Le premier Forum RPG basé sur la légende urbaine du Slenderman.
 
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 Access Granted to : secret_file_000. [Read with caution]

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MessageSujet: Access Granted to : secret_file_000. [Read with caution]   Lun 20 Jan - 20:00


Ridley Moran
"He always keep up until memories start to work their way to the surface."



Ce document a été rédigé dans son intégralité par Alan Harp qui certifie l’exactitude de toutes les données. Pourquoi moi alors que je parle de Ridley ? Tout simplement parce que notre cher et tendre patron n’aime pas parler de lui et qu’il est trop occupé à côté, accessoirement. Il a quand même trouvé le temps de lire après moi et d’ajouter plein de petits carrés noirs parce que oui, je ne me suis pas empêché de noter certains points qu’il voulait garder secrets. Désolé pour l’attisement de votre curiosité, faudra vous refréner.


Notes

∞ Nom: Moran. (Et pas "moron" comme le dit si bien Bright.)
∞ Prénom(s): [James | Philimore] Ridley.
∞ Surnom(s): ████ ████ (par sa mère.), le boss, le mangeur de schtroumpfs, Super-Creepy-Pervert (par Bright.)
∞ Âge: 42 ans et toujours toutes ses dents, pas un seul cheveu blanc !
∞ Données de naissance: Né le 22 aout 1971 (A retenir pour la fête surprise) à Westminster, à Londres. Attention,malgré sa nationalité américaine, il reste très attaché à ses origines britanniques, même s'il ne se rappelle pas du tout des années passées là-bas.
∞ Métier: Chasseur de grenouilles puis pêcheur de bottes au fond de l'étang quand il était petit. Ancien agent et chef de section à la CIA, il a tout plaqué pour créer le SCP et personne ici ne dira que ça a été une mauvaise idée, moi en premier.
∞ Autres informations: Ne JAMAIS lui renverser de l’eau sur la tête, que ce soit pour s’amuser ou non. Surtout pour s’amuser, on joue pas avec la phobie des gens. | Il balance tout ce qu’il a sous la main quand il est énervé et boude tellement après qu’il ne dit plus rien. | S’il dort évitez de le réveiller vous risquez de vous prendre une mandale sans comprendre d’où elle est venue. Il se réveille pour un rien et cauchemarde facilement. | Il dénie totalement tout problème d’████████ █████ alors qu’elle est avérée, c’est très agaçant. | Il est le seul à posséder constamment un SCP sur lui mais vous n'en saurez pas plus.


________________________________________________
Behind the Screen

∞ Pseudo: Paraît qu'on me connait plutôt bien sous le pseudo de Yankee-Chan même s'il est peu utilisé.
∞ Âge: 19 ans.
∞ Où as-tu trouvé le Forum ? J'ai étrangement oublié héhé.
∞ Votre avis sur le Forum : Génial évidemment >: D
∞ Votre présence sur le Forum : Tous les jours sauf occasions et pourtant tout comme mon perso je risque d'être bien débordée pour trouver le temps de RP. Incorrigible je suis.

© sobade.



Chapter One
Happiness isn’t about getting what we want, it’s about appreciating what we have




Même si tout a commencé il y a au moins vingt ans, je me rappelle encore très bien de ma rencontre avec Ridley. C’était en Septembre, une semaine après ma rentrée et on crevait tous de chaud à l’intérieur des bâtiments de l’université. Seules les salles de chimie au sous-sol possédaient une température agréablement supportable et encore. Les joies de la Floride, que voulez-vous que je vous dise… D’ailleurs ce soleil de plomb avait du griller les neurones de certains glandouilleurs professionnels qui dès la rentrée m’avaient pris en grippe. Mais si, vous voyez de quoi je veux parler, ce fameux groupe de délinquants qui ne font acte de présence que pour frimer en dehors de l’université prestigieuse qui les accueille. Y’en a toujours un dans les films américains sauf que cette fois ci, c’était tout sauf un film. Et c’était moi, petit binoclard aux cheveux bouclés et au sac bien trop lourd qu’ils poursuivaient dans la cour sous une chaleur intenable. Mais ils ne l’ont fait qu’une fois et d’ailleurs je ne les remercierai jamais assez puisque c’est grâce à eux que j’ai rencontré Ridley.

J’étais en train de profiter de l’accueil très chaleureux que mes camarades me réservaient lorsqu’il s’en est mêlé d’une façon plutôt théâtrale. Il a juste poussé le type qui s’apprêtait à m’en coller une pour voir jusqu’où mes lunettes valseraient, le nez encore collé dans son manuel de physique et a juste lâché un simple « Désolé t’étais sur mon chemin ». Bizarrement, me remettre à ma place n’avait plus aucun intérêt après cet affront et je me suis retrouvé par terre bien avant de comprendre que la priorité de ces types était devenue ce « gosse de riche à la gueule trop parfaite et à l’air hautain ». A peine plus petit mais bien moins baraqué qu’eux et surtout seul, je me doutais que ça allait mal finir alors j’ai hésité entre aller l’aider ou appeler quelqu’un. Mais finalement je n’ai fait ni l’un ni l’autre. C’est difficile de vraiment énerver Ridley mais si on s’y prend bien, ça peut aller très vite. Il a suffi qu’un des types lui arrache son livre des mains pour le balancer plus loin et lui mette une droite dans le nez pour qu’il se défende. Et leur colle une branlée aussi. Ça n’a duré qu’une minute avant qu’un surveillant ne vienne les séparer et les mettre en retenue mais il avait quand même eu le temps de tordre un poignet, de péter un tibia et de déboîter une épaule. Moi avec mon innocence de gamin de 19 ans, j’hésitais entre être choqué ou béat d’admiration. La balance à penché pour l’admiration alors je suis allé récupérer son bouquin et j’ai attendu qu’il finisse son heure de retenue (et sa discussion avec le directeur, entre autre). Ça l’a fait sourire quand il m’a vu, malgré son nez apparemment cassé. Je me sentais trop coupable tout en sachant que ce n’était sans doute pas de ma faute si ma tête ne revenait pas à tout le monde. C’est quand même pour m’aider qu’il s’est retrouvé dans cet état et que le directeur à appelé son père. Quand j’ai osé demander s’il allait se faire engueuler à cause de moi, il m’a simplement ri au nez comme si j’avais prononcé une absurdité sans nom. Ridley, se faire engueuler par ses parents ? Jamais de la vie. Enfant unique, il a toujours été adulé et porté sur un piédestal par ses parents mais il a su rester très modeste. Sa mère médecin avait fait une montagne de son nez cassé tandis que son père l’avait juste félicité, tout content que ses cours d’auto-défense lui aient été utiles.

Depuis ce jour j'allais tous les soirs chez Ridley pour les devoirs et je déjeunais là-bas tous les dimanches. Je ne savais pas vraiment qu’ils étaient millionnaires au début, ça ne se voyait pas du tout, que ce soit dans leur manière de se comporter, dans leur maison ou dans leurs habitudes de vie. Ils semblaient juste être une famille normale, avec un salaire normal. Et pourtant son père, auparavant chercheur dans une grande entreprise d’armement, à réussi à économiser et à gravir les échelons pour racheter la boite quand le patron est parti à la retraite. Pourtant ils ne sont jamais vantés d’être plus friqués que tout le monde. Ils vivaient dans une maison en bois sur trois étages, tout ce qu’il y a de plus simple sans installation dernier cri. Une maison en bois en Floride. Ridley m'a dit que c'était un caprice de sa mère qui avait toujours voulu vivre dans un chalet, peu importait où. C'était chose faite mais on mourrait vite de chaud dedans en été, plus besoin de mettre les plats au four ils cuisaient à l'étouffée en étant posés sur la table. D’ailleurs sa mère cuisine franchement bien mais elle a tendance à materner tout le monde en faisant des plats pour un régiment tout entier. Et attention faut finir sinon on ne se lève pas de table. Mais revenons à nos moutons.

Ridley devait recevoir son diplôme cette année alors que je commençais à peine ma scolarité à l’université. C’était tellement crève cœur de devoir se séparer aussi vite qu’on en a profité le plus possible. Ah je me rappellerais toujours de son 24ème anniversaire qu’on a fêté en même temps que l’obtention du diplôme. Il était toujours propre sur lui, à vouloir donner une bonne image de soi à tout le monde mais ce soir là, qu’est ce qu’il avait bu… Ses parents n’étaient pas là, il avait la maison à lui tout seul et il a invité tous ceux qu'il connaissait. Mais il n’a plus jamais recommencé depuis. Ne pas se rappeler de sa superbe imitation d’un ████████ ██ ███ dans l’étang c’est dur, j’avoue. Heureusement on a filmé pour lui avant d’aller le repêcher. Ça nous fait un moyen de pression pour avoir des schtroumpfs maintenant.

Et puis aussi étrange que cela puisse paraître, il s’est tourné vers autre chose que ce que son cursus lui prédisait. Tout le monde le voyait chercheur comme son père, après tout il était brillant. On se disait qu’il allait publier des thèses, devenir un scientifique renommé, bosser à la NASA ou n’importe où ailleurs, c’était juste impossible de lui claquer une porte au nez. A vrai dire, personne ne l’a jamais embêté sur ce qu’il deviendrait plus tard. Il n’a même jamais eu à répondre à la question, il n’a fait que suivre ce qui le passionnait en attendant de voir où cela le mènerai. Et il a choisi la CIA. Tout le monde était surpris quand il l’a annoncé mais il s’est contenté de dire qu’il avait besoin d’action, de voir autre chose, de vivre autrement. Au moins tout le monde l’a soutenu quand il est a réussi à se trouver une place. En deux ans il est même devenu chef de section. On a gardé le contact par mail bien évidemment mais inquiet comme j’étais ça m’arrivais de téléphoner au bureau de la CIA, peu importe lequel, parce qu’il ne répondait pas. Et justement, durant un an et deux mois il n’a pas répondu.
© sobade.



Chapter Two
Home isn’t where you live. It’s where people understand you




J’ai appelé la CIA en avril, cela faisait un mois que je n’avais pas de nouvelles de Ridley. Silence radio à son sujet, apparemment ils ne voulaient pas avancer de fausses hypothèses pour m’alerter. Au début je pensais surtout que c’était trop confidentiel pour qu’ils m’en parlent  mais ils m’ont vite assuré que Ridley avait autorisé qu’on me donne certaines informations en cas de besoin tant qu’elles ne compromettaient pas la sécurité de l’état. Même à la CIA y’a des papiers pour les personnes à prévenir si nécessaire apparemment, faut croire qu’il a mis mon nom. Excédé, j’ai tout de même rappelé trois semaines plus tard pour finalement apprendre que les services secrets russes lui avaient mis la main dessus durant une opération d’infiltration. Ils ne savaient pas combien de temps ils allaient le garder. Tout ce qu’ils pouvaient prédire avec certitude c’est qu’on allait tenter de lui extorquer des informations proportionnelles à celles qu’il avait obtenues, par la violence s’il le fallait. Son patron à dit qu’il ferait tout pour le ramener mais entre les dires et les faits, il y avait un fossé. C’était un espion contre un espion, un marché que les États-Unis n’avaient pas envie d’accepter. Si j’avais eu assez d’informations je serais allé le chercher moi-même. Le savoir à l’autre bout du monde, possiblement en train de se faire torturer sans pouvoir rien faire, sans oser le dire à ses parents, rendait la situation presque insoutenable.
Ils m’ont rappelé en  juin. Pas le juin de cette année, celui de l’année qui a suivi. Ridley est resté en Russie durant un an et trois mois. C’est le temps qu’il a fallu pour que les américains comprennent qu’il allait crever s’ils n’acceptaient pas l’échange. Justement, il allait avoir lieu mais ils avaient besoin de mon aide pour l’héberger temporairement. Entre-temps j’étais parti m’installer à New York, pas trop loin du grand laboratoire médical dans lequel je travaillais. Attendre qu’ils me recontactent puis viennent me chercher  une fois que tout serait arrangé avec les russes a fait partie d’un des moments les plus longs de toute ma vie. J’avais peur, j’étais inquiet. Et si c’était un piège ? Je ne savais pas à quoi je m’exposais, j’ignorais tout des méthodes de la CIA moi mais je me doutais que ce serait délicat.
A 22h une voiture aux vitres tintées est passée me prendre devant mon appart pour m’emmener dans les tréfonds de New-York, là où personne ne foutait jamais les pieds parce qu’il y avait des accès interdits partout et des restes de bâtiments abandonnés. C’était absolument fantastique, tout pour rendre ce moment encore plus glauque et horrible, franchement. On a attendu, encore. Jusqu’à ce qu’une autre voiture arrive en face et étrangement, j’hésitais à quitter ma place. Durant un instant j’aurais voulu être une autruche pour planquer ma tête dans le sol et me fermer à l’extérieur. J’essayais de m’imaginer, de me représenter ce qui avait pu se passer durant cette année d’absence malgré le peu d’informations que j’avais. J’étais apparemment le seul qui ne maîtrisait pas du tout la situation. On aurait dit qu’ils faisaient ça tous les jours eux. Que ce soit le patron à Ridley à côté de moi ou ses trois agents, pas un ne montrait le moindre signe de tension tandis que j’avais la forte impression d’avoir été intégré à un tableau dans lequel je n’aurais jamais du être.
Et j’ai pu constater à ma plus grande tristesse que ce que j’avais imaginé était bien trop proche de la réalité. Les russes sont sortis de leur voiture et ont attrapé Ridley comme s’il ne s’agissait que d’un vulgaire objet. Lorsqu’ils l’ont balancé vers nous, il arrivait à peine à marcher. Vu comme il titubait j’étais presque certain qu’il allait s’effondrer d’une minute à l’autre alors je me suis avancé pour aller le chercher. Ce n’était peut être pas une chose à faire mais là, honnêtement, je m’en foutais. Tout ce qui m’importait c’était mon ami que je ne reconnaissais quasiment pas. Trop maigre, le visage trop émacié, les cheveux trop longs. J’ai presque eu l’impression que lui aussi ne m’a reconnu que lorsque je l’ai attrapé pour l’aider à marcher. Il tremblait tant il était faible. Son « Alan ? » à ce moment là, je ne pourrais jamais l’oublier. Même sa voix était différente. Il ne semblait pas croire ce qui lui arrivait et portait un regard surpris sur chaque chose en mouvement, moi y compris. Comme si cette situation était irréelle, un rêve trop beau pour être vrai. Sur le moment, il m’a terrifié. J’ignorais ce qu’on lui avait fait subir mais j’avais clairement envie de vomir, sans doute l’aurais-je fais si j’avais su. Le reste de l’échange derrière moi n’avait plus d’importance. Si j’avais pu revenir en arrière et l’empêcher d’entrer à la CIA, je l’aurais fait en cet instant. Sans hésitation vu le résultat que j’avais sous les yeux.  Je l’ai installé sur la banquette arrière, lui ai demandé si ça allait. Il m’a regardé plus intensément et m’a souri. Son sourire aussi était différent même si on y décelait un petit quelque chose qu’il avait toujours eu. Il m’a répondu mot pour mot « Ça va. Je suis juste un peu fatigué mais je suis content d’être rentré ». Effectivement il paraissait fatigué mais le plus frappant restait quand même sa maigreur. Au moins, il a vraiment eu l’air content quand je lui ai dit qu’il allait vivre chez moi quelques temps même si, forcément, je me doutais qu’il ne voulait pas déranger. C’est d’ailleurs ce qu’il m’a sorti juste avant que son patron n’arrive pour s’enquérir aussi de son état de santé. « Non vraiment, il n’y a pas de quoi s’inquiéter je vais bien, c’était de vrais camps de vacances ils avaient des matelas et tout, vous auriez du voir ça » leur avait-il répondu avant d’ajouter qu’il se sentait même près à retravailler. Heureusement pour lui, son patron à suivi mon avis ; c’était hors de question. Je trouvais horrible que Ridley insiste malgré tout. Comment pouvait-on envisager de recommencer à travailler après ça ? Il lui fallait du repos, un psy et surtout du temps pour réapprendre à vivre après avoir perdu un an de sa vie en Russie. Les deux semblaient hors de question pour lui, c’était ça le pire.
Trop faible, il n’a pas bataillé bien longtemps pour sa cause et nous nous sommes tous empressés de rentrer. J’ai du promettre de donner des nouvelles régulièrement même si cela ne faisait aucun doute que je l’aurais fait. Assis à l’arrière je jetais parfois des coups d’œil inquiets à Ridley qui était retourné à sa contemplation stupéfaite de la ville. Il m’a demandé où nous étions et je lui ai répondu New-York. Aussi incroyable que cela puisse paraître, il semblait capable de se réjouir de la réussite de mes études et du fait que j’ai pu me trouver un boulot aussi rapidement que lui. Après tout à cette époque là j’avais 24 ans, pareil que lui quand il a pu voler de ses propres ailes. A ceci près que lui il en avait 28 et que ses ailes, on avait tiré dedans à bout portant sans remords.
Quand la voiture s’est garée devant chez moi, Ridley à osé demander encore une fois s’il pouvait aller travailler demain. Il a eu l’air de bouder quand on lui a dit non, maugréant à demi-mots qu’il ne comprenait pas pourquoi il n’avait pas le droit. Au fond de lui je suis sûr qu’il savait. Mais il a du enfouir tellement profondément ce qu’il s’est passé pour ne pas s’inquiéter lui-même et inquiéter les autres qu’il dénie maintenant tout ce qui prouve qu’il va mal. Pour un peu, ce serait presque l’existence de cette année passée à se faire torturer qu’il réfuterait s’il pouvait mais puisque c’est inscrit sur son corps, cela lui est impossible, j’y reviendrais.
Toujours aussi boudeur il a tout fait pour me prouver qu’il était capable de grimper les escaliers seul jusqu’au premier étage et par conséquent, de retourner travailler. Je suis resté intransigeant, il fallait d’abord qu’il se repose et que, possiblement, il aille voir un médecin demain. Une fois dans mon appart il a déambulé un peu partout, exploré gentiment comme un gamin qui découvre sa nouvelle maison. De mon côté j’étais horriblement mal à l’aise mais je m’étais mis en tête de préparer un truc à manger à peu près consistant bien que la faim ne soit pas réellement au rendez vous. Je n’osais pas imaginer ou même lui demander de quand datait son dernier repas décent.  Finalement je lui ai prêté quelques habits qui lui iraient peut être -il ne faut pas oublier qu’il fait au moins une tête de plus que moi- et il a filé dans la salle de bain pour prendre une douche tellement rapide que je n’ai même pas eu le temps de souffler. Au bas mot ça avait duré quoi… cinq minutes ? Depuis qu’il est revenu jusqu’à aujourd’hui, il s’est mis à avoir une peur panique de l’eau. Et encore, ce n’est pas vraiment le bon terme. Disons plutôt que se faire mouiller le tétanise voire le fait délirer et entendre le bruit de la pluie ou de l’eau couler l’énerve. Aller à la piscine est devenu carrément impossible. Il n’a jamais dit clairement pourquoi l’eau lui faisait cet effet mais ce n’est pas compliqué à comprendre que ça vient de cette année passée en Russie, comme bon nombre d’autres choses encore.
Pour parfaire encore cette soirée déjà bien entamée, j’ai eu le privilège certain de pouvoir observer ce que Ridley cache ardemment maintenant. Ses tatouages.  Je n’ai pas pu les reluquer plus de trente secondes mais malgré le nombre, je n’ai pas oublié leur allure. C’est peut-être bien la seule chose sur laquelle il a accepté de donner un semblant de détail. Et encore… il a juste avoué ne pas les avoir reçus de son plein gré ce qui en soi est déjà un autre fait horrible à ajouter à son palmarès.


[J’ai effectué quelques recherches sur ses tatouages et bien que cela m’ait demandé quelques jours de recherches, j’ai pu en comprendre le sens. Autant vous faire partager les résultats, de toute façon si Ridley a envie il censurera avant que vous puissiez lire. Je tâcherais de décrire toujours de haut en bas, faudra vous en contenter les photos c'est hors de question.

• Il possède un tatouage sur la nuque : Dum Spiro Spero (Littéralement "Tant que je respire, j'espère").
• Le second s'étend tout le long de son dos, il s'agit de 15 dômes russes surmontés de croix symbolisant le temps passé en prison. (par mois donc)
• Le troisième sur le bas du dos est composé des lettres MNP (Qu'on peut traduire par "Paix" ou "Monde").
• Un bateau à voiles est représenté sur l'épaule droite qui signifie un fort désir de liberté, une envie de la retrouver et de la garder.
• Une étoile à huit branches sur l'épaule gauche pour un refus de coopérer avec les autorités et un emprisonnement sous haute surveillance. Sur son poignet gauche, on retrouve les lettres ВЯХ qui, en Russe, sont l'abréviation d'une plante toxique pour l'homme(Cicuta Virosa) provoquant des douleurs abdominales intenses sans traitement connu. Je n'ai bien évidemment pas demandé à Ridley si on l'avait forcé à en prendre.
• Sur son bras gauche il est possible de lire une phrase en russe qui traduite donne approximativement "Ne voit rien, n'entend rien et ne dit rien à personne".
• Sur son avant bras droit on trouve une chaîne qui indique l'emprisonnement et, au niveau de son poignet, cinq points formant une croix (aussi appelé Quincunx) qui ont la même signification.
• Sur son torse on retrouve un dessin qui s'apparente à une peinture de William Blake symbolisant une méfiance envers le système.
• Et enfin sur son ventre on retrouve l'inscription Gnothi Seauton qui veut dire "connais toi toi-même".
Et comme j'ai fait le tour je vais m'empresser de m'arrêter là, je pense qu'on ne me demandera pas pourquoi.]



Vous aurez vite compris que le pire dans l’histoire, c’est qu’il n’a jamais rien avoué. Malgré la torture il n’a pas cédé. Malgré le fait que quelqu’un à la CIA l’ait vendu d’ailleurs, d’après ses dires. Il n’a pas énormément mangé ce soir là mais ça, je m’en doutais un peu. Il a mal dormi aussi, je crois. Je lui ai proposé de dormir dans le lit, après tout il était grand et au pire j’aurais fini sur le canapé. Il a… essayé on va dire mais aussi impossible à croire que cela paraisse, il a fini par me dire qu’il serait plus à l’aise par terre. J’ai cru qu’il me faisait une blague au départ mais non, il a juste pris un coussin, une couverture et il s’est allongé par terre avant de s’endormir comme une masse. A croire qu’un lit était trop confortable pour lui mais ça en disait long sur sa situation au courant de l’année passée. Je me suis douté aussi qu’on n’avait pas du le laisser dormir en paix puisqu’il se réveillait en sursaut à chaque bruit un peu trop fort. Les séquelles étaient innombrables et cela faisait peine à voir.
Ridley a recommencé à travailler trois jours plus tard. Malgré le médecin qui lui avait apparemment dit qu’il allait avoir besoin d’une surveillance poussée parce qu’il avait une ████████ █████.██ █'█████ ███ █████████,██ █'██ ███████ ███ █████ █'█████ ██ ██████ ██ ███ ████████ ██ ██ █████ ██ █████████ ████ ██████ █████████ ███ ███ ██ ██████ ██████████████. Ridley n'a jamais confirmé. D'ailleurs, il doit avoir mis des carrés noirs sur ce que j'ai marqué non ?
A force d’insister ils ont tous finis par céder sauf moi qui désapprouvais malgré tout. Il avait bien évidemment été remplacé en temps que chef de section mais je crois que ça l’a encore motivé davantage à se dépasser pour leur prouver qu’il n’avait pas changé. Il est resté quelqu’un de foncièrement gentil et sérieux mais son année passée en Russie a laissé des marques si profondes qu’il a l’air de les sous estimer. J’ai l’impression qu’il est divisé entre qui il était avant ce qui est arrivé, le prisonnier qu’il était et l’homme qu’il est devenu maintenant, qu’il essaye désespérément d’en attraper le meilleur pour combler les marques et les faire paraître moins profondes, justement. Il n’a pas l’air de se rendre compte à quel point il est blessé physiquement et mentalement sauf quand les souvenirs parviennent à remonter.
© sobade.



Chapter Three
Bloody Internet ~




Il a fallu environ un mois à Ridley pour se réadapter. Au début j’allais utiliser le verbe remettre mais ça n’aurait pas été juste, on ne se remet pas vraiment d’une expérience pareille. Il a retrouvé un appart’ et s’est réintégré à la vie en société d’une manière fulgurante mi inquiétante mi rassurante. Au moins, nous sommes sortis de là plus proches encore et j’étais content parce qu’il semblait réellement aller mieux. Il a continué à travailler pour la CIA durant environ deux ans avant que sa vie ne prenne un autre tournant décisif.  Je me souviens qu’il m’a flanqué une de ces peurs le jour où il a débarqué chez moi avec le projet du SCP en tête. Forcément j’étais au boulot mais lui m’attendait chez moi sans que je sache comment il était entré alors forcément quand j’ai ouvert la porte j’ai fait un bond. Je crois que je ne l’ai jamais vu aussi excité de ma vie. Alors on s’est installés à table et on a parlé, laissant filer les heures sans même nous en rendre compte.

Il m’a raconté que tout a débuté lors d’une de ses missions. Il a été confronté à des événements si étranges que sa grande connaissance des sciences n’a pas pu expliquer. Forcément, il venait de rencontrer sa première expérience, celle-là même qui a engendré la création de la Fondation. Son équipe et lui étaient partis régler une affaire étrange et hautement paranormale dans le sud du Maryland. Des morts inexpliquées ; ni des suicides, ni des meurtres. La cause donc ? Une bague en jade, une simple bague en jade. J’ai halluciné quand il m’a annoncé ça et qu’il l’a posée sur la table. On avait tous les deux étés formés à la même école qui nous avait inculqué le cynisme  si caractéristique des hommes de science. Le paranormal ? Foutaises. Dieu ? Foutaises. Tout avait une cause scientifique et le reste n’existait pas. Je pensais qu’il me faisait une blague pour me tester, voir si j’étais toujours aussi crédule qu’à mes 18 ans. Mais il fallait croire que non. D’après Ridley, toutes les victimes avaient porté cette bague avant de plonger, quelques heures plus tard, dans un profond coma. Elle était passée d’amis en amis, un peu inconsciemment, sans faire exprès. La police était sur la paille, dépassée, alors la CIA est intervenue jusqu’à ce que l’objet incriminé soit retrouvé. Avec ses connaissances scientifiques, c’est surtout Ridley qui s’en est chargé, d’autant que comme moi, tout le monde était convaincu qu’une simple bague ne pouvait faire de mal à personne. Et pourtant…

Très vite il a constaté avec surprise que cet anneau de jade changeait de taille en fonction de la personne qui le touchait mais n’était pas nocif tant qu’on ne le mettait pas au doigt. Beaucoup d’autres propriétés lui étaient conférées et ses effets qui consistaient en █████████  ███████████████████ █████ █████████ ████████ ██ ███████████ █████████████ [DATA CLASSIFIED UNDER LEVEL 4 CLEARANCE] perduraient même s’il était retiré. Pas besoin d’être un génie pour comprendre que cet anneau avait quelque chose de surnaturel. La CIA a étouffé l'affaire en prétextant une épidémie de tuberculose et les policiers témoins et acteurs de cette histoire n'eurent pas besoin de se faire prier pour garder le silence. Et cet objet si étrange en attendant ? Ridley l'avait gardé et emmené avec lui pour de futures expérimentations car lui aussi avait eu du mal à croire ce qu’il voyait jusqu’à ce qu’un « et pourquoi pas ? » se mette à renverser toutes les idées préconçues qu’il possédait envers ce qui l’entourait. On ignorait si les extra-terrestres existaient ou pas même si, vu l’immensité de l’univers, d’autres formes de vies devaient forcément exister. Alors pourquoi une bague avec des propriétés aussi étranges que celle qu’il gardait désormais n’existerait pas ? Sa curiosité avait fini par le hanter au point de souhaiter expliquer ce phénomène plus que tout au monde. Et cela m’a bien vite contaminé aussi lorsque j’ai eu les preuves irréfutables des effets de ce bijou. Au début, nous avons gardé cela secret, procédé à quelques tests dans le secret le plus total. De fil en aiguille et de mois en mois cette obsession s’est creusée jusqu'à ce que de nouvelles rumeurs étranges ne parviennent à nos oreilles. Oh cet anneau ne fut pas la seule expérience que nous trouvâmes avant de fonder le SCP. Une clé permettant d'ouvrir toutes les portes et une partition de musique qui rendait les gens fous rejoignirent la petite collection qui commençait à se former dans l’appartement de Ridley. Il avait du réfléchir à des moyens de se protéger de ces expériences, surtout la première et la troisième puisqu’elles se trouvaient là où il vivait et qu’il n’avait pas spécialement envie de finir fou ou mort. Et peu à peu la Fondation prit forme dans son esprit. Cela ne devait être qu’un petit centre de recherche et d’études sur ces objets étranges au début, dont il s’occuperait en plus de son poste à la CIA. Mais au final, les expériences commençaient à s’entasser et elles n’étaient pas qu’inertes, d’étranges entités venaient s’ajouter dans le lot. Cela faisait trop pour nous deux alors Ridley quitta la CIA pour se consacrer pleinement à l’étude de ces phénomènes étranges et pour l’instant inexpliqués, toujours dans le plus grand secret. De mon côté je suis allé demander de l’aide à une de mes connaissances que j’appréciais énormément, Alto Clef. A ce moment là, il était professeur de chimie dans une grande université de New York et bien que réticent au début, il nous a rejoint dans notre projet une fois l’année scolaire terminée.

Avec l'aide de la fortune de son père et du soutien de personnes haut placées (les services secrets encore et toujours mais également des dirigeants d’organisations voire de pays), Ridley commença à bâtir sa propre entreprise basée sur l'étude et le confinement de ces expériences étranges qui, dans la logique des gens, ne devaient pas exister. Puisque tout cela devait être fait dans le plus grand secret, il a choisi le cœur des montagnes du Groenland pour installer les locaux. Un endroit impossible à rejoindre à pieds, uniquement par le ciel quand le temps était clément. De nombreux chercheurs séduits par sa cause et par les possibilités sans limites qui s'offraient à eux le rejoignirent et avec eux, pas mal de militaires embauchés. En deux ans, l’influence de la Fondation sur les pays du monde grimpa de façon si vertigineuse que s’en était presque terrifiant et au fur et à mesure que l’argent s’amassait, que les installations se perfectionnaient et que les expériences s’accumulaient, de plus en plus de personnes de tous ordres étaient recrutées si bien qu’en cinq ans,  le SCP possédait le poids dans les affaires, la fortune et la puissance d’un pays entier.

En même temps, le clonage, les expérimentations génétiques et la création d'armes biologiques à partir de ces expériences si assidûment traquées et endiguées n'y est aucunement tabou et cela attire autant les scientifiques que les dirigeants avides de plus de pouvoir. Sauf que Ridley ne vendra jamais les armes stockées au SCP à qui que ce soit et préfère les garder pour faire pression s’il le faut. Si la Fondation a été crée dans le but de préserver l’humanité de ces occurrences dangereuses qu’il faut enfermer, ce n’est pas pour possiblement vendre des armes si destructrices qu’elles pourraient exterminer des populations entières, cela serait totalement paradoxal.

Le seul problème qui resta à Ridley une fois qu’il se retrouva avec une armée de chercheurs derrière lui fut la chair à canon ; des sujets prêts à être envoyés devant pour "tester" les effets néfastes de ces objets et créatures. Il a passé un accord avec les dirigeants de certains pays en leur donnant la solution miracle face à la surpopulation des prisons. Leurs prisonniers à perpétuité ou condamnés à mort venaient travailler pour lui, sur la base du volontariat. Soit ils étaient exécutés soit ils venaient travailler au SCP avec une possibilité de rester en vie si la chance leur souriait. Ce n'est pas pour rien que les exécutions publiques n'ont plus lieu, ou que les corps ne sont plus rendus, ne serait-ce qu'en Amérique. Ils finissent tous entre les murs de la Fondation. Certains survivent plus longtemps que prévus, d’autres pas. Cela peut glacer le sang dit de cette manière mais malgré tout, sans cela nous n’irions pas loin. Aujourd'hui l'entreprise est florissante, Ridley roule sur l'or mais malgré cela, alors qu’il pourrait se la couler douce pour le reste de sa vie, il continue de travailler d’arrache pied pour que tout fonctionne correctement. Il lui arrive de venir assister à certaines expériences quand il en a le temps mais, maintenant, il est surtout occupé à trier les résultats et à converser avec les dirigeants des pays qui le demandent tous parce qu'ils se sentent menacés et quand il a trop de boulot c’est moi qu’il vient voir. J’ai beau avoir fondé le SCP avec lui, j’espère ne pas avoir à lui succéder trop vite parce que je ne sais pas si je pourrais subir la tonne de travail qu’il supporte chaque jour. C’est un peu le problème, plus une entreprise à du poids dans l’ordre mondial et plus ce qu’il y a à faire est prenant mais ça n’a pas l’air de déranger Ridley.

Est-ce qu’il est l'homme le plus puissant du monde ? Bah… euh… oui, probablement. Et le pire, c'est qu’en dehors de la Fondation et des têtes pensantes du monde, personne ne le remarque, personne ne sait rien de lui, personne ne le connait. Même un tueur à gage engagé par un politicien ne saurait pas qui chercher. A titre indicatif, toutes les informations recueillies sur ce dossier sont confidentielles et mieux vaudrait que ceux qui les ont lues n’en parlent jamais en dehors de la Fondation. Depuis ce qu’il lui est arrivé, Ridley a horreur qu’on le trahisse…
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