avait parfois tendance à oublier que ce qu’ils vivaient à la Fondation était exceptionnel. En y mettant les mots et les émotions, il s’en rappelait mieux à présent et à quel point tout cela le passionnait.

— Qu’est ce que j’ai a gagner à en apprendre plus ? Qu’est ce que vous cherchez à faire ? Quel est votre but dans tout ça ? Si je dois faire un choix sur lequel je ne peux pas revenir, je veux le faire pour une bonne raison…


Et encore une fois elle avait totalement raison. Pas question de se lancer dans l’inconnu et sans connaître le but de l’organisation. Elle attendait une bonne raison et elle ne serait pas déçue. Sans se vanter, c’était une des meilleures raisons qui soit. Et comme elle était dans la combine à moitié et commençait à douter de l’existence d’entités et de problèmes du genre de ceux qui se passaient à Lane, elle pouvait l’entendre.

— Le but de la Fondation est de protéger l’humanité de ces choses bizarres ou dangereuses qu’elle ne doit pas connaître, c’est aussi simple que ça. Même si dit de cette façon ça paraît un but très audacieux. Et un peu ingrat puisque la population ignore notre existence donc zéro reconnaissance de ce qu’on fait.


Et ils tournaient déjà autour des 2000 expériences. Ça devenait serré dans les murs du SCP. Le travail ça n’était pas ce qui manquait. Après, ce qu’elle avait à y gagner, tout dépendrait d’elle. Il aurait pu dire qu’elle aurait un meilleur salaire, en temps que psychologue elle verrait et entendrait beaucoup de nouvelles choses, de personnes très différentes, qu’elle choisisse de s’occuper du personnel ou des entités conscientes en elles-mêmes. Il ne la connaissait pas assez pour savoir ce qu’elle avait à gagner dans le futur en s’engageant par rapport à sa vie présente.

— En plus de cacher ces expériences comme nous les appelons ou d’enfermer les plus dangereuses pour éviter tout danger, notre rôle et de les étudier pour mieux les comprendre, faire progresser la science et les technologies dans tous les domaines. Mais en plus du corps scientifique, en temps que psychologue vous y auriez tout à fait votre place, vous savez.


Il ne connaissait pas le nombre exact mais il devait y avoir autant de personnel soignant que de scientifiques. Voire plus encore car ils devaient s’occuper des humains et des expériences en question. Et le recrutement des psychologues n’était pas ce qu’il y avait de plus facile, à vrai dire. Ce qu’il n’avait pas précisé par contre, c’était que certaines expériences étaient à la Fondation pour être elles-mêmes protégées de l’humanité. Les choses allaient dans les deux sens.

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MessageSujet: Re: Inspection (Pv Ridley)   Ven 19 Fév - 13:56

Si Miranda devait faire un choix sur lequel elle ne pouvait pas revenir, elle voulait savoir pourquoi, ce qu’elle avait à y gagner. A quoi servait cette organisation concrètement, quels étaient ses buts. Elle n’avait que faire de travailler pour des gens qui avaient trouvé un moyen un peu original de se faire de l’argent.

- Le but de la Fondation est de protéger l’humanité de ces choses bizarres ou dangereuses qu’elle ne doit pas connaître, c’est aussi simple que ça. Même si dit de cette façon ça paraît un but très audacieux. Et un peu ingrat puisque la population ignore notre existence donc zéro reconnaissance de ce qu’on fait.


Miranda se fichait de ce genre de reconnaissance, l’idée lui paraissait bonne mais en même temps, elle ne se sentait pas vraiment à la hauteur d’une chose pareille. Elle avait eu un moment d’euphorie, imaginant qu’autre chose était possible mais quoi ? Cela allait être comme dans les films ? Elle n’allait pas devenir brillante, quelqu’un d’autre, sous prétexte qu’elle avait franchi une frontière dont elle ignorait l’existence jusque là. La peur reprenait le dessus. Audacieux. C’était vraiment le moins qu’on pouvait dire. Et Miranda n’avait jamais été franchement audacieuse.

- En plus de cacher ces expériences comme nous les appelons ou d’enfermer les plus dangereuses pour éviter tout danger, notre rôle et de les étudier pour mieux les comprendre, faire progresser la science et les technologies dans tous les domaines. Mais en plus du corps scientifique, en temps que psychologue vous y auriez tout à fait votre place, vous savez.

Et pour faire quoi. Faire des tests ? Elle ne savait pas vraiment si elle s’en sentait capable. Certes elle n’avait presque rien à perdre mais le peu qu’elle avait, elle s’était beaucoup battue pour l’avoir. Qui savait ? Ce n’était pas parce que ces gens luttaient pour une noble cause qu’elle arriverait à se faire sa place. Il n’y avait qu’à voir comment elle était traitée au sein de l’hôpital… Elle n’était pas de ceux qui peuvent saisir une opportunité et changer leur vie. Elle n’était pas de ceux pour qui tout peut changer. Elle y avait cru un moment. Maintenant elle ne savait plus. Tout cela semblait à la fois trop beau pour être vrai et trop menaçant.

Finalement elle recula un peu derrière son bureau, mal à l’aise.

- Bon écoutez… Vous pouvez me faire confiance… tout ça je vais le garder pour moi. De toute façon, si j’en parlais on ne ferait que me rire au nez…


Elle marqua une pause lourde, imaginant la scène. Elle même peinait encore à y croire alors il n’y avait pas de risque.

- Euh… je… je ne suis pas très sûre que je suis prête à m’embarquer là dedans cela dit je… peut-être que je peux… vous laisser vous occuper de savoir ce qui cause cette maladie, pendant que moi je m’occupe de la soigner…

Elle manqua de s’arrêter là. Cependant elle n’arrivait pas à renoncer totalement.

- Pendant ce temps je vais euh… réfléchir à tout ça euh… tranquillement… et je vous dirais… après… plus tard…

Et voilà, à nouveau elle se sentait parfaitement ridicule. Mais ça au moins elle en avait l’habitude.

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