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 EVENT N°1 : La Bombe Rouge бомба красный

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MessageSujet: Re: EVENT N°1 : La Bombe Rouge бомба красный   Lun 23 Juin - 18:17


Miranda pensait dire adieux aux problèmes administratifs définitivement en quittant la France. Mais c’était sans compter la paranoïa américaine. Elle avait beau n’avoir passé que quelques années de sa vie en France, aux yeux des américains elle était une étrangère maintenant, un danger potentiel.

C’était là où les questions administratives rejoignaient ses blessures personnelles. Une étrangère…

Tout ceci avait commencé à la Française pourtant... un paradoxe de paperasserie des plus classiques. La mairie exigeait d’elle qu’elle déclare son activité libérale dans l’année suivant son début ce qui était plutôt normal. Mais pour se faire, elle lui réclamait une pièce d’identité. Elle avait ce jour là fourni son permis de conduire car étourdie comme elle était, elle avait laissé le reste de ses papiers à son appartement. Sauf que ledit permis de conduire avait été obtenu en France et c’était là que les ennuis commençaient. Miranda avait alors expliqué qu’elle pouvait amener le reste de ses papiers plus tard, mais la personne qui s’était occupée d’elle lui avait suggérer de ne pas s’inquiéter, que cela ne serait qu’un petit contre temps.

La demande était donc partie pour la préfecture au lieu de rester dans la mairie, puisque c’était la préfecture qui gérait les permis de conduire. Le sien devait apparemment être « authentifié. »

Plus tard elle retourna à la mairie avec sa carte d’identité cette fois, pour savoir où en était sa démarche mais ladite authentification était toujours en cours. Elle proposa alors de le remplacer par sa carte. Mais on lui signifia qu’elle ne pouvait faire qu’une seule démarche de déclaration d’un exercice libéral à la fois. Elle était donc coincée et elle attendit des mois durant que son permis soi enfin authentifié.

Deux jours avant que son exercice libéral ne devienne officiellement illégal la préfecture eut la gentillesse de lui téléphoner pour lui dire qu’afin de terminer l’authentification de son permis, il lui fallait un acte de naissance.

Qu’est ce qu’un acte de naissance avait à faire dans l’authentification d’un permis ? Rien du tout apparemment si ce n’était qu’elle devait prouver à ces gens paranoïaques  (au sens non clinique du terme) qu’elle était bien américaine, parce que oui c’est connu, les français sont tous des communistes terroristes, n’est-ce pas ? Et d’ailleurs son cabinet n’en était pas un, c’était un secte qu’elle voulait ouvrir en centre ville, pour fomenter des attentats.

Miranda était restée sans voix au téléphone. D’une part parce que cela était profondément injuste et vexant. D’autre part, parce que sa mère détenait le fameux acte de  naissance, cette mère qui refusait de la considérer comme sa fille, ironie du sort. La secrétaire ne compris pas la raison de ce long silence, au point qu’elle lui demanda si tout allait bien.

La jeune psychologue avait bien essayé d’appeler sa mère. Elle avait laissé un message, expliquant la situation très calmement. Elle n’avait bien évidemment obtenu aucune réponse.

Il avait donc fallu ranger sa fierté et rappeler la préfecture. Expliquer la nature exacte du problème. Déballer devant la froideur administrative toute cette horrible blessure. Le tout après avoir attendu le temps que la musique d’attente cesse enfin.

-Oui Allô ?
fit soudain une petite voix de crécelle.

-Bonjour, je m’appelle Miranda Smith, expliqua-t-elle à toute allure, j’ai une authentification de mon permis de conduire en cours, mais pour cela on me demande un acte de naissance que je ne peux…

La secrétaire soupira avec bruit à l’autre bout du fil.

-Vous avez un numéro de dossier ?

Miranda débita le numéro qu’elle avait pris soin de récupérer.

-Bon… et donc où est le problème ? reprit la secrétaire.

La psychologue inspira à fond.

-Eh bien on me demande un acte de naissance…

-Oui c’est exact, reprit la secrétaire qui avait franchement l’air de s’ennuyer.

La voix de Miranda se brisa un peu.

-Je ne peux pas fournir ce document.

-Vous avez besoin d’un délai supplémentaire, si votre parent se trouve dans une région éloignée ou qu’il n’est pas en mesure de… recommença la secrétaire.

-Je ne peux pas fournir ce document et je ne pourrais sans doute jamais le faire.


-Est-ce que vous êtes née de parents de nationalité…

Miranda la coupa à nouveau.

-Oui, mais je ne peux pas fournir d’acte de naissance.

-Pourquoi ça ? demanda la secrétaire dont le ton était passé de l’ennui à la suspicion.

-Parce que... parce que je suis très très en froid avec ma mère.

-Mais comment se fait-il que vous n’en ayez pas un exemplaire avec vous ? poursuivit la vieille femme.

Miranda essaya vraiment de garder son sang froid mais cela devenait de plus en plus difficile.

-Quand je suis partie de chez mes parents j’avais dix sept ans et je pensais rentrer pour les vacances. Je n’avais aucune idée que je n’y remettrais jamais les pieds.

La secrétaire soupira ennuyée à nouveau.

-Et votre père ? demanda-t-elle.

-Je ne l’ai jamais connu.

-Mais il vous a peut-être reconnu en temps que son enfant, administrativement je veux dire, poursuivit la secrétaire sans l’ombre d’une compassion dans la voix.

-Non, c'est mon beau père qui l'a fait... Mais j'ai aucune chance d'obtenir quoique ce soit de lui.

La secrétaire fit silence à son tour, pendant que Miranda respirait à fond de nouveau.

-Mais votre mère… elle vous a reconnue elle ? demanda-t-elle tout à coup.

Miranda gomma de son esprit le souvenir de sa mère expliquant très calmement qu’elle ne voulait plus jamais la voir.

-Oui. Officiellement oui.


-Ça veut dire quoi officiellement oui ?

Elle dut prendre encore une grande inspiration.

-Que maintenant je me considère comme orpheline ?

-Mais votre mère n’est pas décédé si ?

-Non, répondit Miranda très froidement, mais je la verrais plus jamais.

La secrétaire soupira longuement.

-Bon… je vais faire une demande d’exception… vous avez des frères ou des sœurs.

-Une demi-sœur oui.

- Et cette demi-sœur, elle peut obtenir un acte de naissance vous concernant ?

Miranda hésita un peu… après tout sa mère ne remettrait sans doute pas ça à Emy, sachant que ça allait lui servir à elle. Très probablement qu’elle l’avait brûlé avec un grand sourire sur le visage son acte de naissance après tout.

-J’en doute… finit-elle par répondre.

-Bon… dans ce cas, dites lui d’en obtenir un pour elle-même et venez avec elle dès que vous pouvez. Nous prendront ses empreintes et elle nous signera un document certifiant que vous êtes bien sa sœur.

-Très bien, conclut Miranda contente que cette conversation débouche enfin sur un accord après plusieurs mois d’attente.

-Bon eh bien à bientôt alors, bonne journée.

On raccrocha avant que Miranda ne puisse répondre, mais au moins elle avait une solution à son problème.

En plus elle avait finalement une bonne excuse pour appeler sa sœur. Elle reprit donc son téléphone le cœur un peu plus léger et proposa à sa sœur de venir avec elle à la préfecture, lui donnant rendez-vous dans le hall le lendemain. Après ça, elles iraient faire ce que sa sœur voudrait, l’important étant surtout de passer un peu de temps ensemble.

L’endroit était imposant, tout fait de marbre en grandes colonnades. Les gens traversaient le hall, silencieux et respectueux. Tout était calme y compris elle. Après tout elle ne serait pas seule. Emy serait là avec elle pour prouver ce qu’elle devait. Elle se demandait si elle pouvait lui proposer d’aller faire les boutiques. Après tout sa sœur n’avait pas vraiment l’air d’être le genre à aimer ça. Après tout il suffisait sans doute de lui poser la question. Sinon elle lui offrirait quelque chose à boire, où elle voudrait.

Elle était en train de s’imaginer cet après-midi, profondément plongée dans ses pensées et puis elle avait vu sa soeur marcher vers elle mais elle n'eut pas le temps de faire un seul mouvement.

Elle n’a d’abord pas compris d’où venait ce fracas assourdissant et encore moins ce dont il s’agissait.

Elle s’est juste reculée et à basculer derrière la colonne en marbre avant que la fumée et la chaleur n’envahissent tout.

Tout était silencieux à présent si on omettait ce sifflement terrible et interrompu.

Et elle avait mal… Tout le côté droit de son corps était affreusement douloureux. La peau la brûlait. La peau nue, la chair à vif dont la vision faisait croître en elle une horrible panique. Et sa main, elle avait la sensation qu’elle avait été broyée mais elle était toujours là, éraflée et rouge.

Elle sentit que son corps gémissait mais elle n’entendait rien. Elle tomba assise contre la colonne de marbre dans son dos et ferma les yeux.

Où était-elle, que c’était-il passé ?

C’est alors seulement qu’elle compris qu’une explosion venait de se produire. Une explosion.
Elle ne pouvait pas penser alors les images assaillirent son esprit.

La flamme rouge au fond du hall. Les cris. Le bruit. Son geste désespéré pour sauver sa vie. Les flammes léchant son flanc, sa cuisse mais surtout son bras. Ce morceau d’elle ne savait quoi qui avait percuté sa main, projetant son bras dans un angle improbable et le craquement de son épaule. Ce cri qu’elle avait poussé.

Tremblante, sourde et terrorisée, Miranda serra son bras blessé contre elle comme si cela pouvait faire taire la douleur qui lui tirait des larmes et lui donnait la nausée. Elle se tortilla comme si elle pouvait y échapper mais il allait falloir se résoudre à vivre cette tranche horrible de l’existence dans cet enfer poussiéreux. Il n’y avait pas d’échappatoire ça n’était pas un cauchemar. C’était inconcevable et pourtant cela allait continuer.

Sa première pensée véritablement cohérente fut pour Emy. Sa dernière image d'elle c'était celle où elle marchait tranquillement  vers elle. Elle ne se souvenait de rien d'autre la concernant.

Gémissante, toussante, secouée de spasmes incontrôlables, Miranda tenta vainement de serrer autour d’elle les lambeaux de sa robe. Si elle devait affronter l’enfer, au moins elle ne voulait pas l’affronter nue. Au prix d'un effort incommensurable elle se tourna en gémissant et chercha sa soeur des yeux si loin là bas de l'autre côté de la colonne en marbre. Mais elle ne voyait rien d'autre qu'un rideau de poussière et des silhouettes titubantes.


Dernière édition par Miranda Smith le Mar 1 Juil - 18:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: EVENT N°1 : La Bombe Rouge бомба красный   Mer 25 Juin - 10:08





« Event n°1 : La Bombe Rouge бомба красный »

Emylie envisageait de plus en plus de reprendre des cours, à côté de son travail de serveuse. En réalité, cette idée était venue après le retour de Miranda, sa sœur. Car elle savait qu’en France, Mira avait fait beaucoup d’étude et la blonde s’était rendue compte que de son côté, c’était un peu le calme plat. A part changer de ville et passer ses nuits à servir des mecs jusqu’à ce qu’ils ne tiennent plus droit, c’était tout ce qu’elle avait fait. Bon, après elle n’avait que dix-neuf ans. Mais c’était exactement l’âge auquel il fallait qu’elle se bouge le cul pour trouver, ne serait-ce que des cours du soir, histoire de se remettre dans le bain au moins. Car l’école n’avait jamais été le fort d’Emy.

C’était donc dans l’optique de se renseigner qu’elle avait profité d’un jour de congé pour se rendre sur le campus, situé non loin de chez elle. Après quelques heures d’attente, des dizaines de magazines feuilletés et beaucoup trop de contenue de formation lu, elle avait finalement décidé que les études s’étaient bien, mais déjà fallait-il savoir dans quoi. En fait, elle n’avait aucune idée de comment poursuivre sa vie. Elle n’y avait jamais réfléchit au fond.

Comme Emy avait du temps à tuer, elle avait décidé de s’installer sur un petit banc dans le parc au milieu des bâtiments ou bon nombre de personne se creusaient les méninges sur des problèmes de tout ordre. Finalement, elle avait été tiré de sa rêverie par son téléphone qui vibrer dans sa poche. Après avoir sortie l’appareil, elle avait eu la joie de voir que c’était sa sœur qui l’appelait. Depuis son retour et le fameux soir de la révélation, les deux jeunes femmes n’avaient pas tellement eu le temps ni l’occasion de se voir. C’était donc avec joie qu’elle avait accepté de sortir avec elle le lendemain, même si l’activité prévu s’annoncé des plus ennuyante. Elles devaient aller faire un papier pour authentifier que Mira était bien née sur le territoire et tout le blabla. Par chance, Emy travaillait qu’à partir de vingt-et-une heure et cela leur laissait le temps de faire toute la paperasse et peut-être même aussi d’aller se promener un peu. Il fallait seulement que la jeune femme n’oublie de ramener un acte de naissance, ce qu’elle devait avoir dans un tiroir à son appart. Elles avaient rendez-vous dans le hall de la préfecture et la blonde s’ennuyait déjà d’avance.

Après avoir raccroché, elle était rentré chez elle et avait préparé tout ce dont elle avait besoin pour le jour suivant, non sans ben sur remarquer qu’elle avait mis de côté ses recherches d’avenir. Emy aurait bien le temps plus tard de s’en inquiéter.

Comme promis, le lendemain elle s’était rendue à la préfecture, garant sa voiture un peu merdique sur le parking et avait été patienté dans le grand hall d’entrée, regardant les gens en costard-cravate ou en tailleurs défiler devant elle. Après quelques minutes à se demander si Mira était en retard ou si c’était elle qui était en avance, chose improbable à première vue, elle avait vu sa sœur franchir les portes de la préfecture. Les deux jeunes filles s’étaient avancé l’une vers l’autre, souriantes.

Seulement, il y avait eu un problème. Un bruit sourd puis une explosion. Le toit s’effondra, les colonnes de marbre aussi. Il eut des cris, des fracas, certainement des morts. Au moment de l’explosion, l’instinct de louve d’Emy avait aussitôt pris le dessus, ses yeux avaient changé de couleur et elle avait fait un bon vers sa sœur. Mais trop tard.

Un bout de marbre s’était détaché de la structure et était venu s’écraser entre eux, propulsant la blonde quelques mètres plus loin. Sa tête heurta le sol avec un bruit horrible et sa vision de troubla. Elle resta un moment allongé sur le sol, fixa le ciel ou ce qu’elle pouvait en voir à travers la fumée. Un odeur de brulé planait a présent dans l’air et ses yeux commençait à la piquer. Mais le plus étrange, c’était qu’elle ne sentait plus sa louve. Sa louve n’avait plus le dessus. Pourquoi ? Une pointe de panique l’avait fait frissonner et quand elle avait essayé de se lever, un long gémissement lui avait échappé. Baissant son regard vers sa source de douleur, elle avait vu qu’un morceau de marbre lui était tombé sur sa jambe gauche, la broyant de façon répugnante et qu’une barre sorti de nulle part lui traversait le flanc droit. Du sang commençait déjà à affluer à la surface de la plaie et la respiration d’Emy s’accéléra.

- Détends toi, je ne suis pas loin, lui souffla une voix grondante dans sa tête. Je ne peux pas prendre le dessus, une transformation te tuerait, je le sens… Garde ton calme, nous allons survivre…

C’était sa louve. En réalité, elle ne lui parlait pas vraiment, mais c’était plus un sentiment qu’elle ressentait soudain. Elle n’était pas seule. Emy ne savait pas si les personnes atteintes de lycanthropie par morsure avaient aussi se lien, mais elle, grâce ou à cause de la malédiction, elle avait créé une sorte de connexion avec sa louve, qui lui insuffla le courage de calmer sa respiration et de réfléchir. Elle ne pouvait pas bouger à cause de sa jambe, il fallait donc commencer par la dégager. Mais comment ? Encore une fois, sa louve l’aida en lui prêtant de sa force l’espace d’un instant et le marbre bougea jute assez pour lui permettre de retirer sa jambe. Seulement, la barre avait bougé, lui arrachant un cri de douleur, mais celui-ci s’était perdu entre celui du bâtiment qui commençait à partir en miettes et les bruits des autres survivants.

- Mira…

Toujours cette même voix, cette sensation... Sa sœur, faisait-elle partie des survivants ? Il fallait qu’elle sache mais il lui était quand même impossible de bouger sans déplacer la barre. Celle-ci ne faisait qu’une cinquantaine de centimètres, mais elle l’avait traversé de part en part. Grâce à sa condition de louve, son corps commençait déjà à essayer de réparer la plaie et peut être que si Emy retirait l’objet, elle pourrait se transformer. Mais il y avait trop de gens et une transformation la viderait de ses fortes, donc elle mourrait. Elle était obligée de conserver son calme et aussi cette barre. Sa jambe aussi allait rester dans cet état, son corps ne pouvait pas se battre sur deux fronts. Emy plaqua ses mains autour de la plaie à son flanc en gémissant, des larmes coulaient sur ses joues, incapable de les retenir. Elle se rallongea doucement en haletant et commençait à se sentir défaillante, elle s’évanouirait bientôt.

- Miranda...

Dans une faible tentative, elle avait prononcé le nom de Miranda avant de s’évanouir, la tête contre les débris qui jonchaient le sol.




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MessageSujet: Re: EVENT N°1 : La Bombe Rouge бомба красный   Mer 25 Juin - 12:00


     
     
La Bombe Rouge бомба красный
     




     
     
C
ela faisait déjà quelques semaines que j’avais emménagé avec Matt, dans son immense chambre d’hôtel. Il allait un peu mieux mais j’étais parti assez longtemps auparavant, j’avais donc décidé de m’installer. Après tout, malgré notre concert raté, la ville était assez sympa. Mon meilleur ami comptait d’ailleurs acheter une maison dans les parages. Personnellement, je devais encore un peu y réfléchir, mais il était vrai qu’il me manquait une maison dans un petit coin tranquille.

Quoi qu’il en soit, maintenant que Matt acceptait de sortir à l’air libre, on s’était réparti les tâches. Il devait faire les courses et moi, je m’occupais du ménage et de son relooking. Non parce que franchement, laisser mon meilleur ami affronter seul un placard remplis de fringues, c’était la chose à surtout ne pas faire.  Autant il savait plus ou moins bien associer les couleurs quand la situation le nécessité mais dans la vie quotidienne il était capable de mettre un jogging qui avait déjà bien assez vécu et une veste en cuir. Le mélange absolument IMPOSSIBLE. Vraiment, il fallait que je lui trouve des vêtements plus soignés et aussi qu’il pouvait mettre avec tout. Comme ça, même si je me retrouvais dans l’impossibilité de le conseiller, je pouvais être certain que même en prenant au hasard il ne ressemblerait pas à l’as de pique.

Donc, un jour que Matt se plaignait –ou plutôt son estomac – qu’il n’y avait plus rien dans le frigo, on avait décidé de se rendre en ville pour faire les courses. Il devenait urgent pour la survie de mes globes oculaires que je m’occupe de sa garde-robe. Alors, j’avais déposé Matt devant le supermarché avant d’aller un peu plus dans le centre-ville pour trouver les boutiques de vêtements.  Une fois arrivé dans l’une, je m’étais mis en quête de trouvaille pas trop excentrique du genre d’un sublime jean jaune. Ok je n’étais pas là pour moi et j’en avais déjà un, mais comme je ne prévoyais pas de m’installer, je l’avais laissé à Los Angeles. Et puis, c’était tellement tentant… Bon, il fallait que je l’essaye. Seul hic, mes sous-vêtements. Ça serait pas la première fois que je me ridiculise ou quoi, mais là si je me faisais griller… Matt et moi avions fait un pari que j’avais royalement perdu. Donc, je me retrouvé à porter un jolie string rose. Mais si seulement il n’y avait que ça… Non non, en plus il y était marqué « attrape-moi » sur le devant, ce qui minimisait assez ma virilité pour le coup. Oh bien sûr, personne ne le verrait sauf peut-être lui, le soir quand je pourrais enfin me changer, mais ça l’amusait de me savoir porter ça en public. L’idée était cool et le string pas trop mal encore, mais la sensation… Ouais, enfin je crois que personne n’a envie de savoir ça.

Au final, j’avais pris le jean, sans l’essayer. J’avais aussi trouvé quelques hauts sympas et un ou deux pantalons classiques pour Matt. Un coup d’œil à ma montre m’avait appris que j’étais en retard. Encore. Matt avait l’habitude de toute façon. On avait prévu de se retrouver derrière l’hôtel de ville. Je ne savais pas ce que Matt avait prévu, mais je n’avais pas très envie de me retrouver de nouveau enfermé alors j’avais décidé de traverser les ruelles en souriant, laissant ma voiture sur le parking au centre-ville. Le temps d’y retourner, il ferait nuit et j’avais pensais qu’on pourrait donc aller manger dans un petit resto sympa. Ce n’était pas ce qu’il manquait dans le coin d’ailleurs.

Donc, après quelques minutes de marche, un grand bâtiment c’était dessiné devant moi. Du monde était attroupé devant l’entrée, des gens en costard et aussi de photographes. Je sortais si peu que je n’avais absolument aucune idée de la raison de leur présence. En plus, il y avait des gardes du corps et tout, ce n’était pas un petit truc. La curiosité l’avait emporté et je m’étais approché pour écouter, comme un touriste. Ils parlaient en allemand, me semblait-il mais aussi en anglais. Les brides de conversations que j’avais compris m’avaient appris que ce type en costume cravate entouré de gorille était l’ambassadeur allemand ou un truc du genre. Aucun intérêt pour moi et de toute façon, je n’avais pas le temps de m’attarder, Matt allait déjà me tuer pour mon retard.

J’avais donc fait le tour du bâtiment avec mes paquets remplis de fringues et un sourire s’était dessinait sur mes lèvres quand je l’avais vu, la adossé au mur. Il semblait un peu énervé, mais ça pouvait aller. En me voyant, il s’était écarté pour s’approcher de moi en me montrant le sac qu’il tenait dans les mains.

- J’ai acheté à manger. Mais faudra sûrement revenir en fin de semaine, j’ai pris que le strict nécessaire.


Alors que j’ouvrais la bouche pour lui répondre, un bâtiment situé à côté de celui où nous nous trouvions explosa. Comme ça, BOUM. Genre, normal quoi. Non, ça n’était pas du tout normal. Le choc me propulsa un peu plus loin et j’avais atterris sur le dos, dans l’herbe et assommé. Le bruit m’avait rendu sourd et mon atterrissage un peu confus. Ma respiration était rapide et mes yeux écarquillé tandis que j’essayais de comprendre ce qui venait de se passer. J’avais directement pensé à Matt et l’avais cherché des yeux. Il était à quelques mètres de moi, inconscient. Ma vision était floue et je n’arrivais pas à déterminer s’il était blessé ou non, mais il était vivant. Un soupir de soulagement m’avait échappé et j’avais essayé de le rejoindre en rampant mais une douleur à la cuisse m’avait vite dissuadé. Du sang coulait le long de ma tempe, mélangé à des sueurs froides en voyant que j’avais un bout de verre d’une dizaine de centimètres planté dans la jambe. Ma tentative de mouvement avait dû faire bouger l’objet car je m’étais mis à saigner de façon plus abondante et la douleur m’empêcher toute autre réflexion.

Je m’étais sans doute évanouit un moment, mais ce qui m’avait réveillé était des cris de douleurs tout proche de moi. Matt. Luttant contre mon propre corps j’avais ouvert les yeux juste à temps pour voir mon meilleur ami se laisser tomber à nouveau, car lui avait pu se relever un peu et s’évanouir a son tour.

- Oh, bordel, Dom…

Malgré la douleur qui n’avait pas mis longtemps à se rappeler à mon bon souvenir, serrant ma gorge – à moins que ce ne soit la fumée qui se trouvait partout autour de nous – j’avais légèrement sourit. Ma relation avec Matt était encore un peu tendu et qu’il pense à moi dans cette condition me faisait rassurait un peu pour la suite. Si toute fois il y avait une suite. J’avais perdu beaucoup de sang à mon avis car il y avait maintenant une petite flaque sous ma cuisse gauche et mon jean était imbibé. J’avais du mal à garder les yeux ouverts et aussi à réfléchir. Je n’étais pas médecin, je ne savais pas quoi faire moi…

- Merde, Dom réfléchis… Tu vas te vider de ton sang, là dans cette ville paumé parce que tu es pas fichu de réfléchir…

Ouais, je me parlais tout seul. Mais ça m’aidait à me ressaisir. Bon, j’avais assez regardé Grey’s Anatomy ou Urgences pour savoir qu’il fallait que j’arrête de saigner. Comment on appelait ça déjà… faire un garrot, voilà. Il fallait que je fasse un garrot pour arrêter l’hémorragie. Certainement que j’étais sous le choc mais je m’étais mis à rire en me disant que je m’y croyais un peu de trop là, ce n’était pas possible. Tout ça, ça pouvait ne pas être réel. Et pourtant, j’avais bien déchiré la jambe de mon pantalon en gémissant puis j’avais glissé le bout de tissu en tremblant sous ma cuisse, au-dessus du bout de verre. En serrant les dents j’avais fait un nœud puis j’avais serré. Un cri de douleur avait déchirait le silence – certainement dû à ma surdité passagère – pendant que je serrais de toute mes forces, pleurant aussi. J’avais mal, très mal, mais si je laissais comme ça, j’allais crever. Une fois le garrot en place, je me sentais encore moins bien mais poussé par une force inconnue je m’étais trainé sur un ou deux mètres pour rejoindre Matt.

A mon arrivé, je gémissais autant que je le pouvais et j’étais sur le point de m’évanouir à nouveau. Mais j’avais pu évaluer l’état de mon meilleur ami et constater qu’il avait un morceau de marbre qui lui transpercer le bras. Merde, là, toutes mes heures à regarder la télé ne pouvaient pas m’aider, je ne savais pas quoi faire… Il saignait, mais je ne pouvais pas trop déterminer si c’était son bras ou autre chose, ma vision commençait à se brouiller.

- Matt, je suis là… On va s’en sortir, les secours vont bientôt venir hein… Matt, tiens le coup putain, je t’en supplie…

J’avais passé une main tremblante sur son front en me mordant la lèvre et une envie de vomir tellement la douleur était forte m’avait pris à la gorge. Heureusement, je m’étais évanouis juste avant. Quel merdier…

     
Crédit: Cali' in Epicode

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MessageSujet: Re: EVENT N°1 : La Bombe Rouge бомба красный   Mer 25 Juin - 20:24


« Feat. Miranda & Emy & Matt & Dom. »


Ridley voulait bien l’admettre, il avait peut être pris cette décision sur un coup de tête. Parce qu’il était énervé mais en même temps il fallait le comprendre, tout cette histoire commençait sérieusement à lui taper sur les nerfs. Et ils étaient déjà sensibles, ses nerfs, donc mieux valait éviter. Des mois ! Cela faisait des mois que tout ce qui avait trait à Lane patinait. Les enquêtes, les recherches, tout. Avec le SCP, des procédures de ce genre mettaient rarement autant de temps. Bien évidemment, étant une entreprise bourrée de scientifiques, il fallait des preuves concrètes avant d’envoyer des agents de terrains là-bas. S’il avait assez d’argent pour en jeter par les fenêtres, ce n’était pas une raison pour le faire. Et malgré tout, il semblerait que les chercheurs basés dans cette ville du Nord-Ouest des États-Unis aient besoin d’un sérieux coup de pied au cul. Et puisque les enquêtes qui patinaient emmerdaient Ridley, il allait s’en charger personnellement et encadrer les recherches. Tout cela avait assez duré, y avait-il vraiment quelque chose dans cette étrange forêt ou non ? A un moment, il fallait trancher et si personne ne pouvait le faire, il s’y attèlerait.

Il avait littéralement balancé sa chaise (non en fait il s’était contenté du clavier mais c’était limite) sur le chercheur responsable qui faisait passer des faits vagues pour des informations révolutionnaires. Pourquoi ? Parce qu’il était incompétent. Il demandait à une psychologue en charge des patients atteints d’une étrange forme de dissociation -possiblement liée à la forêt où à ce qui pourrait se trouver à l’intérieur- de statuer sur le lien de causalité entre les radiations enregistrées aux alentours de Lane et cette pathologie. Il lui avait donc clairement fait comprendre qu’une psychologue n’étant pas une scientifique, ce n’était pas à elle de donner ce genre de décision. Et il avait ajouté un « bougre de con » à la fin parce que voila ça l’énervait. Il lui avait fallu deux heures de lecture de rapports dans son bureau et trois paquets de schtroumpfs terminés pour poser la situation. Bon, après il avait eu un peu mal au ventre mais ce n’était pas important. Il comprenait mieux pourquoi ça patinait, tout le monde partait dans tous les sens. Effectivement un déplacement semblait parfaitement envisageable pour recadrer tout ça. Et en plus il avait besoin de bouger un peu. D’essayer de ‘‘bosser loin du boulot’’. Au moins des tas de gens seraient épargnés par ses lancers de chaises ou d’ordinateurs quand il était énervé.

— Tu veux partir à Lane ? Lui avait demandé Harp avec un air ahuri lorsqu’il le lui avait annoncé. Sans protection ni rien ?


De toute façon ses valises étaient déjà prêtes, il n’emmenait pas grand-chose mis à part un ordinateur portable, des habits, son téléphone, son arme de service… Ce n’était pas comme s’il allait s’installer là bas. Non, il n’avait pas besoin de grand-chose. Derrière lui Bright se marrait en sous entendant très clairement qu’il allait devenir le maître du SCP en l’absence de Ridley et forcer toutes les filles à venir dans son harem imaginaire. Pauvres camarades qu’il laissait en plan avec cet énergumène.

— Je suis grand Harp, j’ai pas besoin de protection je sais me défendre.


Pour bien faire entendre ses propos, il agita son Walther P99 sous son nez. Ce n’en était pas vraiment un en réalité mais c’est juste qu’il aimait bien ce type d’arme.  A la base quand il l’avait récupéré, c’était un simple Glock 22 mais tout objet tombant un jour dans les mains du SCP était rarement normal. Et ce n’était pas le cas de ce petit bijou qui, aussi incroyable que cela paraisse, pouvait se changer en à peu près tout ce qu’on souhaitait. Si Ridley imaginait un couteau, il se retrouvait avec un couteau en main. Pareil pour un sniper voire une fourchette ou que sais-je encore. Après tout c’était pour récupérer des objets dans ce genre là, anormaux, dont on ne pouvait pas  vraiment expliquer la différence que le SCP avait été créé. Et des anomalies dans le genre de son flingue, il y en avait des tas, passant des objets ménagers à de véritables locations naturelles étranges. Qui sait, la forêt de Lane deviendrait peut-être l’une d’entre elles ?

— Parait qu’il flotte beaucoup là bas tu sais, avait repris son ami dans une vaine tentative pour le faire rester.


Même si l’eau le terrifiait et que la pluie le rendait nerveux et de mauvaise humeur, ce n’était pas cela qui l’empêcherait de partir. Il n’allait pas faire des chichis pour quelques gouttes d’eau et il n’aimait pas que cette faiblesse l’empêche de faire ce qu’il désirait. Si c’était possible, il payerai pour s’en débarrasser.

— J’emmènerai un parapluie.


Son collègue baissa les bras autant mentalement que physiquement même s’il ne semblait pas enchanté de cette décision. Toujours partant pour la déconnade, Jack paria une scandaleuse augmentation de 100% sur un mois qu’il arriverait une connerie à Ridley. Pari que ce dernier releva volontiers malgré tout pour prouver que non, rien de tout cela n’arriverait. Si Bright perdait il aurait de la paperasse à faire. Beaucoup. A force de rester enfermer au Groenland sans foutre le nez dehors, tout le monde en venait à croire que l’extérieur était dangereux. Du moins, dans l’instant, c’était l’impression que cela donnait. Faisant fi des remarques, il retourna à ses quartiers pour mettre en place les derniers préparatifs et se tenir informé de ce qui se passait à Lane ; mieux valait connaître le terrain avant d’y mettre les pieds. Oh tiens, un ambassadeur allemand qui devait venir ? Ridley soupira et ses doigts tapotèrent le bord de son bureau avec un léger agacement. Les ambassadeurs étaient comme des facteurs pour lui. Ils livraient des lettres aux personnes concernés sans forcément savoir ce qu’elles contenaient. Ici il s’agissait d’informations. En gros, puisqu’il quittait son entreprise, il allait  devoir le rencontrer pour lui dire a peu près ceci « Coucou je suis là m’voyez, je vais bien, tout va bien au boulot aussi vous inquiétez pas la fin du monde c’est pas pour tout de suite ». Un ambassadeur était trop peu important pour savoir quel poste il occupait au sein de la haute société mondiale mais ce n’était pas le cas de ses supérieurs, des agents secrets et représentants du pouvoir qui étaient toujours ravis d’avoir la moindre nouvelle et sautaient littéralement dessus. C’était un peu embêtant du coup mais Ridley n’avait pas vraiment le choix. Il en avait marre d’entendre des dirigeants gémir d’une inquiétude toute fausse à son sujet lors des réunions.

Pourtant c’était dommage, personne ne l’avait prévenu qu’en arrivant à Lane le lendemain il perdrait son pari. La CIA lui avait même assuré qu’il n’y avait aucun problème en vue. Si ça avait été le cas, il ne serait jamais parti. Ou il aurait attendu un peu. Son jet privé avait atterri en tout début d’après midi mais malgré le ciel dégagé, l’humidité des lieux l’avait pris à la gorge. Harp ne bluffait pas tant que ça finalement mais il s’y était préparé. Ne pas penser aux nuages qui menaçaient de se lâcher sur sa tête, il pouvait le faire n’est ce pas ? pensait-il en se retenant de jeter des regards mal assurés vers le ciel. Cela lui faisait quand même drôle de pouvoir marcher à son gré, lui qui était habitué aux voitures blindées et aux snipers sur tous les toits dès qu’il osait mettre le nez dehors pour des conférences dans différents pays. Jamais le temps de visiter ni rien mais cette fois c’était différent. En s’autorisant à perdre un peu de temps, il fila à l’hôtel déposer ses affaires. Ridley avait tenu à vider son ordinateur et son portable de toutes données importantes au cas où il se le fasse voler. Avec un accès privilégié et sécurisé à l’intranet de son organisation, il pourrait gérer de loin tout le travail qui pesait sur ses épaules sans angoisser à l’idée de devoir laisser des informations trop sensibles trainer sur un disque dur ou une puce de téléphone qu’on pouvait hacker. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, il avait choisi un hôtel loin de la mer. L’eau forcément. Se réveiller et voir la mer au sortir du lit, très peu pour lui, surtout que c’était un critère idiot pour payer allez… 100 dollars de plus ? Fallait pas abuser…

Cela dit, il était peut être un peu tard pour débarquer à l’hôpital. Bright avait tenu à ce qu’il hurle « inquisition surprise ! » et filme ça mais il n’était pas encore sûr de le faire. Non en fait il ne le ferait pas. Il devait y avoir tellement de choses à corriger et de notes à étudier qu’il valait mieux venir dès l’aube et attendre les chercheurs au labo avec un sourire qui voulait dire qu’ils allaient devoir se mettre à table. Du coup, autant aller à la préfecture comme ça cette histoire là serait déjà réglée. Ridley stoppa là sa contemplation de la ville à travers la fenêtre et jeta un coup d’œil à ses valises à peine déballées. Il soupira et vérifia que la petite boite opaque qui contenait des gélules étranges capables d’arranger tous les problèmes de santé s’y trouvait avant de les attraper pour les cacher dans la poche de son pantalon. Une petite dizaine seulement s’y trouvaient. Même s’il en usait rarement et avec parcimonie, mieux valait prévenir que guérir et il en emmenait à chacun de ses déplacements. Pareil pour son arme habilement dissimulée pour que personne ne se doute qu’il en possédait une et pouvait donc s’en servir.

Comme il ne désirait guère se perdre dans une ville qu’il ne connaissait pas, il préféra prendre un taxi. Ça allait être comme ça tous les jours en fait. En arrivant au cœur de la ville les ralentissements et embouteillages commencèrent à se faire sentir mais le temps lui importait peu, il le faisait passer en répondant aux nombreux mails qui l’attendaient sur son portable. Si le chauffeur ne lui avait pas fait remarquer qu’ils étaient arrivés, Ridley aurait pu rester plongé dans sa contemplation de l’écran un petit moment encore. Il le paya rapidement avant de filer vers ce grand bâtiment en face qui ne pouvait être que la préfecture. Une foule affairée s’empressait tout autour, au milieu de voitures et d’interpellations bruyantes. Étrangement, ce n’était pas un aspect de la ville qui lui avait manqué.

Non vraiment, il ne s’attendait absolument pas à ce qu’un attentat se produise à ce moment précis. Qui l’aurait pu ? En parfait touriste qui n’était pas sorti de chez lui depuis bientôt trois mois il s’était approché pour observer l’architecture du bâtiment en se demandant si l’ambassadeur était déjà là  et s’il pouvait se permettre de lui tapoter l’épaule pour faire passer son message. Et puis une sorte d’exclamation était parvenue à son oreille, comme un écho lointain, un nuage de fumée que le vent aurait dispersé.

— POUR бомба красный !!


Ridley crut d’abord rêver en se disant qu’il devenait sénile avant même d’avoir des cheveux blancs à entendre du russe partout. Mais ce fut la seule pensée qu’il put exprimer, au-delà même d’une traduction. Devant ses yeux éberlués le bâtiment explosa dans un vacarme assourdissant sous le souffle d’une puissante explosion. Un souffle brûlant qui le fit décoller, lui aussi, lorsqu’il l’atteignit tandis que d’énormes débris venaient se fracasser sur le sol et que la poussière envahissait tout. Le tout s’était déroulé si rapidement qu’avant même de comprendre que sa tête venait de cogner le pare brise d’une voiture dont l’alarme s’affolait, la douleur lancinante qui avait jailli dans sa tête l’avait fait perdre connaissance. Au moins, il n’avait pas eu à angoisser du fait que d’autres débris lui tombent dessus ou qu’il ne se passe il ne savait quoi durant son inconscience. Et il n'était plus capable de regretter son départ, accessoirement.



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MessageSujet: Re: EVENT N°1 : La Bombe Rouge бомба красный   Sam 28 Juin - 13:32

Elle ne sut pas vraiment combien de temps elle resta là dans la poussière. Elle s’était levée tenant son bras contre elle et les pans restants de sa robe. Il semblait qu’elle n’allait pas pouvoir respirer longtemps et sa toux faisait vibrer son épaule blessée et tirait sur sa peau brûlée. Boitillant parce que tout le côté droit de son corps était douloureux elle cherchait sa sœur parmi les décombres. Quelque part d’autres gens toussaient et s’agitaient pour survivre sans doute. Elle craignait ce qu’elle allait voir. Elle avait peur de trouver soudain derrière le rideau gris un corps défait, ouvert, coupé. Des tas d’images morbides se formaient dans son esprit.

-Emy… appela-t-elle d’une voix rauque mais elle ne s’entendait pas même pas parce que ses oreilles sifflaient toujours. Comment quiconque pourrait l’entendre dans ce vacarme silencieux ?

Tout autour d’ailleurs des cris montaient par moment et cela lui glaçait le sang. Elle avait cru que le pire était passé avec la surprise de l’explosion mais en réalité, l’angoisse qui lui mordait les entrailles maintenant était pire. Elle était pire parce qu’elle allait durer, de même que la douleur.

Là bas au loin, elle crut reconnaître cette silhouette qui se débattait sous les gravas.

-Emy, répéta-t-elle avant d’être pliée en deux par une nouvelle quinte de toux. Elle avait réussit encore un pas en enfer cela dit. Elle essayait de s’en réjouir vainement pour éviter que la panique n’explose en elle.

-Miranda… fit une toute petite voix quelque part.

-Emy ! essaya-t-elle de crier.

Sa sœur était blessée elle le sentait. L’angoisse explosait dans son ventre, lui coupant le souffle. Elle se força à respirer profondément et à avancer encore près d’elle.

Brusquement le rideau gris lui dévoila sa sœur. C’était comme si tout explosait une seconde fois mais à l’intérieur de ses entrailles. Ses vêtements avaient mieux survécu que les siens mais son corps c’était autre chose.

Sa jambe formait un angle étrange avec son corps, elle semblait écrasée comme de la pâte à modeler. Son ventre était percé comme on transpercerait un morceau de viande.

Le souffle court, entrecoupé de cette toux rêche qui lui raclait la chair, elle recula comme une gamine a peur, battant des mains. Dans son esprit sa sœur était morte. Elle était morte juste avant qu’elle n’ait pu la joindre et que leurs regards ne se croisent une dernière fois.

Elle trébucha sur un débris juste derrière elle. Elle aurait cru hurler de chagrin mais elle était trop faible et puis son esprit était juste blanc. L’idée n’y parvenait pas vraiment. Elle attendait que tout ceci s’arrête et de se réveiller chez elle, en sécurité.

Pendant une minute elle fut juste incapable de former toute pensée dans son esprit alors que de ses yeux ouverts roulaient deux larmes épaisses.  Elle ne battit pas des paupières, autour d’elle la poussière tombait lentement et elle la sentait qui l’ensevelissait doucement, comme une étrange caresse funèbre.

Mais à mesure que l’air s’alourdissait, le ciel apparaissait et brusquement une pensée lui vint. Sa sœur était un loup garou. Elle lui avait parlé d’une sorte de pouvoir de régénération. Elle allait peut-être s’en sortir. Il fallait rester près d’elle.

Miranda allait se relever en toussant quand soudain des silhouettes entrèrent par toutes les issues. Elle se mit une main sur la bouche, pour ne pas crier. Qui étaient ces gens avec des masques ? Des gens qui savaient que l’explosion avait eu lieu.

Alors ça n’était pas un accident. Alors qu’une panique sans nom s’emparait d’elle, lui brûlant littéralement l’estomac, elle s’efforça de faire la morte. Qui étaient ces gens ? Qui étaient-ils pour faire sauter un bâtiment ? C’était un scénario de film. Ces choses là n’arrivaient pas dans la réalité.

Les hommes n’étaient pas disciplinés comme elle l’avait imaginé. Ils riaient, goguenards en voyant les corps. Elle ferma les yeux mais les rouvrit bien vite car les images d’Emy lui revenaient dès que le noir se faisait. Elle avait la nausée à présent.

L’un d’eux s’approcha d’elle et elle retint son souffle. Sa chaussure fit craquer le sol tout près de son oreille et elle ne bougea pas. Et puis la douleur déchira son flanc blessé. L’homme lui avait mis un grand coup de pied qui l’avait presque soulevée. Elle avait gémit et avant qu’elle ne puisse se faire à cette nouvelle vague de douleur il l’attrapa par les cheveux et la redressa de force.

Il ne lui adressa pas un regard et comme s’il ne s’agissait que d’un vulgaire paquet il la traina avec lui au dehors. Elle se débattit de toutes ses forces mais elle avait soudain la sensation d’être un moustique qui s’en prend à un immeuble de vingt cinq étages. Renonçant alors, elle se tourna dans tous les sens pour essayer de voir sa sœur mais il était trop tard, elle était dehors.

La lumière l’aveugla. Ici aussi l’air était plein de cris et d’agitation. Un autre homme débarqua. Ils parlèrent un moment dans une langue qu'elle ne compris pas mais qu'elle estima être du russe. L'un semblait demander quelque chose à l'autre qui la tenait toujours par les cheveux sans se soucier le moins du monde de sa présence ou de la douleur qui lui déchirait le flanc.

Au bout d'un moment, la tenant toujours d'une main, il décrocha le téléphone et commença à discuter avec une troisième personne. Miranda se demandait de quoi ils parlaient, étaient ils en train de statuer sur son sort, comme sur celui d'un objet lors d’un ménage de printemps qu’on hésite à jeter ou garder? Cette idée la terrorisait d'autant qu'ils semblaient lourdement armés. Elle observa leur tenu de combats, les masques qu'ils avaient retiré et qui pendaient autour de leur cou. C'était surréaliste, une scène de cinéma.

Et elle se sentait insultée d'être tenue ainsi comme une poupée de chiffon, un sac à patate pendant que l'autre parlait. Ne pouvait-elle vraiment rien faire? Ou était-elle juste lâche? Il fallait tenter le tout pour le tout. Elle ne voulait pas vivre ça et encore moins laisser sa soeur elle ne savait où, seule, à se battre contre la mort.

L'image de son corps mutilé émergea brusquement sous ses paupières clauses et brusquement il semblait insupportable de rester là sans rien faire, pendue au bout du bras de cet homme. Après tout, ils étaient distraits.

Elle se débattit de toutes ses forces avec un cri de rage, cherchant à fuir peu importait si elle devait y laisser ses cheveux ou même sa robe. Elle y mit toute l'énergie du désespoir, toute son envie de vivre.

Mais la sensation du métal froid l'arrêta net. Tout près de son visage, l'homme souriait largement, son arme juste sous son menton. Elle ne fit plus un mouvement, ne respira plus, mais elle pouvait sentir son haleine repoussante sur sa peau.

Désespérée, avec la sensation d'avoir brûlé tout ce qui lui restait de courage vainement, elle fondit en sanglots, toujours prisonnière. L'autre n'avait pas fait un mouvement et les deux hommes échangèrent un regard amusé. Insignifiante, elle était un objet pour ces hommes et toute la volonté qu'elle pourrait y mettre ne changerait rien à son sort.

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MessageSujet: Re: EVENT N°1 : La Bombe Rouge бомба красный   Dim 29 Juin - 15:31





« Event n°1 : La Bombe Rouge бомба красный »

Pendant son inconscience, Emylie avait fait une sorte de rêve. Elle se trouvait dans une forêt sombre, seule et le froid mordait sa peau. Elle était debout sur ses deux jambes et elle avait le ventre noué par la crainte. Celle avec qui elle partageait son corps, sa louve, n’était plus là. Emy sentait comme un vide, un vide qu’elle n’avait pas ressenti depuis tellement longtemps. Auparavant, elle aurait donné tout ce qu’elle avait pour ce silence, mais aujourd’hui, celui-ci lui serrait le cœur. Un craquement se fit entendre et la blonde fit aussitôt volteface. Le bruissement des feuilles, le gémissement des branches qui s’entrechoquent, le hululement du vent… Tous ces détails qu’elle appréciait sous sa forme animale mais qui l’avait fait frissonner maintenant qu’elle était vulnérable.

Elle avait tourné en rond, parcourant les alentours sans voir le moindre indice concernant le lieu de son errance. Mais soudain, Emy avait cru voir des yeux d’un bleu perçant à travers le feuillage. Poussée par son instinct, elle se dirigea vers cette ombre qui lui semblait étrangement familière. Il faisait noir mais elle avait aussitôt reconnu le loup blanc assis dans les feuilles mortes. Sa louve. Emy s’approcha encore et tendit la main pour effleurer sa  truffe, ne craignant aucunement une attaque même si la bête avait les babines retroussées et grondait doucement. Dès que ses doigts avaient frôlé l’animal, un choc s’était fait ressentir en elle. Une sorte de lien se créa de force entre elles et Emy sourit en sentant cela. Elles partageaient à nouveau leurs pensées, mais plus leurs corps.

- Pourquoi … ?  
- Tu es blessée.
- N-Non… Pou…

Une douleur irradia soudain son flanc et sa jambe gauche se déroba sous elle, lui procurant un long gémissement. Emy releva les yeux vers sa louve qui n’avait pas bougé, toujours assise, impassible.

- On va mourir ?  
- Non. Mais il faut que tu te réveilles.
- Me réveiller ?  
- Protège Miranda comme tu le peux.
- Mais…
- Je vais t’aider.

Emylie avait vu la louve se relever et la fixer de son regard profond un moment puis, d’un coup, elle lui avait bondit dessus en poussant un hurlement.

La demoiselle avait émergé de l’inconscience en sursaut et cela avait aussitôt ravivé la douleur dans tout son corps. Sa jambe, son flanc, sa tête… Elle avait gémit en essayant d’ouvrir les yeux mais la lumière était trop forte. Elle se concentra alors sur ses autres sens et pu déceler qu’elle était en mouvement et que des bruits de grésillements l’entouraient. Les voix qu’elle entendait n’étaient pas américaines, cela était plus guttural. Pas de l’allemand, peut-être du russe.

Au prix d’un gros effort, elle était parvenue à ouvrir les yeux légèrement et compris que les mouvements perçus étaient dû au fait qu’un type la portait nonchalamment dans ses bras. Les voix provenaient sans doute de son oreillette qui reposait mollement sur son torse, près du visage de la jeune fille. Elle essaya de se dégager faiblement, ce qui lui arracha un cri de douleur et l’homme baissa les yeux sur elle en souriant. Ce n’était pas un sourire amical, loin de là. Plutôt moqueur.

- Que…

Il répondit un truc en russe et son regard perplexe l’avait fait éclater de rire. La blonde ne comprenait plus rien. Plissant les yeux vers son flanc, elle avait vu que la barre de métal traversait toujours son corps, c’était donc pour ça qu’elle ne pouvait pas se régénérer. Emy avait ouvert la bouche pour demander où est ce qu’il la transportait, mais elle avait été prise d’une quinte de toux. Le goût du sang  s’était fait ressentir dans sa bouche et elle essaya de protester mais cela ressemblait plutôt à un gazouillement. Sa tête l’élançait et elle avait l’impression qu’elle pesait une tonne. A bout de force, elle la laissa reposer contre le torse du type et elle avait fermé les yeux. L’inconscience prit à nouveau le dessus, à plusieurs reprises mais à chaque fois sa louve l’attendait dans l’obscurité pour la maintenir éveillée.





C O D A G E  P A R  @G A K I.  S U R  E P I C O D E

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Dernière édition par Emylie Smith le Jeu 14 Aoû - 21:16, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: EVENT N°1 : La Bombe Rouge бомба красный   Ven 11 Juil - 16:52


     
     
La Bombe Rouge бомба красный
     




     
     
U
n lourd silence m’enveloppait tandis que l’obscurité régnait partout où mon regard se posait. Même mes pas ne faisaient pas de bruit, à moins que ça ne soit parce que je ne marchais pas, juste une illusion créée par mon cerveau. Je ne sentais pas la moindre brise sur ma peau, aucune douleur. Pourtant, cette sensation m’était désagréable, mais pourquoi ? Je me sentais bien, ici. Il n’y avait ni explosion et pas d’images me  montrant mon meilleur ami en sang non plus. D’ailleurs, où était Matt ? J’étais tout seul dans ce lieu d’un noir d’encre. Voilà le souci, il n’y avait personne avec moi. Mais je n’étais pas triste, juste… Vide. Je n’étais pas comme ça d’habitude. J’avais toujours le sourire aux lèvres, avant. Pourquoi je n’arrivais pas à marquer mon visage de mon optimisme quotidien maintenant ?
Un sifflement avait déchiré l’obscurité puis un flot de son m’étaient parvenu. Des cris aussi audibles que des murmures, mais la panique, elle restait intacte. Les voix, elles suppliaient, imploraient, gémissaient… Mais la mienne ne parvenait pas à résonner ailleurs que dans ma tête. Un angoisse m’avait saisi, presque agréable tellement le vide m’étais insupportable maintenant que j’en avais pris conscience. Seulement, cette peur qui me tordait l’estomac avait ravivé une douleur plus intense. Ce n’était qu’un picotement au début, puis un pincement. Cela avait changé en brulure et maintenant j’avais l’impression que de l’acide m’étais versé sur la jambe.

J’avais essayé de lutter contre les ténèbres pour me soustraire à ce mal, mais cette ombre noir se drapait autour de moi, comme du velours, doux et rassurant au début pour se transformer en étoffe couverte d’épine, lacérant mon corps de toute part. J’avais mal, je voulais hurler et me débattre mais je ne pouvais pas, des entraves invisibles me retenaient prisonnier. Puis il y avait encore eu des voix, plus calmes cependant. Mon cerveau un peu embrumé semblait reconnaitre ce langage, il n’était pas américain, ni anglais, ni français… Il ne ressemblait pas non plus a de l’italien, mais plus à de l’allemand, sans en être. C’était un dialecte plus agressif que j’entendais.

La douleur irradiait mon corps, à tel point que ma concentration s’était évanouis pour n’être focalisé plus que sur cette plaie. Une image, fugace mais si intense m’étais apparu, celle de ma jambe planté d’un éclat de verre. Ma cuisse mutilée, mon sang d’une couleur si sombre mais si brillant qui se répandait sur l’herbe fraichement coupé…

Je sentais du mouvement autour de moi à présent, mais mes yeux refusaient toujours de s’ouvrir.  La présence de Matt, je la sentais toujours maintenant que j’y pensais, mes doigts qui effleuraient ses cheveux. Mais je ne pouvais savoir s’il était vivant, ni même si moi-même je l’étais. Peut-être que tout ceci, ce n’était qu’un rêve, peut-être qu’après la mort il n’y avait qu’une prolongation de nos derniers instants, une multitude de scénario auquel on est confronté mais qui aboutissent toujours au même point. La mort et les ténèbres.

J’avais sentis que quelqu’un me tirait sur le côté, provoquant une intense douleur dans tout mon corps. Mais celui-ci refusait toujours de m’obéir, je ne pouvais qu’être la victime des actes de ses inconnu que je ne voyais même pas. Un gémissement plaintif avait malgré tout réussi à m’échapper, même si cela ressemblait, même pour moi, à un dernier souffle. Merde, avais-je perdu tant de sang que ça ? La blessure m’avait semblait importante mais le garrot que j’avais fait aurait dû limiter la perte d’hémoglobine et me donner l’occasion de survivre…

Puis, alors que j’hurlais mentalement, il y avait eu un flash lumineux et mon cri avait enfin réussi à franchir la barrière de mes lèvres. Ma respiration, je l’entendais comme si c’était celle de quelqu’un d’autre. Rapide et saccadée, pourtant j’étais persuadé que c’était la mienne. Tout était redevenu noir et ma jambe, je la sentais plus. Me l’avait-on coupé ? La douleur était toujours présente, sourde et intense mais moins vif. M’étais-je évanoui ?

Doucement, les sensations m’étaient revenues, légères puis très vives. Une odeur âcre me piquait le nez, me prenant la gorge. Je me sentais la force d’ouvrir les yeux, mais le spectacle que j’avais vu m’avait poussé à les refermer. Deux types avaient trainé Matt plus loin, l’un le mentant debout sans aucune délicatesse alors qu’il pendouillait mollement dans ses bras. L’autre examiné son bras.

Mais quand un flot de pensées comprenant principalement le mot « mort » avait fusé dans ma tête, j’avais entendu un cri à en déchirer l’atmosphère. Sans savoir pourquoi, je savais que c’était Matt. Mon cœur et ma gorge s’étaient serrées, les larmes menaçaient de couler sur mes joues. Qu’est ce qui nous arrivait putain…

Quand j’avais essayé de rouvrir les yeux pour regarder ce qu’ils lui faisaient, un autre type me cachait la vue. Il parlait avec quelqu’un autre à proximité mais je ne pouvais pas bouger la tête. Je voyais seulement son pantalon noir et ses bottes en cuir. De ce que j’en voyais, on aurait pu penser à une tenue militaire mais je sentais mon cerveau tourner au ralenti alors je pouvais tout aussi bien me tromper.

J’avais essayé d’ouvrir la bouche pour demander qui ils étaient quand j’avais senti le bout de verre de ma jambe bouger. Un cri de douleur avait déchiré ma gorge et provoqué des ricanements moqueurs chez les personnes présentes. C’était là que j’avais compris que quelque chose clochait. Il y avait eu l’explosion et tout était détruit. Les survivants comme moi agonissaient et eux, ils rigolaient. Ils ne faisaient pas parti des secours, sinon ils parleraient anglais, déjà et puis ils me soigneraient. Enfin… Pas comme il venait de le faire avant que je m’évanouisse. Tout ce que je me souvenais, c’était de la voix grave d’un type qui disait « go » puis d’une immense douleur dans ma jambe.

Quand j’avais rouvert les yeux, j’haletais et de la sueur perlait sur mon front. J’avais encore extrêmement mal, signe que cela ne faisait pas assez longtemps que j’étais inconscient. Mes yeux étaient grands ouverts et tous mes sens étaient en alerte. J’avais essayé de me relever, mais un bras musclé m’avait plaqué au sol et j’avais juste pu voir que quelqu’un d’autre me bandait la jambe.

-Toi pas bouger ou mort.
- Q-Quoi… ?

Personne n’avait jugé bon de me répondre, mise à part le type qui avait serré son bandage, faisant apparaitre des taches noires devant mes yeux. Puis, deux types m’avaient relevé d’un coup, me coupant le souffle et l’un deux avait passé mon bras autour de son cou et le sien autour de ma taille pour me porter plus que me soutenir tandis que mon estomac menaçait d’exploser. Je ne savais pas très bien combien de temps le trajet avait duré mais pour moi cela ressemblait à une éternité. Mais finalement, malgré ma vision assez floue et les moments où je m’évanouissais quelques minutes, j’avais vaguement vu les contour d’un bâtiment se dessiner.

-Où on...
- La ferme.
-Mais… Je…

Un coup m’avait été porté dans l’estomac, me procurant l’effet d’une décharge électrique. De la bile avait envahis ma bouche et dans une faible tentative je m’étais débattu pour m’écarter afin de vomir. L’autre gars avait émis un bruit de dégoût mais m’avais laissé finir de rependre le contenu de mon estomac par terre. Trop généreux.

C’était qu’après bien cinq minutes que j’avais pu me redresser en gémissant, m’essuyant la bouche d’une main tremblante. L’homme n’avait pas perdu de temps lui et m’avait entrainé dans le bâtiment sans se soucier de mes protestations. J’avais vu un autre mec transporter une fille dans ses bras et j’avais compris que ce n’était certainement pas l’hôpital où nous allions. Utilisant toutes les forces qui me restaient, j’avais essayé de repousser celui qui me tenait mais il était bien plus rapide et il avait esquivé en appuyant ses doigts au niveau de ma cuisse blessé. L’effet avait été immédiat et je m’étais relâché dans ses bras en gémissant.

Encore quelques minutes de "marche" douloureuse avant que l’on me jette dans une pièce comme un simple objet. Une porte avait claqué et la seule chose dont j’avais été capable, c’était de soupirer, les yeux fermés.


     
Crédit: Cali' in Epicode

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MessageSujet: Re: EVENT N°1 : La Bombe Rouge бомба красный   Dim 27 Juil - 23:07


« Feat. Miranda & Emy & Matt & Dom. »


Ridley ne sut pas exactement combien de temps il était resté inconscient mais cela n’avait sans doute pas duré très longtemps. Comment pouvait-il le deviner ? Parce que vu la catastrophe, les secours devaient arriver vite. Or, lorsqu’il rouvrit les yeux, tout autour de lui n’était que cris, flammes et poussière. Et, accessoirement, il avait le canon d’une arme pointée entre les deux yeux. Drôle de façon pour les ambulanciers de venir secourir les blessés. Le silence s’installa tandis que ses yeux passaient de l’arme au russe qui la tenait. Vu la langue qu’il parlait et la tête qu’il avait, ça ne pouvait qu’en être un. Son réveil avait été provoqué par son pouls qu’il avait pris de manière très indélicate. Oui il suffisait d’un rien pour que son cerveau se remette en état d’alerte. Et puis… pourquoi toujours des russes, enfin ?! Oui il les avait espionné pendant des mois mais il l’avait payé, ne voulaient-ils pas le lâcher maintenant ? Durant un instant il eut l’idée d’esquisser un geste vers son arme si savamment planquée dans sa poche sous la simple forme de clé mais il se doutait que c’était impossible. Le type n’était pas seul, il braillait des ordres à tout va et dans cet amas de mots, il voulait que Ridley se bouge. Mauvais timing.


Il se mit à tousser aussi, sans doute avait-il du respirer pas mal de la poussière qui tombait lentement pour laisser apparaître des corps inconscient ou pire, morts. En se redressant il pâlit un peu en se rendant compte que la glace contre laquelle sa tête avait cogné était ‘‘légèrement’’ brisée. A défaut d’avoir une commotion cérébrale pour avoir joué le marteau pilon involontairement, il saignait c’était certain. Sérieusement, il sortait et quelques heures plus tard il se prenait une bombe en pleine face ? C’était trop vrai pour être une blague et si pour une fois ceux qui étaient restés au SCP regardaient les informations à la télé, ils allaient criser.

— Je crois que c’est trop tard pour faire le mort, non ? ironisa-t-il même s’il serrait les dents à moitié.


Si ce crétin croyait que son arme lui faisait peur, il se trompait. Il était même trop occupé à parler pour réagir correctement et ce, malgré ses yeux qui le fixaient. Une fois sur ses pieds et l’étourderie passée, Ridley commença à se dire qu’il devait sérieusement se sortir de ce merdier parce qu’il n’avait guère envie de se retrouver il ne savait où en compagnie de gens qui ne lui rappelaient que de trop mauvais souvenirs. Alors il pria d’aller assez vite pour ne pas se prendre une balle lorsqu’il attrapa le poignet du russe en face de lui, histoire de dévier son arme pour lui donner un bon coup sur le nez avec son front. Oh, ça il n’aurait peut être pas du. Sa vision se brouilla tandis qu’un coup de feu suivi d’une douleur déchirante au niveau de l’épaule suivait et il s’écroula à nouveau au sol. L’angoisse monta d’un cran lorsqu’il entendit d’autres pas se rapprocher. Parce qu’en plus il n’était pas seul dans le coin ? il aurait du s’en douter pourtant… Le premier qui vint le chopper alors qu’il tentait de se relever pour se barrer eut droit à une belle morsure mais ça ne sembla pas suffisant pour l’arrêter et ce furent donc deux russes qui terminèrent sur lui pour l’immobiliser.

Ridley se débattit du mieux qu’il put mais ils s’arrangeaient pour peser de tout leur poids sur son dos, autant dire qu’il était bien impuissant. Et en plus il sentait du sang imprégner ses vêtements au niveau de son épaule, aussi sûrement que cette dernière le lançait. Il n’était pas certain que la balle soit à l’intérieur, peut-être l’avait elle juste effleuré mais dans la panique, il s’en foutait royalement.

C’était fini. Ils allaient le ramener en Russie encore une fois. Il ne voulait pas y retourner.

Malgré cette pensée obsédante et terrifiante, il n’arrivait pas à ouvrir la bouche pour demander à ce qu’on le libère. De toute façon ils n’écouteraient pas alors autant que les mots se bousculent dans sa gorge et l’étouffent un peu plus, il n’était plus à ça près. Alors qu’il tâchait de se concentrer sur sa respiration pour se calmer, il crut entendre de nouvelles bribes de conversation russe mais le seul mot que retint son esprit fut « sédatifs ». Quitte à piétiner son égo déjà à terre, autant ramper avec férocité parce qu’il n’avait pas l’intention de laisser ça arriver sans bouger le petit doigt. Malheureusement ce n’était pas faisable et un des homme qui le tenait appuya sur son épaule en lui beuglant de rester tranquille sinon ce serait pire que des médicaments qu’ils utiliseraient. S’il ne voulait pas dormir, Ridley souhaitait encore moins mourir mais cela restait un constat affreux à faire et malgré ses gémissements de douleur, il continua de bouger avec férocité jusqu’à ce qu’on le cogne avec assez de violence pour que sa tête dise stop. Il se sentit partir à nouveau au moment même où il sentit qu’on lui enfonçait une seringue dans le cou sans plus de formalités, avant même que le produit face effet. Avec appréhension, il pouvait entendre son cœur ralentir, sa respiration s’approfondir. Ridley refusait de laisser le noir envahir son esprit. Il y avait été trop longtemps, dans le noir. Et il ne voulait plus y retourner. Ce n’était pas comme s’il pouvait lutter contre, la preuve, il sentait à peine qu’on le bougeait et ce qu’il voyait c’était des souvenirs. Tout recommençait. Il s’était cru en liberté, les russes l’avaient laissé courir en riant comme les fois passées. Mais voila qu’ils venaient de le rattraper au moment où il pensait que le cauchemar était fini et qu’ils allaient le replonger dedans. Au-delà de l’idée de mourir il se mit à prier il ne savait pas trop quoi pour qu’on le laisse tranquille même s’il savait mieux que quiconque que cet espoir était bien vain.


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MessageSujet: Re: EVENT N°1 : La Bombe Rouge бомба красный   Ven 8 Aoû - 19:40

Le temps du trajet, son esprit fut complètement confus, obscure, chargé d’idées et de pensées voire même d’images sans aucun sens. Elle était juste transie de peur et alors que son corps était parfaitement immobile, crispé en position fœtale dans elle ne savait quel véhicule, son esprit se débâtait avec fureur, niant l’évidence puis glacé par elle, puis la niant à nouveau. Surtout, l’image de sa sœur transpercée se dessinait encore et encore sur sa rétine, sous ses paupières clauses. Il fallait survivre, survivre avec son cœur tambourinant dans sa poitrine, son épaule qui la lançait à chaque accro de la route et sa peau brûlée. Avec l’idée qu’elle était à la merci de ces gens surtout, en sous-vêtements.

Elle fut soulevée, trimballée, elle passa de main en main sans opposer de résistance, l’esprit pris dans la blancheur de la panique. Elle fut lancée comme un sac dans ce lieu par des hommes qui plaisantaient entre eux dans une langue qu’elle ne comprenait pas.

Brusquement elle sentit un autre corps contre le sien et la peur prenant le dessus, elle eut le réflexe de se tenir tout contre lui du côté où elle ne souffrait pas. Mais très vite un liquide poisseux se répandit sur son bras et elle recula. Du sang, c’était du sang.

Elle ouvrit les yeux brusquement et ils s’habituèrent progressivement à la semi obscurité. Il y avait des ombres tout autour d’elle, des fantômes, des gens qui gémissant se débattaient lentement, comme si tout était encore assourdi par le choc de l’explosion.

Près d’elle, elle mis un peu de temps à reconnaître cette silhouette sans vie. Emy. C’était Emy. Secouée de sanglots et ignorant la douleur à nouveau et ceux qui pouvaient bien les surveiller, complètement submergée par l’émotion, Miranda se mit à parler très vite et sans prendre le temps de respirer. Elle voulait secouer sa sœur de toutes ses forces pour la réveiller mais elle avait trop peur de lui faire mal, de la briser encore d’avantage alors au lieu de cela elle lui caressait la joue fébrilement.

-Emy tu m’entends ? Emy s’il te plait réponds moi. Tu vas bien ? Tu vas t’en sortir ? Oui tu vas t’en sortir. Tu peux pas mourir, tu peux pas, tu vas t’en sortir, ça va bien aller tu verras, ça va bien aller. On va se sortir de là toutes les deux…

Et elle continuait comme cela inlassablement, luttant avec ces quelques mots contre l’idée que sa sœur pourrait bien exhaler son dernier soupire juste là, juste à côté d’elle. Et puis il y eut un bruit, un petit crissement et une sorte de râle. Miranda s’immobilisa et se tut à nouveau, convaincue qu’elle ne savait quel monstre allait bondir sur elles deux.

Mais au lieu de cela, une voix de femme surgit de nulle part avec un étrange accent.

- Bonjour à tous. Vous venez d’être victimes d’un attentat terroriste en ville et ceci est une prise d’otages.

Ces premiers mots lui paraissaient si peu réalistes qu’elle les comprit à peine. La seule chose qui lui vint à l’esprit était que si ces gens appelaient ses parents, ceux-ci lui demanderaient probablement de l’exécuter et elle sentit le désespoir la mordre si fort qu’elle du se mordre la lèvre pour ne pas se mettre à sangloter.

-Inutile de vous demander où vous êtes, personne ne vous trouvera ici. Vous êtes loin de tout. De ceux qui vous aiment, de votre maison, de votre petit confort. Il n’y a pas d’issue. Vous êtes confinés dans cette salle jusqu’à ce que des décisions soient prises. Toute lutte est inutile. Si vous refusez de coopérer, nous refuserons de soigner vos blessures et nous savons que vous en avez besoin. Il en va de même pour l’eau et la nourriture. Soyez dociles. Faites ce qu’on vous demande. Vous êtes primordiaux pour la suite des opérations. Toute tentative de suicide est inutile pour ceux qui essaieraient, nos hommes sont partout.


Miranda avait tellement peur qu’elle avait bien l’intention de faire tout ce que ces gens diraient. Après tout il était inutile de tenter quoique ce fut. C’était sans doute le meilleur moyen pour qu’on soigne sa sœur rapidement. Rester calme, se força-t-elle à penser. Rester calme, il fallait rester calme. Faire taire le tremblement de sa main et l’image de sa sœur dans un cercueil. Se suicider.. elle n'avait aucune envie de se suicider, de toute façon...

-Il y a deux portes dans cette pièce. La porte blindée mène à une sortie que vous ne franchirez jamais, à moins que tout se déroule comme nous l’avons prévu. La deuxième est au bord des petits escaliers que vous pouvez voir à droite de la porte blindée ; elle est infranchissable elle aussi, mais je vous garantis qu’elle s’ouvrira bien plus souvent. Vous avez une horloge à disposition, affichée un des quatre murs. Si vous avez besoin de quelque chose, vous pouvez toujours essayer de demander. Je suis…

A ce moment cette femme qui leur parlait hésita. Et Miranda fonda tout ce qu’elle avait d’espoir dans cette simple hésitation. Elle ne voulait pas faire ça. Elle ne voulait pas leur faire de mal. Il fallait rester calme, se parler. On pouvait toujours se parler, il y avait toujours quelque chose à comprendre, ils n’allaient pas mourir ici. De toute façon elle s’y refusait. Qui étaient ces gens et que voulaient-ils? Si elle le comprenait alors peut-être pourrait-elle trouver un moyen de se sortir de cette horrible situation. C'était ce qu'elle avait l'habitude de faire. L'unique réflexe de survie à sa disposition.

– Je suis N. J’espère que vous passerez un bon séjour parmi nous.

Dès que N eu finit parler, Miranda berça sa sœur de paroles de nouveau.

-On va s’en sortir, tu vois, on va s’en sortir… ils nous feront pas de mal si on fait comme il veut. Ils vont te soigner Emy, ils vont te soigner… tu vas guérir ma petite sœur, ma toute petite sœur tu vas guérir…
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MessageSujet: Re: EVENT N°1 : La Bombe Rouge бомба красный   Jeu 14 Aoû - 21:38





« Event n°1 : La Bombe Rouge бомба красный »

Après une nouvelle phase d’inconscience, Emy s’était sorti laborieusement de l’obscurité, sans pour autant avoir la force d’ouvrir les yeux. Elle commençait à être fatigué et espérait que la prochaine fois que son cerveau se déconnecterait, sa louve ne serait pas là avec ses yeux brillant à la pousser vers la survie. Cela n’était pas la première fois qu’elle souffrait et la jeune femme était même déjà passé près de la mort une ou deux fois. Mais jamais elle n’avait renoncé à se battre. Emy savait considérer sa lycanthropie comme une bénédiction dans ces cas-là car grâce à cette part animale, elle guérissait. Elle n’aurait pu l’expliquer, mais son corps se régénérait petit à petit, ses chairs repoussaient sur ses plaies pour les transformer en vagues souvenirs. Ses os pouvait aussi se ressouder, mais cela mettait plus longtemps et était plus douloureux alors que le processus en lui-même était exactement le même que pour n’importe qui, mais en beaucoup plus rapide.

Seulement, là, elle ne pouvait pas se soigner car une barre de métal traversait son flan. Sa peau pouvait seulement se reformer autour du métal pour lui éviter la perte de sang mais à chaque mouvement, ce rafistolage de misère cédait et elle le sentait. Cela lui procurait une extrême douleur, la propulsant à nouveau dans les ténèbres et les méandres de son esprit. Et tous ces changements la fatiguaient. Pompant toutes ses forces, mais au moins elle était vivante. Le métal ne devait pas avoir touché un organe vital sinon même sa lycanthropie ne l’aurait pas sauvé.

A son réveil, elle était allongée sur un sol de pierre froid et peu confortable. Les derniers réveils n’avaient duré que quelques secondes mais il lui semblait que c’était dans la même pièce. Emy avait gardé les yeux fermés en espérant se rendormir aussitôt mais une chose avait changé. La jeune femme sentait à présent de la présence autour d’elle, des mouvements. Y avait-il quelqu’un d’autre ? Des survivants aussi ? Sa sœur en faisait-elle partie ? Où était-elle d’ailleurs? Elle se souvenait avoir vaguement vu un entrepôt mais Emy ne pouvait l’affirmer.

A mesure que le cerveau d’Emy émergeait des tréfonds de l’inconscience, elle avait remarqué qu’un corps était pressé contre elle. Une personne s’était blottit contre son flanc mais avant que la jeune femme ait pu parler, ou essayer, l’inconnu c’était écarté. Les yeux d’Emy étaient toujours fermés mais ses autres sens restaient en alerte. Notamment son odorat. Malgré le peu d’énergie et l’odeur de sueur et de peur qui saturait l’air, la louve avait cru déceler des odeurs familières. Comme celle de sa sœur, qui devait se trouver pas loin pour qu’elle puisse la repérer de là. Ou alors était ce son esprit embrumé qui lui jouait des tours ?

- Emy tu m’entends ? Emy s’il te plait réponds moi. Tu vas bien ? Tu vas t’en sortir ? Oui tu vas t’en sortir. Tu peux pas mourir, tu peux pas, tu vas t’en sortir, ça va bien aller tu verras, ça va bien aller. On va se sortir de là toutes les deux…

Cette voix, c’était celle de Miranda… La blonde était-elle tellement faible que son esprit lui faisait entendre des voix ou était-ce vraiment sa sœur qui lui parler d’un ton rapide, paniqué et essoufflé. Comme pour confirmer la réalité de la chose, elle avait senti une main lui effleurer la joue et cette simple caresse lui avait redonné la force d’ouvrir les yeux. Lentement, papillonnant des paupières, Emy n’avait rien pu voir au début. Puis, ses yeux c’était habitué à la faible lumière et les contours du visage de Mira c’était dessinés, déformé par la peur, la douleur et l’inquiétude. Mais elle était vivante.

Seulement, Miranda ne semblait pas avoir remarqué que la jeune femme avait ouvert les yeux et elle avait continué son petit monologue d’encouragement. Ces mots se bousculaient dans la tête d’Emy et cela commençait même à lui provoquer un mal de tête. Tout avait été si silencieux pour elle avant ça.

Quand Emylie avait ouvert la bouche pour lui dire que ça allait, qu’elle pouvait se détendre, un grésillement l’en avait empêché.

- Bonjour à tous. Vous venez d’être victimes d’un attentat terroriste en ville et ceci est une prise d’otages.

La voix qui leur avait annoncé ça était robotisée, certainement projeté par un haut-parleur. C’était une femme qui possédait un accent assez prononcé qui parlait et Emy comprit vite que les hommes qui parlaient russe devaient être des subalternes de cette personne.

- Inutile de vous demander où vous êtes, personne ne vous trouvera ici. Vous êtes loin de tout. De ceux qui vous aiment, de votre maison, de votre petit confort. Il n’y a pas d’issue. Vous êtes confinés dans cette salle jusqu’à ce que des décisions soient prises. Toute lutte est inutile. Si vous refusez de coopérer, nous refuserons de soigner vos blessures et nous savons que vous en avez besoin.

Tout ceci semblait être un discours répété, comme si elle avait appris un texte. Ou alors, elle avait peut-être prononcé ces mots un nombre suffisant de fois pour qu’elle le connaisse par cœur.

Ils demandaient le calme en échange de soins, ce qui était raisonnable mais qui allait poser problème pour Emy. Sa part humaine se sentait soulagé, elle allait être soignée, on allait lui retirer cette barre de son flanc mais sa part louve lui criait que ça ne pourrait pas se faire. Dans sa tête, Emy avait essayé de comprendre sa louve mais sa capacité de réflexion était limitée par la fatigue.

La jeune femme avait bougé d’un millimètre car son dos commençait à la lancer en plus du reste et la douleur due au mouvement avait provoqué un élan de lucidité pour Emy. S’ils retiraient sa barre de fer, elle se régénérerait. Et si ça se produisait, les terroristes comprendraient vite qu’Emy n’avait pas que des gènes humains en elle. De plus, s’il y avait la présence d’une menace pousserait la louve à se montrer et les russes devaient certainement être beaucoup plus nombreux et plus armé aussi. Donc, elle devait rester mourante et avec la certitude de pas mourir si la barre ne se déplaçait pas mais ne pouvait rien faire de plus.

- Il en va de même pour l’eau et la nourriture. Soyez dociles. Faites ce qu’on vous demande. Vous êtes primordiaux pour la suite des opérations. Toute tentative de suicide est inutile pour ceux qui essaieraient, nos hommes sont partout. Il y a deux portes dans cette pièce. La porte blindée mène à une sortie que vous ne franchirez jamais, à moins que tout se déroule comme nous l’avons prévu. La deuxième est au bord des petits escaliers que vous pouvez voir à droite de la porte blindée ; elle est infranchissable elle aussi, mais je vous garantis qu’elle s’ouvrira bien plus souvent. Vous avez une horloge à disposition, affichée un des quatre murs. Si vous avez besoin de quelque chose, vous pouvez toujours essayer de demander.

Forcément, Emy n’avait pu se retenir de sourire. Elle avait bien besoin qu’on lui retire cette foutue barre, qu’on les laisse sortir, qu’elle récupère des forces, qu’elle dorme mais tout ça était bien impossible. Et puis, quel genre de terroriste propose à ses otages de lui demander s’ils ont besoin ?

Un regard au gens présent suffisait à la blonde pour se rendre compte que personne n’irait demander où sont les toilettes ou s’il peut avoir un café alors pourquoi ajouter cette phrase stupide. Si elle avait vraiment des hommes partout, soit ils étaient trop idiot pour comprendre ça, soit elle se foutait royalement de leur gueule. La seconde option semblait être la bonne pour Emy.

-Je suis… je suis N. J’espère que vous passerez un bon séjour parmi nous.

Emy n’avait plus de doutes sur l’ironie douteuse que faisait cette femme et sur le fait qu’elle se foutait clairement d’eux. Un petit soupire lui échappa quand le grésillement des haut-parleurs avait cessé.

- On va s’en sortir, tu vois, on va s’en sortir… ils nous feront pas de mal si on fait comme il veut. Ils vont te soigner Emy, ils vont te soigner… tu vas guérir ma petite sœur, ma toute petite sœur tu vas guérir…

Mira avait reporté son attention sur sa sœur rapidement et son attention avait beaucoup touché Emy qui voulait absolument la rassurer, lui dire que sa vie n’était pour l’instant pas menacée mais qu’elle avait un mal de chien. Seulement, elle ne pouvait pas lui rappeler que c’était une louve comme ça… Alors elle avait seulement regardé sa sœur en essayant de lui sourire avant de bouger avec une extrême lenteur pour poser sa main sur la sienne.

- Chht Mira, calme toi… ça va, je sais qu’on va s’en sortir… Je… T’inquiète pas, tu as raison, je vais guérir… Tu te souviens, je suis une… différente, j’vais guérir, c’est promis…

Elle ne savait pas quoi dire de plus pour la calmer et parler était douloureux. Alors elle garda juste sa main sur celle de sa sœur en respirant faiblement, préférant garder ses forces pour la suite.




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EVENT N°1 : La Bombe Rouge бомба красный

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